« The Voice » : « Ce qui compte, c’est que je sois fière de mon parcours », confie Velours, éliminée aux battles

INTERVIEW Eliminée dans une battle à trois diffusée samedi sur TF1, la jeune artiste du Mans, raconte à « 20 Minutes » comment elle a vécu l’expérience

Velours, lors de sa battle dans la saison 11 de The Voice.
Velours, lors de sa battle dans la saison 11 de The Voice. — TF1/ITV/Bureau233
  • Le deuxième épisode des battles de la saison 11 de The Voice a été diffusé samedi 9 avril 2022 sur TF1.
  • Dans l’équipe de Marc Lavoine, Velours a été éliminée – ainsi que Jessie – dans une battle à trois qui a vu Ofé se qualifier pour la suite.
  • « Je suis en train de travailler sur un premier single qui sortira d’ici à la fin du printemps et sur un EP prévu pour la fin de l’année », annonce Velours à 20 Minutes.

Aux auditions à l’aveugle de The Voice, elle avait repris au piano de Tu m'oublieras. Si elle a marqué la mémoire du public, Velours s’est cependant inclinée aux battles de la saison 11 du télécrochet samedi sur TF1. La jeune artiste, originaire du Mans (Sarthe), était opposée, sur une reprise du Paradis blanc, à Jessie et Ofé. C’est cette dernière que Marc Lavoine a choisie pour continuer l’aventure. Velours, qui n’a été repêchée par aucun des trois autres coachs, livre ses impressions à 20 Minutes.

Quand vous avez appris que vous participeriez à une battle à trois, cela vous a mis une pression supplémentaire ?

Bien sûr ! C’est déjà toujours compliqué de chanter avec des gens que l’on ne connaît pas forcément. A deux, on ne partage pas obligatoirement la même musicalité, donc à trois, ça ajoute encore plus de pression. Mais ça s’est plutôt bien déroulé. Avec les filles, ça a été assez fluide, même musicalement, l’échange a été limpide. Franchement, c’est une bonne surprise.

Concourir à trois, c’est aussi, en termes de probabilités, se dire que vous n’avez pas une chance sur deux de continuer, comme dans une battle traditionnelle, mais une chance sur trois. Vous aviez cela en tête ?

Je n’étais pas venue dans un état d’esprit où j’attendais quelque chose. La seule chose que j’attendais de cette battle était d’être contente de ma prestation. Après, si ça continuait, c’était super. Et si ça s’arrêtait, tant que j’étais contente du travail que j’avais fourni et de ce que j’avais donné, c’était cela le plus important, davantage que le résultat. Au final, ça a été le cas, je suis satisfaite de cette battle. Je suis fière de mon parcours et c’est ce qui compte le plus pour moi.

Marc Lavoine a dit que votre culture musicale a tendance à vous retenir. Vous avez compris ce qu’il voulait dire par là ?

Je pense qu’il voulait dire que, comme j’écoute plein de choses différentes, j’ai un grand nombre de cultures musicales différentes. C’était peut-être une manière de dire que j’ai tendance à mettre de ces codes-là un peu partout et qu’il y a une question de dosage à affiner. Et ça, c’est quelque chose que je ressens complètement, que ce soit dans ma façon de composer ou de chanter. Je sens que je traîne plein de styles différents : du jazz, de la variét, de la soul… Sa remarque était très pertinente.

Lors de votre audition à l’aveugle, Florent Pagny a deviné d’emblée que vous étiez musicienne, Vianney vous a qualifiée de « diamant brut »…

C’était incroyable de recevoir ces retours-là émanant de personne que j’admire beaucoup. C’est encourageant, c’est de bon augure pour la suite de mon projet et ma future carrière.

Quel est justement votre projet ?

Je suis en train de travailler sur un premier single qui sortira d’ici à la fin du printemps et sur un EP prévu pour la fin de l’année. Je peaufine les arrangements. Ce projet-là, Velours, c’est The Voice, mais c’est aussi ce que je suis artistiquement, et pas uniquement des reprises – même si j’adore ça. J’ai un répertoire de chansons, je fais de la pop variété française.

Quel bilan faites-vous de votre parcours dans « The Voice » ?

C’était dingue de pouvoir m’exercer dans de telles conditions, avec des personnes qui prennent autant soin de nous, un cadre technique optimal en matière de lumières, de scène, de son… J’ai beaucoup appris. Et puis j’ai fait de nouvelles rencontres, lié des amitiés. C’était une très belle aventure.