« Top Chef » : « Cette année, j’avais une autre gestion du temps », raconte Renaud, éliminé de l’épisode 2

INTERVIEW Celui qui a participé à la première saison de « Top Chef » s'est incliné en deuxième semaine

Propos recueillis par Clément Rodriguez
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Renaud, candidat de la saison 13 de « Top Chef »
Renaud, candidat de la saison 13 de « Top Chef » — Marie Etchegoyen/M6
  • M6 proposait ce mercredi le deuxième épisode de la saison 13 de Top Chef.
  • Après une épreuve de la dernière chance disputée par Arnaud, Elis et Renaud, c’est finalement ce dernier qui a rangé ses couteaux.
  • « Glenn Viel m’a conseillé dans ma vie de cuisinier, dans ma manière de créer, de voir les choses. Ça a été une expérience globale et je pense qu’on a tissé de très bons liens », explique-t-il à 20 Minutes​.

Comme lors de sa première participation, son parcours s’est achevé (trop) tôt. Renaud, le candidat qui avait été éliminé lors de la première semaine de la première saison de Top Chef en 2010, a de nouveau quitté les cuisines du concours. Le chef exécutif de 31 ans était pourtant volontaire : il a proposé son nom à Glenn Viel lorsque son chef de brigade cherchait un candidat à envoyer sur la deuxième épreuve. Peut-être n’aurait-il pas dû puisqu’il s’est incliné en dernière chance face à Arnaud et Elis. Il refait le fil de la compétition pour 20 Minutes.

Vous avez été éliminé au premier épisode en 2010 et au deuxième épisode en 2022. En tirant ce bilan, que vous dites-vous ?

Dans tous les cas, j’en tire toujours quelque chose de positif, c’est l’image que je veux véhiculer, que ce soit dans Top Chef saison 1 ou Top Chef saison 13. C’est une image simple et naturelle, j’ai été moi-même lors de ces participations. Dans la vie, je ne lâche rien et je le dis souvent. Finalement, c’était un peu ça la ligne directrice.

Après que votre brigade a fini troisième lors de la première épreuve, vous proposez votre nom à Glenn Viel pour participer à la suivante. Vous le regrettez ?

C’est vrai qu’on pourrait voir ça comme ça. En fait, je fais les choses assez naturellement, même dans ma vie professionnelle et dans les concours. Je n’étais pas satisfait de mon travail sur l’épreuve du maïs, il y avait beaucoup d’incohérences dans nos réflexions, ce n’était pas facile. Je voyais le chef hésiter et je me suis dit « pourquoi pas ? ». J’aime la compétition, donc j’y vais. Je ne me suis pas posé un milliard de questions. J’avais juste envie de croquer la deuxième épreuve et d’y aller à fond. Je n’ai pas voulu me mettre en avant, c’était vraiment une envie de compétition et de prouver au chef que j’avais un niveau en solo.

Quand Glenn Viel vous dit que votre départ lui fend le cœur, est-ce dur à entendre ?

Je suis content parce que je retiens la sincérité de tous les commentaires des chefs au moment de mon départ. J’avais encore tellement de choses à faire, plein de techniques et d’associations à montrer mais on sent qu’il y a de la sincérité. Ça m’a touché. J’ai l’impression qu’à ce moment précis, le concours a pris une autre dimension, un peu comme si on était tous au resto, que j’avais les quatre chefs devant moi à table et qu’on se disait les choses clairement.

Avez-vous réussi à établir un lien de confiance en si peu de temps avec Glenn Viel ?

Notre collaboration s’est très bien passée dès le moment où j’ai intégré son équipe. Le chef Glenn Viel est hypercomplet, il donne de super conseils… Mais ça a été une globalité : il m’a conseillé dans ma vie de cuisinier, dans ma manière de créer, de voir les choses. Ça a été une expérience globale et je pense qu’on a tissé de très bons liens. A la fin, il m’a invité à faire un stage chez lui dans le Sud donc on reste en contact.

Comment qualifieriez-vous votre participation à cette saison ?

Je ne trouve pas trop les mots… Je dirais que c’est de l’énergie, du feeling, de la positivité. Je me suis vraiment éclaté, j’ai pris mon pied. Ça a été un condensé d’émotions, et d’expériences. On se retrouve dans un concours avec des candidats aux univers très différents, on a tissé des liens d’amitié. On est presque complètement coupés du monde et on ne se retrouve qu’avec des pros. C’était aussi pour moi un moyen de me challenger.

Vous avez participé à la toute première saison. Quel est le changement principal selon vous ?

C’est devenu une très grosse production. Elle essaye de nous mettre le plus à l’aise possible, même pendant les épreuves. Elle a toujours fait en sorte que tout se passe bien en extérieur ou en studio. On voit l’amélioration au niveau du rodage. Tout est rôdé, tout est ficelé. C’est un gros bateau et, surtout, ce que je constate, c’est que c’est fait avec le cœur. En 2010, quand j’avais 19 ans et que je devais cuisiner devant une caméra, je n’ai pas trop prêté attention à la production. Mais j’ai un très bon souvenir du plateau ! Et surtout, cette année, j’avais une autre gestion du temps. Toutes les deux secondes, je regardais le chrono et je demandais aux journalistes si on pouvait m’indiquer le temps restant.

Quel souvenir le plus marquant garderez-vous de l’aventure ?

On m’a posé des questions concernant la saison 13. On m’a demandé si j’avais des facilités à entrer dans le concours. Pas du tout ! A l’aube de mes 30 ans, je voulais me challenger à nouveau et ça a marché. Comme tout le monde, je me suis qualifié, j’ai eu la boule aux ventres, j’ai passé les présélections devant un meilleur ouvrier de France et un critique gastronomique. C’était déjà très intense avant de concourir dans la brigade orange ! Je n’ai eu aucune facilité à intégrer le concours parce que j’ai participé à la première saison.

Quels sont vos projets ?

Je n’ai pas encore pu faire le stage chez Glenn Viel parce que je suis vachement pris en ce moment. J’ai repris mes fonctions chez Petrossian et je prépare aussi une résidence du 9 au 12 mars en collaboration avec la maison Petrossian où je mettrai en avant ma cuisine dédiée à l’Inde. Le but est de démocratiser cette cuisine qui peut être clivante. Je voudrais apporter une légèreté à tout ça en utilisant les codes de la cuisine indienne et la technicité de la cuisine française.