« The Voice » : « Nolwenn est ma bonne fée », avance Loris, qui s’est imposé aux « cross battles »

INTERVIEW Le jeune talent Suisse a décroché samedi son ticket pour les « super cross battles » face à sa compatriote Emilie

Propos recueillis par Fabien Randanne
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Loris, lors de sa cross battle dans la saison 11 de The Voice.
Loris, lors de sa cross battle dans la saison 11 de The Voice. — FRANCK CASTEL / BUREAU 233 / ITV / TF1
  • TF1 diffusait samedi 30 avril 2022 le deuxième épisode des cross battles de la saison 11 de The Voice.
  • Loris, de l’équipe de Marc Lavoine, s’est ainsi imposé face à Emilie, coachée par Vianney.
  • « On était les deux derniers Suisses de cette aventure. On voulait aller le plus loin possible, en tant que compatriotes et en tant qu’amis. Et malheureusement on s’est retrouvé à chanter l’un contre l’autre », déplore Loris auprès de 20 Minutes.

Il a chanté L'Enfer et a fini au paradis. Le Suisse Loris, 17 ans, a remporté sa cross battle dans The Voice samedi sur TF1 face à sa compatriote Emilie. Le talent de l'équipe de Marc Lavoine a ainsi décroché son ticket pour les super cross battles de la semaine prochaine. Un motif de satisfaction d'autant plus grand que Loris, sur lequel aucun coach ne s'était retourné lors des auditions à l'aveugle, a dû son salut à la seconde chance que lui a offert Nolwenn Leroy.

Vous avez obtenu quasiment 75% des votes du public. Qu'est-ce que ça vous évoque ?

Honnêtement, pas grand chose. J'ai chanté avec et non contre une amie, Emilie, que j'ai rencontré il y a quelques mois à un concours de chant. Elle aurait tout autant mérité que moi de s'imposer avec 75% des voix. Ce score est pour moi très secondaire par rapport au reste. Cette cross battle était très compliquée au niveau des émotions. 

Qu'est-ce qui vous stressait ?

Le problème n'était pas le stress. Il m'était difficile de chanter contre une amie. C'était compliqué sentimentalement parlant. On était les deux derniers Suisses de cette aventure. On voulait aller le plus loin possible, en tant que compatriotes et en tant qu'amis. Et malheureusement on s'est retrouvé à chanter l'un contre l'autre. 

Vous avez choisi d'interpréter «L'Enfer». Pourquoi ?

Stromae est un artiste que j'admire. Il est un génie dans son écriture, dans son rapport au marketing. Sa chanson, qui évoque la dépression, le burn out, les pensées suicidaires, a parlé à beaucoup de monde en France, dans la francophonie et même au-delà. Ce texte m'a touché et marqué. Au moment du tournage de la cross battle, L'Enfer était toute récente, elle était sortie deux ou trois semaines plus tôt. Stromae l'interprète à sa manière, dans la retenue, moi, je voulais extérioriser les émotions, commencer tout calme et laisser éclater une forme de violence. Marc Lavoine m'a dit que sur ce genre de musique, il fallait que je me mette à nu, que je raconte ma vérité. 

Vous vous êtes qualifié pour les «super cross battles» alors qu'aucun coach ne s'était retourné sur vous lors des auditions à l'aveugle. C'est une vengeance en quelque sorte ?

Je me mets à la place des coachs, les auditions à l'aveugle, ce n'est jamais facile. A aucun moment je n'ai eu de sentiment de vengeance. Je voulais surtout me prouver à moi-même que j'avais ma place dans The Voice et que je pouvais faire mieux que ce que j'avais proposé aux auditions à l'aveugle. 

Nolwenn Leroy est votre bonne fée ?

C'est tata Nolwenn ! (rires) Oui, elle est ma bonne fée, elle m'a offert cette deuxième chance que j'ai saisie. Je ne serai pas là sans elle. Elle est ma bonne étoile. Nous sommes restés en contact. Avec Jean Palau [l'autre candidat dont elle a permis le repêchage aux battles], elle nous booste, elle nous motive, elle nous envoie des messages. Elle est vraiment là pour nous accompagner.