« The Voice » : « Grâce à mon expérience de l’Eurovision, j’ai peut-être eu moins d’appréhension », confie Axel Hirsoux

INTERVIEW A 39 ans, le chanteur belge qui a représenté son pays à l’Eurovision 2014, tente sa chance aux auditions à l’aveugle du télécrochet de TF1. « 20 Minutes » s'est entretenu avec lui

Propos recueillis par Fabien Randanne
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Axel Hirsoux lors de son audition à l'aveugle dans la saison 11 de The Voice.
Axel Hirsoux lors de son audition à l'aveugle dans la saison 11 de The Voice. — TF1/ITV/Bureau233
  • Le quatrième épisode des auditions à l’aveugle de la saison 11 de The Voice sera diffusé samedi 5 mars 2022, dès 21h10, sur TF1.
  • Parmi les talents en compétition, le Belge Axel Hirsoux, qui a représenté son pays à l’Eurovision 2014.
  • « J’aurai 40 ans cette année. Je me dis qu’à cet âge, c’est bien de repartir avec un projet musical. The Voice, c’est un tremplin énorme sur la France », explique Axel Hirsoux à 20 Minutes.

Axel Hirsoux est un cas à part dans l’histoire de l’Eurovision. Wallon, il fut choisi pour représenter la Belgique en 2014, année où la chaine flamande VRT était chargée de porter la candidature du pays au concours. Pas de querelle de langue, il chantait en anglais. Mais avec sa chanson, Mother, il n’avait pas réussi à se qualifier pour la finale. Depuis, le contre-ténor de 39 ans, a poursuivi son chemin dans la musique, avant que la pandémie de Covid ne bouche toutes ses perspectives. Le trentenaire a choisi de se relancer dans The Voice.

Son audition à l’aveugle sera diffusée samedi soir sur TF1, au cours du quatrième épisode de la onzième saison du télécrochet. En attendant de découvrir le résultat, voici ses confidences pour 20 Minutes.

Avoir fait l’Eurovision, c’est un atout pour gérer la pression de « The Voice » ?

L’Eurovision, c’est une expérience unique dans une vie d’artiste. C’est encore aujourd’hui la plus belle scène que j’ai pu faire dans ma courte carrière de chanteur. On n’est jamais vraiment préparé à la pression que ça peut représenter. C’est le plus gros concours de chansons existant. Cela m’a permis d’aller faire des concerts dans plusieurs pays d’Europe, via les clubs de fans qui sont très actifs et respectueux de chaque artiste quel que soit son classement au concours. C’est une expérience scénique immense qui m’a permis de mettre un pied dans le monde de la musique. J’ai peut-être fait The Voice avec un peu moins d’appréhension, même s’il y en avait (rires). Cela faisait deux ans que je n’avais pas chanté, donc il y avait un stress présent lors de mon audition à l’aveugle.

Deux ans sans chanter, pourquoi ?

En 2019, j’étais à l’affiche d’une comédie musicale, Siddhartha (L’opéra rock), à Paris. Elle s’est arrêtée en janvier 2020. Les confinements sont arrivés et, comme beaucoup d’artistes, je me suis retrouvé sans rien, sans projet. Je me suis posé la question de savoir si je rechanterai un jour ou non. Et puis, comme par magie, est arrivée cette proposition de faire The Voice. Je me suis demandé si je devais y aller étant donné que j’avais participé à la version belge [en 2013, il avait quitté l’aventure lors des battles]. J’ai très vite dit oui : je voulais chanter, me redonner une chance pour un nouveau départ et me montrer dans un autre pays que le mien.

Quel enjeu, quelle ambition, placez-vous dans votre participation au télécrochet ?

C’est un moyen de m’offrir un nouveau départ. J’aurai 40 ans cette année. Je me dis qu’à cet âge, c’est bien de repartir avec un projet musical. C’est un tremplin énorme sur la France. Quand on a cette opportunité-là, on la saisit. Peu importe ce qu’il se passe, c’est assez magique à vivre. Je le vois comme un nouveau challenge, dans la continuité de ma carrière en Belgique.

Vous allez chanter « Tout l’univers » avec laquelle Gjon’s Tears a fini troisième de l’Eurovision 2021. Pourquoi ce choix ?

La chanson de Gjon's Tears me permettait de montrer l’étendue de ma voix. Il est passé par The Voice, on a tous les deux fait l'Eurovision. Je me disais que c’était un bon clin d’œil pour démarrer quelque chose de nouveau, avec un morceau qui n’est pas du tout dans le style de ce que j’ai chanté à l’Eurovision. Et puis, c’est un titre en français et j’ai envie de défendre notre belle langue.

Sans révéler l’issue de votre audition à l’aveugle, votre participation a confirmé votre envie de renouer avec la musique ?

Remonter sur scène, rien que ça, c’était magique à vivre. Même s’il n’y avait pas de public lors des auditions à l’aveugle, le fait de chanter entouré de musiciens est déjà quelque chose de grand. Cela m’a confirmé que je voulais m’épanouir dans la chanson, proposer mon répertoire, et refaire, peut-être, des comédies musicales. Toutes les portes sont ouvertes pour redémarrer mon histoire.