« Top Chef » : « Je ne suis pas mauvaise joueuse, je laisse ma place », déclare Lucie, éliminée de l’épisode 10

INTERVIEW La candidate n'a pas su s'imposer face à Lilian et Thibaut, de retour dans la compétition

Lucie, candidate de la saison 13 de « Top Chef »
Lucie, candidate de la saison 13 de « Top Chef » — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • M6 diffusait ce jeudi soir le dixième épisode de la saison 13 de Top Chef.
  • A la fin de cet épisode qui a vu le retour de Lilian et Thibaut dans la compétition, c'est Lucie qui a été éliminée.
  • « J’ai compris que mon plat n’était pas ouf, que les autres étaient meilleurs que moi et c’est le jeu », rapporte-t-elle à 20 Minutes.

Ce jeudi, il n’y avait pas d’épreuve de la dernière chance dans le dixième épisode de Top Chef et cela a coûté sa place à Lucie. La candidate de la brigade de Glenn Viel n’a pas su convaincre le jury de l’émission de M6, ni Gilles Goujon dans un second temps, avec son assiette d’agrumes. Quelques minutes plus tôt, il y a eu un peu de friture sur la ligne avec Arnaud, son binôme, lors de la préparation de leur plat à base de pomme de terre. « Je suis passée à côté ce jour-là, il n’y avait rien qui allait », raconte-t-elle à 20 Minutes.

Pendant la première épreuve de cet épisode, vous vous fritez avec Arnaud. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Arnaud et moi, on est très proches et quand on a des choses à se dire, on n’hésite pas. On s’est parlé comme d’habitude sauf que là, il y avait les caméras. Mais il n’y a pas de problème outre mesure. Lui et moi sommes assez entiers. J’estime que je peux avoir des discussions vives sans m’emboucaner pour autant. Mais on est plutôt soudés et bienveillants les uns avec les autres donc en général, il n’y a pas plus d’accrochages que ça.

Glenn Viel vole à votre rescousse pour détendre l’atmosphère. Comment c’était de travailler avec lui sur l’ensemble de la saison ?

Je suis cheffe de mon restaurant et là d’un coup, il a fallu se remettre dans une posture où tu as de nouveau un chef et tu reçois de nouveau des ordres. C’était assez bienvenu dans le sens où il m’a hyper bien coachée et qu’il était super bienveillant avec moi. Heureusement qu’il était là dans mon aventure parce qu’il a vraiment essayé de sortir le meilleur de moi. Se retrouver avec un chef au-dessus de soi était particulier parce que je n’avais plus l’habitude. Mais quand c’est avec Glenn Viel, c’est plus un plaisir et une chance qu’autre chose.

Lors de la dégustation de la deuxième épreuve, les chefs disent qu’il manque un peu d’agrumes. Comment l’expliquez-vous ?

Je suis passée à côté ce jour-là, il n’y avait rien qui allait. J’ai pris des risques qui n’étaient pas maîtrisés, j’avançais sur une ligne bancale et au bout d’un moment, c’est la bascule.

Vous dites que ce n’était pas votre jour. Ce n’est qu’une formule ou s’est-il vraiment passé quelque chose cette semaine-là ?

Je pense que Top Chef est comme un marathon sur le mental. Il y a la cuisine bien sûr, mais il y a aussi toute la pression de l’enjeu, cet environnement où on était confinés… Je pense que ce jour-là n’était pas mon jour parce que je n’étais pas assez bien dans ma tête. Je sentais que je n’arrivais pas à aller de l’avant. Je m’emboucane avec mon collègue, on va sur la deuxième épreuve, j’adore les agrumes et je ne sais pas pourquoi, au lieu de faire un truc que je maîtrise, je prends des risques de ouf… Ce jour-là, je n’étais pas en accord avec mon mental.

On ne voit pas vraiment votre réaction au moment où vous êtes éliminée. Que se passe-t-il dans votre tête au moment de l’annonce ?

On se regarde avec Thibaut, il est tout blanc et je lui dis que je serais ravie de lui céder ma place. On a un échange où il me regarde avec ses yeux trop bienveillants. Je me rends compte que c’est maintenant que l’aventure se termine. Tout le monde s’attend à ce que je pleure et pas du tout, je suis sereine. J’ai compris que mon plat n’était pas ouf, que les autres étaient meilleurs que moi et c’est le jeu. Ça n’a pas marché, je ne suis pas mauvaise joueuse, je laisse ma place.

L’un des moments les plus forts de votre saison, ce sont vos retrouvailles avec le chef Alexandre Mazzia, votre ancien mentor. Ce moment était-il aussi fort à vivre que ça a été montré à l’écran ?

Je suis quelqu’un de très intense, je vis les choses à fond donc pour moi, c’était hyper fort. Quand Alexandre Mazzia me prend dans ses bras, c’est sincèrement hyper fort. Je ne m’en étais peut-être pas rendu compte mais je portais ça depuis un moment. Du coup, c’était ouf de le revoir, dans ce contexte-là encore plus. Tout était exacerbé, c’était intense pour nous deux.

Comment avez-vous vécu la diffusion de l’émission ?

On n’est pas préparés à ce que des gens jugent et parlent. Nous, on fait de la cuisine et c’est tout. Après, moi, je ne vais pas lire les commentaires, je ne vais pas chercher à me faire du mal. J’étais largement occupée à faire des trucs cool plutôt que de perdre du temps à lire des trucs pas cool. On s’est préparés à ça en prenant du recul même si ça n’a pas été facile tout le temps. Il y a aussi énormément de gens qui m’écrivent pour me remercier, me féliciter. Surtout, je garde ça.

Quels sont vos projets ?

Il y a un projet d’ouverture pour un restaurant éphémère cet été, toujours à Nantes dans le domaine de la street food. J’organise aussi des événements sur l’exploitation de ma maraîchère, ça permet de faire un lien direct entre la terre et l’assiette. Et puis avec mon conjoint, on déménage le mois prochain dans notre projet de ferme urbaine. Il y a tout ça à mettre en place : l’ouverture, les nouvelles productions, une offre de restauration, le traitement des reliquats de production. Il y a plein de choses dans les tuyaux et Top Chef a beaucoup aidé à ça.