« Pékin Express » : « Jean-Claude et Axel étaient très gênés de nous avoir attrapés Alex et moi », affirme Sylvie

JEU D'AVENTURE Binôme caché de l’épisode de « Pékin Express » diffusé jeudi sur M6, Alex et Sylvie ont été éliminés par Jean-Claude et Axel. Les quatre protagonistes racontent cette séquence à « 20 Minutes »

Fabien Randanne
Alex et Sylvie, l'un des binômes de la saison 15 de Pékin Express.
Alex et Sylvie, l'un des binômes de la saison 15 de Pékin Express. — Patrick ROBERT/M6
  • Le deuxième épisode de la saison 15 de Pékin Express a été diffusé jeudi sur M6.
  • Eliminé à l’issue du premier épisode, le binôme composé d’Alex et Sylvie a eu droit à une seconde chance en tant que binôme caché. Sa mission : finir parmi les trois premiers de l’étape et ne pas se faire repérer par les autres équipes.
  • Jean-Claude et Axel ont, dans les derniers kilomètres de la course, surpris Alex et Sylvie et les ont « attrapés », scellant leur sort : le binôme caché a été éliminé.

En quinze saisons de Pékin Express, cela n’était jamais arrivé. Dans le deuxième épisode de  l'édition « sur les terres de l'aigle royal », diffusé jeudi sur  M6​, pour la première fois, un « binôme caché » a été attrapé par une autre équipe et donc, comme le prévoit le règlement, définitivement exclu du jeu. Alex et Sylvie, éliminés à l’issue de la première étape, avaient eu droit à une seconde chance : leur mission était de finir parmi les trois premiers de la course du jour sans se faire surprendre par les autres candidats. Or, Jean-Claude et Axel, le duo grand-père et petit-fils leur ont mis la main dessus dans les derniers kilomètres. Les quatre protagonistes reviennent, pour 20 Minutes, sur ce moment marquant de l’émission.

Pour prouver qu’il était prévu que l’équipe éliminée à la première étape de Pékin Express puisse réintégrer la course en tant que binôme caché, la production avait demandé à la présentatrice du journal télévisé d’une chaîne nationale du Kirghizistan d’annoncer cette information à l’antenne en amont.

Sylvie : On ne s’attendait pas du tout à réintégrer le jeu et encore moins qu’on nous annonce ça par l’intermédiaire du journal télévisé. Pour l’anecdote, la veille, un des conducteurs qui nous avait pris en stop nous avait montré, sur son téléphone, un article évoquant cette intervention de la journaliste à la télévision. Mais, sur le moment, on n’a pas du tout compris de quoi il s’agissait. On aurait jamais imaginé un truc pareil.

Alex : On a fait le rapprochement après, quand la production de Pékin Express nous a montré la séquence du JT pour nous annoncer qu’on serait le binôme caché. Le conducteur avait failli nous spoiler !

Sylvie : On a compris que l’on pourrait réintégrer le jeu si on passait inaperçu des autres binômes et si on finissait parmi les trois premiers de l’étape. C’était un gros challenge.

Alex : On a eu d’emblée le stress. En plus, il faisait très chaud. Après, on a un peu tourné cela en dérision…

Sylvie : Comme c’était stressant, on a pris le contrepied de s’en amuser. Axel a été un gai luron. Il a fait le pitre. C’était quand même fun de se cacher, on voyait les autres binômes au loin en train de nous chercher. Mais l’objectif était de ne surtout pas se faire attraper.

Alex : On s’est dit qu’on allait gagner ! On aurait pu être dans les trois premiers. On avait bien remonté.

Sylvie : Cela a été très serré. Les autres équipes frissonnaient, redoutaient qu’on puisse y arriver. Et puis ça s’est joué à un centième d’inattention. On était cachés par une espèce de gros 4x4. J’avais mis un foulard sur la tête, une mèche de cheveux dépassait et Jean-Claude l’a vue. C’est cette mèche qui m’a trahie.

Jean-Claude : Je les avais vus [Alex et Sylvie] la veille, mais je n’avais pas voulu… Je me disais qu’il fallait avancer, qu’on n’allait pas leur courir après. Le lendemain, quand je les ai aperçus, je l’ai dit à Axel et on a sauté de la voiture pour les attraper.

Sylvie : Quand j’ai vu Axel et Jean-Claude débarquer, j’ai été surprise. On a réagi en un quart de secondes en prenant les sacs et en courant.

Alex : J’avais mal à mon genou. J’avais du mal à courir.

Jean-Claude : Axel, c’était un cabri, personne n’aurait pu l’arrêter. C’était impossible que je le rattrape. Quand on a fini par toucher les sacs à dos d’Alex et Sylvie, de suite, je me suis dit que si on avait été à leur place, tout se serait effondré. Axel qui attendait cette aventure depuis des années, bam, tout qui s’écroule…

Sylvie : Cela a été pour nous une grosse déception.

Alex : J’étais dans l’émotion. Jean-Claude et Axel pareil.

Axel : Comme notre qualification était en jeu, sur le coup, j’ai explosé de joie. Mais quand on a vu qu’ils fondaient en larmes, on a culpabilisé un peu. On venait d’effacer le rêve de deux personnes.

Jean-Claude : Je m’en voulais. C’est là que j’ai compris que j’étais dans une compétition, que je n’étais pas là pour regarder les paysages – magnifiques au demeurant – et qu’il fallait foncer. Je ne suis pas très fier de ce passage-là.

Sylvie : Ils étaient très gênés en fin de compte de nous avoir attrapés. Axel était dans sa fougue de jeune homme, je m’imagine au même âge dans l’émission, il a été hyperspontané, il est sorti comme un diable de la voiture et a foncé sans réfléchir.

Axel : On aurait préféré que ce soit une autre équipe qui le fasse à notre place parce que cela nous aurait enlevé la culpabilité d’avoir éliminé un binôme. Mais on savait que c’était la qualification pour la prochaine étape qui était en jeu.

Alex : C’est un jeu. Nous n’éprouvons pas de rancune envers Axel et Jean-Claude.

Sylvie : Nous étions dégoûtés de quitter Pékin Express mais nous ne sommes pas de nature rancunière.

Alex : On a déjà eu la chance d’être sélectionnés. On a fait notre challenge, même s’il a été court, avec grand plaisir. Et puis, pourquoi pas être le binôme « itinéraire bis » [celui de la deuxième partie de soirée] d’une prochaine saison ?

20 secondes de contexte

Jean-Claude et Axel ont été interviewés par téléphone le 7 février. Alex et Sylvie ont été joints par téléphone par 20 Minutes, le 15 février.