Miss France : « C’est un concours, ce n’est pas régi par le droit du travail »… Alexia Laroche-Joubert réagit aux accusations d’Osez le féminisme

MEDIAS La présidente de la société Miss France s'est exprimée mardi sur BFMTV après que l'association féministe a intenté un procès aux prud'hommes contre la production du concours

F.R. avec AFP
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Le 19 décembre 2020, lors de l'élection de Miss France 2021, un tableau a mis en avant d'anciennes gagnantes du titre à l'occasion du centenaire du concours.
Le 19 décembre 2020, lors de l'élection de Miss France 2021, un tableau a mis en avant d'anciennes gagnantes du titre à l'occasion du centenaire du concours. — LOIC VENANCE / AFP

Osez le féminisme ! a annoncé lundi avoir saisi les prud'hommes contre le concours Miss France qui, selon l’association est « sexiste » et enfreint le droit du travail. La procédure vise Endemol Production, qui a organisé les élections télévisées les plus récentes, ainsi que la toute nouvelle société Miss France en charge de la préparation de la prochaine édition retransmise sur TF1 le 11 décembre en direct de Caen.

Les candidates à la couronne de beauté ne signent aucun contrat de travail avec les organisateurs du concours, mais leur relation avec Endemol doit bien s’analyser comme celle liant un salarié à son employeur, affirme l’association, qui s’appuie sur une jurisprudence de 2013, concernant le concours Mister France.

« Il y a un règlement du jeu »

Alexia Laroche-Joubert, présidente de la société Miss France a réagi ce mardi sur BFMTV, en affirmant qu’il n’était pas envisageable que les candidates au titre de Miss France signent un contrat de travail. « Cest un concours, ce n’est pas régi par le droit du travail. En revanche, il y a un règlement du jeu, a-t-elle déclaré. Ce n’est pas comme Koh-Lanta [elle produit ce jeu, pour lequel les candidats touchent un salaire, via sa société ALP] qui dure quarante jours. Cela n’a rien à voir. »

Concernant les accusations de sexisme, Alexia Laroche-Joubert a réitéré ses propos livrés dimanche au Parisien en assurant que la prochaine élection « va permettre aux filles de s’exprimer, pour [que le public puisse] mieux les connaître. »