JO Tokyo 2021 : France Télévisions justifie ses couacs pendant les retransmissions

« ÇA VA COUPER » De nombreux téléspectateurs ont fait savoir leur mécontentement sur les réseaux sociaux

C.R.
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Kirill Borodachev face à Enzo Lefort lors de la finale d'escrime des JO 2021
Kirill Borodachev face à Enzo Lefort lors de la finale d'escrime des JO 2021 — Vladimir Pesnya/SPUTNIK/SIPA

Dur dur d’être une chaîne télé. Surtout lorsque l’on diffuse les Jeux olympiques et ses dizaines d’épreuves en direct alors que toutes les coupures publicitaires sont bien calées en amont. Depuis le début de la compétition, quelques petits couacs sont venus ternir les festivités. Un spot qui part sans prévenir, un changement de chaîne imprévu... La gestion de la retransmission par France Télévisions ne se fait pas toujours sans mal.

Dimanche, lors de la finale du fleuret par équipe, le groupe a envoyé la pub alors que les Français menaient et se rapprochaient du titre olympique. Sur les réseaux sociaux, la comparaison avec une coupure pub en plein milieu d’une séance de tirs au but lors de la Coupe du monde n’a pas tardé à apparaître. Même Laurent Luyat a dû s’en expliquer : « Pour info, comme mes petits camarades à l’antenne, je ne suis pas responsable des pubs, ni de l’heure des bascules », a-t-il commenté sur Twitter.

« La très grande majorité du temps, tout se passe bien »

Interrogé par nos confrères de L’Equipe, Pascal Golomer, directeur adjoint des sports de France Télévisions, a été appelé à justifier les fausses notes de la diffusion de ces Jeux olympiques. « La très grande majorité du temps, tout se passe bien. Et fort heureusement, les JO sont très regardés… Donc dès qu’il y a une petite erreur, ça prend de l’ampleur », a-t-il expliqué.

A propos de l’épreuve d’escrime diffusée dimanche, Pascal Golomer certifie que « cela s’est mal passé et on était les premiers mécontents » et qu’il n’a « pas noté une accumulation d’incidents et de loupés. »

Antoine Chuzeville, représentant du Syndicat national des journalistes de France Télévisions, rappelle quant à lui que des obligations légales contraignent parfois le groupe à jongler difficilement avec les différentes épreuves. « Ce n’est pas par plaisir ou par incompétence qu’on bascule ou qu’on envoie la pub à certains moments, mais pour respecter de fortes contraintes (décrochages régionaux, JT qui s’enchaînent, cadre horaire des pubs, etc.) », assure-t-il.