Jean-Daniel Flaysakier, médecin et chroniqueur santé de France 2, est mort

DISPARITION L’ex-chroniqueur de « Télématin » - entre autres - a été retrouvé mort jeudi aux Sables-d’Olonne, en Vendée

Fabien Randanne
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Jean-Daniel Flaysakier sur le plateau du 13 Heures de France 2, en août 2015.
Jean-Daniel Flaysakier sur le plateau du 13 Heures de France 2, en août 2015. — Capture d'écran France 2

« Notre docteur préféré, un collègue, un ami pour beaucoup d’entre nous à France Télévisions… » C’est en ces termes que Juian Bugier a décrit Jean-Daniel Flaysakier ce lundi, en annonçant sa disparition dans le 13 Heures de France 2.

Médecin et journaliste, celui-ci fut pendant plus de trente ans un spécialiste de la santé familier du public de la deuxième chaîne. Il est décédé jeudi aux Sables-d’Olonne (Vendée), a révélé ce lundi matin le site d’information Les Sables. Il aurait succombé à un malaise alors qu’il se trouvait à la plage, où son corps a été retrouvé.

Jean-Daniel Flaysakier, qui avait fêté ses 70 ans le 23 septembre, est né à Tours (Indre-et-Loire). Diplômé de la faculté de médecine tourangelle, il avait fait ses premiers pas dans les médias dans les années 1980.

« Médecin oncologue journaliste rigoureux »

De 1985 à 1991, il fut notamment le chroniqueur santé de Télématin sur Antenne 2 (la future France 2), puis a signé des reportages pour les journaux ou magazines de la chaîne. En octobre 2018, il annonçait sur Twitter – où il était particulièrement actif – son départ de la chaîne publique.

L’une de ses dernières apparitions à la télévision remonte au mois de mars. Invité de C à vous sur France 5, il avait déploré le faible taux de vaccination des soignants français à l’époque. « [En Israël], ils ont 80 % de soignants qui ont accepté de se faire vacciner et nous on n’en est même pas à 30 % et ça, c’est un scandale », avait-il déclaré.

L’annonce de son décès a suscité de nombreuses réactions du côté des professionnels de la santé ou des médias. Mac Lesgy s’est ainsi dit « très touché par la disparition » de celui qu’il décrit comme « un excellent journaliste et défenseur infatigable de la science et de la médecine ». « Médecin oncologue journaliste rigoureux et exigeant ami fidèle et joyeux… Quelle tristesse de ne plus pouvoir partager avec lui les choses de la vie ! », a réagi Claude Sérillon. Le médecin urgentiste Mathias Wargon a, lui, rendu hommage à un «combattant de l’ignorance medicale». « Ça a longtemps été le docteur de la télé. Je me souviens de son nœud pap et de ses jeux de mots pourris », a-t-il ajouté, citant deux aspects plus légers de la personnalité du médecin mais qui ont contribué à sa renommée.