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INTERVIEW« On ne s’attendait pas à être aussi performants dans "Pékin Express" »

« Pékin Express » : « On prend à la rigolade ce qu'ont dit Jérémy et Fanny », assurent les frères belges

INTERVIEWLucas et Nicolas ont remporté la finale de « Pékin Express, sur les terres de l’aigle royal », diffusée jeudi sur M6, et ont empoché 100.000 euros
Stéphane Rotenberg entouré de Lucas et Nicolas, les frères belges de Pékin Express, sur les terres de l'aigle royal.
Stéphane Rotenberg entouré de Lucas et Nicolas, les frères belges de Pékin Express, sur les terres de l'aigle royal. - Roger Van Zaal / GTNCO / CipeM6
Fabien Randanne

Propos recueillis par Fabien Randanne

L'essentiel

  • Lucas, 29 ans, et Nicolas, 37 ans, alias « les frères belges », ont remporté la finale de Pékin Express, sur les terres de l’aigle royal diffusée jeudi 14 avril 2022 sur M6. Ils ont empoché une cagnotte de 100.000 euros.
  • « Avant l’aventure, Lucas était quelqu’un d’introverti. Il gardait ses sentiments pour lui. Dans le jeu, il s’est ouvert, il s’est confié, il a été dans le lâcher prise. Je pense que ça lui a fait du bien. Cela lui servira personnellement et professionnellement », confie Nicolas à 20 Minutes.
  • Au sujet de leur rivalité avec Jérémy et Fanny, le « couple rêveur » face à qui ils se sont imposés, Lucas déclare : « Ils sont parfois arrivés juste derrière nous, ou à quelques minutes près, je peux comprendre leurs réactions. Nous ne savons pas comment nous aurions réagi à leur place. C’est un jeu. On a un très chouette contact avec eux, on rigole ensemble des mots qui peuvent être utilisés. »

Ils n’étaient pas là pour blaguer. Lucas et Nicolas, les deux frères belges de 29 et 37 ans venus de Malmedy, ont remporté la finale de Pékin Express, sur les terres de l’aigle royal diffusée jeudi sur M6. Lors de l’ultime étape qui s’est déroulée à Dubaï, ils n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires, Jérémy et Fanny, le couple «rêveur», dont ils ont récupéré l’intégralité de la cagnotte. Les frangins se sont donc présentés sur la ligne de départ du sprint final avec le plus gros montant possible, 100.000 euros, qu’ils ont donc bel et bien empoché. Interview d’un binôme qui a la victoire humble.

Vous avez survolé cette saison. Vous pensiez que vous surclasseriez vos adversaires à ce point ?

Nicolas : On ne s’attendait pas à être aussi performants, honnêtement. Lucas et moi, on se connaît très bien, on sait de quoi nous sommes capables et on sait que notre grande force, c’est le mental, de ne jamais rien lâcher, de ne pas abandonner. Parfois il y a eu un peu de chance, parfois un peu de stratégie, mais de là à faire ce parcours, non, on ne l’imaginait pas une seule seconde.

Vous avez glané un grand nombre de victoires, ce qui a agacé Jérémy et Fanny. Vous aviez conscience des crispations ? Ou c’est avec la diffusion à la télévision que vous découvrez ce que ce couple dit sur vous ?

Lucas : On savait qu’il y avait un peu de rivalité. Nous prenons tout ça à la rigolade. Il y a effectivement des choses qui sont dites et qui sont surprenantes, mais il ne faut pas oublier que l’on est dans une course, qu’il y a du stress. Cela nous est arrivé aussi de dire des choses sans réfléchir. C’est une compétition. Ils sont parfois arrivés juste derrière nous, ou à quelques minutes près, je peux comprendre leurs réactions. Nous ne savons pas comment nous aurions réagi à leur place. C’est un jeu. On a un très chouette contact avec eux, on rigole ensemble des mots qui peuvent être utilisés. Il faut que les gens le comprennent : oui, il y a des choses qui sont dites, oui, il y a de la nervosité, mais c’est l’aventure, c’est la tension, il y a plein de choses qui entrent en ligne de compte.
N. : Il faut énormément relativiser tout ça.

Au départ du sprint final, vous aviez 100.000 euros. Cela vous a donné la niaque ou cela vous a mis la pression ?

N. : ça met une pression supplémentaire. J’ai un souvenir où, avant le coup d’envoi, Stéphane Rotenberg nous parle et je l’écoute à moitié parce que je suis déjà dans la course et il n’y a qu’une chose à faire : la remporter. En saison 7, Ludovic et Samuel avaient perdu, je n’avais pas envie qu’on soit le deuxième binôme de frères belges à vivre la même chose saison 7].

Et dans la dernière ligne droite, vous avez pris conscience que vous étiez les premiers à arriver…

L. : J’ai crié et tous les souvenirs sont remontés : le moment où on a enlevé les bandeaux de nos yeux au tout début, les auto-stops, la séance de massage… Tout, tout, tout est revenu. Nous avons ressenti une énorme gratitude pour nos familles qui nous ont soutenus depuis le début, qui ont accepté qu’on parte aussi longtemps. On a ressenti un mélange de plein de choses. On était heureux, excités, mais aussi tristes que l’aventure se termine.

Vous avez conscience d’être un binôme plébiscité par le public ? La Belgique suit votre aventure ?

N. : On reçoit énormément de messages sur les réseaux sociaux ou de la part des gens de la région. On ne peut pas aller faire nos courses sans qu’on nous en parle. Cela reste éphémère. Je me réjouis de retrouver mon cocon familial, de pouvoir boire mon café en terrasse sans qu’on m’interpelle ou qu’on me demande une photo. Je comprends tout à fait les gens qui sont heureux pour nous, je les remercie, mais on n’a pas fait ça pour la notoriété. On a participé pour le jeu, car c’est une aventure extraordinaire.

Qu’avez-vous découvert sur vous-mêmes et sur votre frère au cours de cette aventure ?

L. : J’ai découvert que Nico avait une force de caractère à toute épreuve. Quand il a une idée dans la tête, il ne l’a pas ailleurs. C’est même parfois difficile de le suivre. On a compris tous les deux qu’on pouvait être un soutien impressionnant l’un sur l’autre. Pékin Express m’a ouvert les yeux sur toutes les choses à découvrir dans le monde, cela m’a donné envie d’aller voir autre choses.
N. : Avant l’aventure, Lucas était quelqu’un d’introverti. Il gardait ses sentiments pour lui. Dans le jeu, il s’est ouvert, il s’est confié, il a été dans le lâcher prise. Je pense que ça lui a fait du bien. Cela lui servira personnellement et professionnellement. Et moi qui suis un gars très calme… (Lucas rit) Moi qui suit un grand nerveux, un grand colérique, qui m’énerve pour un rien quand quelque chose ne va pas, cela m’a appris à relativiser, à trouver la solution avant de m’énerver.

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