Marseille : « J’ai trouvé ça génial d’avoir une vie parallèle », confie Adriana Karembeu, à l’écran dans « Plus belle la vie »

INTERVIEW Mannequin, présentatrice télé et actuellement actrice dans Plus belle la vie où elle interprète son propre rôle, Adriana Karembeu se livre sur cette dernière expérience

Propos recueillis par Alexandre Vella
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Adriana Karembeu joue dans « Plus belle la vie ». — 20 Minutes
  • Adriana Karembeu a tourné des épisodes de Plus belle la vie, dans les studios de la Belle de Mai, à Marseille. Ils sont projetés du 27 octobre au 23 novembre à la télévision.
  • « C’est un bonus, c’est un cadeau et je me régale », a exprimé l’ancienne mannequin qui interprète son propre personnage.
  • Naturellement, son histoire avec Simon, personnage phare de la série aux 17 saisons, « n’est pas [s] a vrai vie », précise-t-elle.

Depuis la suite George-Sand d’un élégant hôtel donnant sur le Vieux-Port de Marseille, Adriana Karembeu, à l’écran dans la sériePlus belle vie jusqu’au 23 novembre, revient pour 20 Minutes sur cette expérience.

Vous interprétez votre propre rôle, comment résumeriez-vous votre personnage ?

Ah, c’est dur. Je joue surtout sur le fait que mal de chose sont sincères, comme si c’était ma propre vie. Donc je n’ai pas besoin de jouer de rôle de composition puisque c’est moi. Mais il faut que le public me reconnaisse dans ma façon d’être, même si ce que je fais dans Plus belle la vie est une double vie. Donc on va dire que c’est comme si j’avais vécu dans ma vie des histoires de Plus belle la vie. Après, il y a une situation qui m’arrive avec Simon, et ça, ce n’est pas ma vraie vie. C’est là que démarre la fiction.

Vous animez aussi des émissions de télé, avec Michel Cymes notamment. Votre rôle y fait-il référence ?

Non, il n’y a pas tant de références à ma vie d’avant, d’animatrice, de mannequin ou d’actrice. C’est seulement par rapport à ma manière d’exister, de parler, de sourire, de m’exprimer… La production m’a bien saisie comme personnage et même dans les textes que j’ai à dire. Ce sont des choses que je dirais plutôt moi, dans ma vie.

Vous y avez apporté des corrections ?

Quelques-unes, car il y avait beaucoup de petits faits de ma vie privée d’avant qui n’étaient pas tout à fait exacts et que j’ai corrigés. Donc, en fait, oui, il y a quelques éléments de ma vie d’avant qui sont mentionnés.

Mais là où le public me reconnaît, c’est, je pense, vraiment par ma manière de comment je suis dans la vie. Je ne vais pas prétendre être quelqu’un d’autre. Après il y a la partie fiction, ce n’est pas moi, on s’en doute, et là, il faut faire semblant.

Il y a un moment que vous n’aviez pas joué comme actrice, depuis 2015. PBLV, c’est pour relancer cet aspect de votre carrière ?

Je ne cherche pas de carrière. Mais j’adore le cinéma et, si jamais j’ai une opportunité comme celle-ci, je la saisis parce que je m’amuse trop. Et là, c’est le top du top, et ça faisait longtemps. Aujourd’hui, j’ai une vie complètement différente parce que j’ai une fille. Tout ça m’amène un peu dans le passé, je retrouve des équipes de tournage, ça me rappelle ma vie d’avant. J’adore. Je n’ai aucune pression. Ce n’est pas comme si j’avais 25 ans et voulais faire ça sérieusement. C’est un bonus, c’est un cadeau et je me régale. Je n’avais jamais imaginé que j’aimais cela à ce point, c’est marrant, hein ? J’aurais dû faire ça avant.

Comment avez-vous été approchée et convaincue de participer ?

C’est mon agent qui m’a convaincue. Il m’a dit : « Allez, bouge un peu. » Parce que je vis dans mon univers avec ma fille et rien d’autre ne m’intéresse. Enfin si, je fais les émissions avec Michel Cymes, un peu la Croix-Rouge et des contrats à droite à gauche mais ce n’est pas comme avant. Mon agent m’a dit : « Vas-y, ils ont écrit un truc sur toi, ça va être sympa. » Et j’ai trop bien fait, parce que j’adore.

En plus, c’est une série qui a dix-sept ans… Alors, je ne regardais pas avant, parce que je ne regarde pas les films en français, je n’arrive pas à tout bien comprendre. Mais quand j’ai su que j’allais participer, j’ai regardé. Et j’ai toujours envié des acteurs qui ont cette chance d’appartenir à un projet à long terme. Je trouve ça génial d’avoir une seconde vie, une vie parallèle quand on joue un personnage sur une série, parce que ça dure. C’est ça qui est attirant. Alors le mien dure un mois, mais j’adore.

Des perspectives au-delà ?

Alors là, hein ! (Rires, elle tape dans ses mains). Franchement, j’aurais adoré, c’est sûr. Je lance un appel…

Si vous avez encore un rêve à réaliser, ce serait d’avoir une double vie d’actrice ?

J’aime appartenir. J’aime avoir un projet dans lequel s’investir plus en profondeur. L’idée que cela fait partie de notre vie est attirante, plus que les projets one shot.