« Koh-Lanta » : Alexia Laroche-Joubert conteste toute responsabilité dans les affaires de tricheries

JEU TELE La productrice de l’émission a expliqué au micro de Sud Radio avoir découvert les tricheries « bien après le tournage »

C.W.
La productrice Alexia Laroche-Joubert.
La productrice Alexia Laroche-Joubert. — LAURENT VU/HAEDRICH JEAN-MARC/SIPA

Au lendemain de la finale sans vainqueur, les affaires de tricheries ne cessent de secouer Koh-Lanta. Alexia Laroche-Joubert, productrice de l’émission, a accepté d’y réagir au micro de Sud Radio ce jeudi matin, à commencer par la décision de ne pas désigner de grand gagnant pour cette édition. « J’ai eu beau confronté ces personnes-là [qui auraient triché], elles ont toutes nié. Nous ne sommes pas un bureau d’inquisition, nous sommes une émission de télévision. On a bien fait notre travail, on a enquêté, on a rassemblé un faisceau d’indices, on est allé en Polynésie et il s’avère qu’on a une preuve irréfutable », explique-t-elle. S’agit-il de la photo qui aurait immortalisé les tricheurs lors d'un dîner clandestin ?

Alexia Laroche-Joubert refuse de donner ce détail. Elle conteste également les rumeurs selon lesquelles la production aurait donné de l’argent pour se procurer cette preuve et pour acheter le silence des Polynésiens qui ont fourni de la nourriture aux candidats. « Nous n’avons absolument rien payé », affirme-t-elle. « Nous avons un faisceau d’indices, nous avons récupéré une preuve irréfutable, qui est chez l’huissier, donc nous, on n’a aucun problème. On n’est responsable de rien dans cette histoire, on l’a découvert bien après le tournage », précise-t-elle.

« Il y a une bande de gens malhonnêtes qui n’ont pas respecté le code d’honneur »

Comme le dévoile la productrice, cette nouvelle affaire de tricherie a été découverte lors de la diffusion des aveux de Teheiura concernant la toute première affaire de triche (il faut suivre, oui) : « Le principe c’est qu’on appelle tous les candidats pour leur expliquer ce qu’il va y avoir dans le programme qui va être diffusé le soir même de façon à ce qu’ils ne soient pas surpris. À ce moment-là, on a commencé à avoir des gens qui faisaient : "Il s’est peut-être passé d’autre chose, on a entendu parler…" Un truc très bizarre. Sur ce, on a commencé à faire notre enquête. On a confronté des témoignages, on a convoqué des aventuriers pour comprendre ce qu’il s’était passé. Et il s’avère que la semaine dernière, nous avons reçu une preuve irréfutable. »

Mais pourquoi avoir maintenu la finale malgré cette preuve formelle de triche ? Pour respecter les téléspectateurs, les « autres candidats qui n’avaient rien fait » et toutes les équipes de Koh-Lanta, dont « certains qui partent jusqu’à 150 jours en dehors de leur famille ». « On va être très clair, il y a une bande de gens malhonnêtes qui n’ont pas respecté le code d’honneur et qui pourtant le connaissent parfaitement », déplore-t-elle.

« Je pense que nous avons été dignes du début à la fin »

Concernant les critiques sur le fait d’avoir abordé les affaires de tricherie seulement à la fin de la finale et de manière évasive, Alexia Laroche-Joubert ne regrette pas cette décision. « Je pense que les gens s’attendaient sûrement à ce qu’on fasse le tribunal public et médiatique, mais nous on ne rentrera pas là-dedans. Je ne dirai pas exactement ce qui s’est passé, je ne nommerai pas des gens, je m’engage à ça. De toute façon les gens que j’ai confrontés refusent, donc je ne suis pas là pour faire de la délation », assume-t-elle, précisant avoir conscience des risques de lynchage sur les réseaux sociaux.

Enfin, les animateurs de Sud Radio lui ont également fait écouter des propos de Claude, enregistrés à son insu lors d'une vidéo de Laurent en plein placement de produits. On y entend : « C’est la faute de tout le monde. C’est ça que les gens n’ont pas compris. C’est la faute de tous : les candidats, la prod… De tout le monde ! Chacun à son échelle a foutu la merde ». « Invitez-le et demandez-lui en quoi nous avons foutu la merde, réagit la productrice. Je pense que nous avons été dignes du début à la fin sur quelque chose dont nous sommes victimes. »