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COMPETITIONCe vendredi, France 3 compte déringardiser les danses folkloriques

« Quelle sera la meilleure danse folklorique ? » : France 3 remet la bourrée au goût du jour

COMPETITIONCe vendredi, dès 21h05, dix troupes de métropole et d’outre-mer se produiront sur la scène du Royal Palace en Alsace et mettront en avant leurs danses et costumes traditionnels
L'une des dix troupes en lice dans Quelle sera la meilleure danse folklorique de France ?
L'une des dix troupes en lice dans Quelle sera la meilleure danse folklorique de France ? - Benoît Linder - FTV / Phototele
Fabien Randanne

Fabien Randanne

L'essentiel

  • Le Grand concours des régions : Quelle sera la meilleure danse folklorique de France ? est diffusée ce vendredi 18 mars 2022, dès 21h05 sur France 3.
  • Les dix troupes en compétition seront départagées par un jury composé de Mareva Galanter, Vincent Niclo, Caroline Margeridon et Laurent Luyat.
  • « Vous allez comprendre à quel point la danse folklorique peut être moderne et difficile. Certaines demandent une condition physique très importante, cela fait travailler le cardio », promet l’animateur Cyril Féraud.

Quelle sera la meilleure danse folklorique ? demande France 3 et le préjugé arrive avec ses gros sabots de bois. Ringarde, cette déclinaison du Grand concours des régions diffusée ce vendredi dès 21h05 ? Pas du tout, répond l’animateur Cyril Féraud, qui promet que tous les a priori du public voleront rapidement en éclat. « Vous allez comprendre à quel point la danse folklorique peut être moderne et difficile. Certaines demandent une condition physique très importante, cela fait travailler le cardio », prévient-il.

Si vous pensez que les pas de bourrée sont réservés aux boomers, vous êtes dans le faux : les quelque 230 amateurs engagés dans le concours ont de 6 à 82 ans, et la moyenne d’âge tourne autour de la trentaine. Ce n’est pas dans une salle polyvalente ou sur la modeste estrade d’une fête locale que les dix troupes en lice se produisent mais au Royal Palace, à Kirrwiller, en Alsace. Un cabaret que Cyril Féraud présente comme « un écrin » : « Il y a plus de 2 millions d’euros d’écrans sur la scène ».

« Historiquement, ces danses ne sont pas conçues pour la scène »

Le dispositif comprend pas moins de treize caméras. « Il faut une zénithale pour bien comprendre le mouvement des rondes, un steady cam pour s’insérer dans ces rondes et récupérer les émotions… », justifie Brice Juigné, à la production artistique. « Les danses folkloriques, c’est avant tout des danses de rue, ajoute-t-il. Historiquement, elles servaient à créer du lien et du contact, elles ne sont pas conçues pour la scène. Tout le travail de Stéphane Jarny [le chorégraphe] était de puiser dans l’essence de ces danses et de les rendre télévisuelles, c’est-à-dire de faire en sorte que les danseurs se tournent vers le public, de miser sur des rotations rapides… »

Le journaliste Laurent Luyat, l’un des quatre membres du jury chargé de départager les troupes, s’avoue conquis. « Je pense que cela va être l’une des plus grandes soirées de divertissement de l’année. C’est le Miss France de France 3 », affirme-t-il carrément.

« La larme à l’œil »

En parlant de Miss France, Mareva Galanter, sacrée fin 1998, est aussi de la partie dans le jury. « Je ne suis pas là pour juger de la technique, ce n’est pas mon métier », avance-t-elle. Pour faire son classement, elle s’est appuyée sur « la transmission, le ressenti et l’émotion. » « A Paris, on évolue dans un monde de superficialité, de réseaux sociaux, de choses surfaites, un peu fake. Là, on retourne à l’essentiel, aux valeurs, à des choses vraies et culturelles. Ils respirent leurs traditions, les histoires familiales qui perdurent d’une génération à l’autre, ça n’a pas de prix », complète-t-elle.

L’aspect valeurs et transmission générationnelle prévaut également chez les autres jurés, Caroline Margeridon et Vincent Niclo. Le chanteur confie avoir régulièrement « eu la larme à l’œil », ému par ce « programme humain ». Pourtant, il le dit lui-même, il n’était pas convaincu par le concept au départ. Il a pris le temps de la réflexion avant de valider son billet pour l’Alsace où l’émission a été enregistrée en fin d’année dernière. Il ne regrette pas d’avoir fait le déplacement. « J’espère que les gens vont faire la démarche de regarder », plaide-t-il. Et si on laissait repartir les préjugés avec leurs gros sabots ?

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