« Le Meilleur pâtissier » : Un casting ni « trop excentrique » ni meilleur que l’an dernier pour la saison 10

TELEVISION Alors que la compétition pâtissière revient ce jeudi sur M6, Mercotte et Cyril Lignac ne jouent pas la surenchère, ce qui n’empêchera pas cette saison anniversaire d’être savoureuse

Fabien Randanne
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Jérôme, candidat de la saison 10 du Meilleur pâtissier.
Jérôme, candidat de la saison 10 du Meilleur pâtissier. — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • M6 lance la saison 10 du Meilleur pâtissier ce jeudi à 21h05.
  • Vingt candidats seront en lice dans le premier épisode. Ils participeront à deux épreuves pour espérer faire leur entrée sous la tente emblématique du concours. Six d’entre eux seront éliminés dès le premier jour.
  • « Cette année, le casting est très équilibré et, à mes yeux, plus consensuel. Les candidats ne sont pas trop excentriques. Ils sont là pour faire de la pâtisserie, pas pour faire de la télé », affirme Mercotte.

Ne comptez pas sur Cyril Lignac pour livrer un discours promo, à avaler tout cru, nous promettant que le casting de la dixième saison du Meilleur pâtissier, lancée jeudi soir sur M6, est supérieur à celui de la précédente édition. « Je ne suis pas dans la surenchère, je ne veux pas dire "Ils sont meilleurs que l’année dernière", comme je l’entends dans Top Chef, cingle-t-il. Chaque saison, il y a du talent. Il y a des sélections, il faut avoir un niveau pour participer et, ensuite, c’est la grâce qui créé les talents sous la tente. »

Mercotte n’est pas davantage portée sur les boniments. « Cette année, le casting est très équilibré et, à mes yeux, plus consensuel. Les candidats ont des personnalités différentes, mais ils ne sont pas trop excentriques, note-t-elle. Ils sont là pour faire de la pâtisserie, pas pour faire de la télé. »

L’effet confinement

La jurée de l’émission poursuit : « Parmi eux, beaucoup qui ont commencé à pâtisser à cause ou grâce au confinement. Cela a vraiment permis aux gens de redécouvrir comment pâtisser à la maison et cela a ouvert de nouveaux horizons à de certaines personnes. »

Cela a aussi eu un effet sur les vocations. « Il n’y a jamais eu autant d’inscriptions à l’émission que cette année, révèle le producteur Jérémie Atlan. On en a reçu aux alentours de 15.000. Avec les confinements, nos pâtissiers ont eu le temps d’apprendre des techniques toute la journée. Je ne sais pas s’ils sont meilleurs que les années précédentes, mais ils sont pointus. Quand on regarde les comptes Instagram, ce que font les amateurs est assez bluffant visuellement. »

Parmi les vingt candidats sur la ligne de départ figurent une lycéenne de 16 ans, une ex-députée de 61 ans, un CRS de 44 ans, une Miss Philippines de 31 ans, une agricultrice de 40 ans, un pilote de ligne de 34 ans… Sur le papier, la variété des profils a de quoi faire palir la plus inclusive des séries Netflix. Le premier épisode, lui, sera presque aussi impitoyable que celui de Squid Game (la létalité en moins, certes). Les concurrents s’affronteront à l’extérieur sur deux épreuves. Seuls quatorze qualifiés auront l’honneur d’entrer sous la tente, les six autres seront éliminés.

« Tu en as vingt et tu ne sais pas lesquels vont entrer sous la tente »

Cyril Lignac applaudit ce nouvel enjeu qui, selon lui, « apporte du dynamisme » et fera taire les soupçons de casting trop calculé. « On nous dit parfois qu’on sélectionne des profils bien particuliers pour faire une saison hétéroclite entre les tempéraments de chacun. Là, tu en as vingt et tu ne sais pas lesquels vont entrer sous la tente. Donc ça se joue aux dés, j’ai envie de dire », souligne le chef.

De quoi inciter les pâtissiers amateurs à aiguiser leurs couteaux à beurre ? Il semblerait que non. « Cette année, je trouve l’ambiance différente, très "copains", pas compétition, bon enfant », glisse Cyril Lignac qui a fini à trouver le truc en plus de cette saison en comparaison de la précédente. Quoi qu’il en soit, les fans de l’émission peuvent être rassurés : Le Meilleur pâtissier est toujours aussi feel good et savoureux qu’avant.