« L’amour est dans le pré » : « J’aurais préféré qu’il y ait plus de douceur que de rivalité », confie Delphine

INTERVIEW L’arboricultrice a fait son choix dans l’épisode de « L’amour est dans le pré » diffusé ce lundi : elle poursuit l’aventure avec Ghyslaine

Propos recueillis par Clément Rodriguez
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Delphine de « L'amour est dans le pré »
Delphine de « L'amour est dans le pré » — PIERRE OLIVIER/M6
  • M6 diffusait ce lundi le huitième épisode de L’amour est dans le pré dans lequel Delphine a pris sa décision.
  • L’arboricultrice a choisi de poursuivre l’aventure avec Ghyslaine.
  • « J’ai pris cette envie de construire quelque chose avec Ghyslaine de pleine face », raconte-t-elle à 20 Minutes.

L’heure du choix a sonné pour plusieurs agriculteurs et agricultrices de L’amour est dans le pré ce lundi. Delphine, qui recevait Ghyslaine et Christelle dans le Tarn-et-Garonne, a annoncé sa décision à ses prétendantes après un début de séjour mouvementé. Confrontations, petites piques lancées à leur adversaire, les deux femmes n’ont pas facilité la tâche de l’arboricultrice qui s’est finalement prononcée en faveur de Ghyslaine. Après cet épisode mouvementé et décisif, Delphine se confie à 20 Minutes.

Revenons d’abord quelques épisodes en arrière… Vous attendiez-vous à un début de séjour aussi explosif ?

Non, pas du tout. Je ne m’y attendais pas et j’étais un petit peu dépassée. Les filles, on les connaît en dix minutes lors d’un speed dating. Le but était de les faire venir à la ferme mais je ne les ai peut-être pas assez bien sondées, j’ai été surprise de l’alchimie qui s’est passée entre nous trois. J’ai été dépassée, c’est vraiment le terme que je vais employer.

Est-ce qu’on peut vraiment parler d’une alchimie ?

C’est de l’alchimie, même si elle est négative. Je n’ai aucune rancune par rapport à ce qu’il s’est passé. C’est digéré, tout va bien. J’ai été surprise parce que j’ai été dépassée par les événements.

Le bonheur simple que vous désiriez vous semblait-il hors de portée lorsque vous avez vu que Ghyslaine et Christelle se lançaient des piques dès leur arrivée ?

Je me suis dit que la situation des deux prétendantes n’était pas évidente. Elles se sont mises dans une concurrence. Quand je vois les autres couples, je me dis que c’est plus soft. Là, c’était un peu rentre-dedans et très masculin, tout ce qu’il ne fallait pas. J’aurais rêvé de simplicité et de partage à trois, ce qui m’aurait permis de faire mon choix plus aisément. Je ne pouvais aucunement être dans la séduction, elles m’en ont même fait le reproche mais j’étais bloquée, pas à l’aise.

Lors de votre soirée entre amis, vous révélez à Ghyslaine que votre cœur penche pour elle. À quel moment votre décision a-t-elle été prise ?

Ce qu’il s’est passé, c’est que j’ai vécu ce coup de foudre avec Ghyslaine. J’attendais de voir sa réaction. La première journée, à partir des engueulades, elle s’est mise en retrait, c’était peut-être stratégique. Je l’ai trouvée plus calme et plus douce que Christelle, mais le coup de foudre a pour moi été quelque chose qui m’a perturbée, c’est sûr, et je voulais une confirmation. Est-ce qu’on commence un chemin ou pas ? Je n’avais pas trop mes réponses donc je me suis dit « vas-y Delphine, il faut essayer. »

Au moment de dévoiler votre choix à Ghyslaine, vous dites que vous vouliez « sonder » vos prétendantes. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

J’étais dans l’analyse. La veille, on s’était pris la tête avec Christelle. Avec elle, j’étais en mode observation pendant les trois jours. Il n’y a eu aucune séduction de ma part, c’est vrai, mais j’étais bloquée dès le départ. C’était impossible pour moi de faire quoi que ce soit. J’ai besoin de sonder et je l’ai fait jusqu’au bout avec Ghyslaine. Je trouve que le coup de foudre m’a permis de ne plus être dans le raisonnement. J’ai pris cette envie de construire quelque chose avec Ghyslaine de pleine face. En amitié ou en amour, on a besoin de temps pour éprouver des choses et les concrétiser. J’avais besoin de rétablir ce mode d’observation qui m’a permis de peser le pour et le contre. Ghyslaine m’avait fait du rentre-dedans et je ne voulais pas m’engager tant qu’il y avait les deux filles sur la ferme et je ne voulais pas lui donner de faux espoirs. Je voulais rester neutre jusqu’au bout.

Comment vivez-vous votre nouvelle célébrité et la diffusion de l’émission ?

Au départ, je ne voulais pas la regarder et je me suis ravisée parce que Frédéric, un membre de la production, m’a dit qu’on apprenait beaucoup de soi en se regardant et c’est vrai. L’autre jour, de me voir démunie, ça m’a fait mal mais c’est digéré maintenant. C’est bien de voir qu’on n’est pas toujours forte et que des fois, on ne sait pas faire. J’ai essayé d’être la plus cordiale, je n’y suis pas arrivée. En tout cas, je ne me suis pas fait comprendre. Avec Christelle, on s’est pris deux fois la tête. À un moment où on n’avait plus les micros, je me suis permis de monter dans sa chambre pour qu’on puisse discuter. Je pense que ça a apaisé les choses de pouvoir s’expliquer et de se dire « on n’est peut-être pas compatibles mais essayons de faire le bout de chemin ensemble dans la paix. » Je suis quelqu’un qui essaye de pacifier les choses d’habitude, j’ai essayé mais je n’y suis pas arrivée. Je me suis vue faible mais je n’ai pas peur de ma faiblesse. On n’est pas des acteurs, on vit des situations en étant filmées et ce n’est pas évident d’être authentique et vraie quand on est face à deux étrangères. D’un célibat, on passe à deux filles qui sont prêtes à tout casser pour arriver à nous séduire. Elles n’ont pas eu de très bonnes méthodes (rires). J’aurais préféré qu’il y ait plus de douceur que de rivalité parce que j’aime quand c’est simple. Je me suis vue démunie et ça me dit quelque chose de moi : je ne suis pas toujours forte.