CNews : Une enquête ouverte sur le général Dominique Delawarde accusé de propos antisémites dans « Morandini Live »

JUSTICE Les propos tenus par le général Dominique Delawarde sur CNews ont poussé le parquet de Paris à ouvrir une enquête

20 Minutes avec AFP

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Le général Dominique Delawarde dans « Morandini Live » le 18 juin 2021
Le général Dominique Delawarde dans « Morandini Live » le 18 juin 2021 — Capture d'écran/CNews

Ce vendredi, sur CNews, Jean-Marc Morandini a dû lui couper la parole. Le parquet de Paris a indiqué avoir ouvert une enquête concernant l'ex-général Dominique Delawarde, signataire de la tribune dite « des généraux », accusé d’avoir proféré des propos antisémites sur la chaîne info.

« Le parquet de Paris a ouvert ce jour une enquête des chefs de diffamation publique et provocation à la haine et à la violence à raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion », a-t-il annoncé à l’AFP. L’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

« C’est la communauté que vous connaissez bien »

Vendredi, dans l’émission Morandini Live, le communicant Claude Posternak lui a demandé « qui contrôle » la « meute médiatique » que Dominique Delawarde évoquait à l’antenne. A la retraite depuis les milieux des années 2010, le général sourit : « Vous savez bien qui contrôle la meute médiatique dans le monde et en France. Qui contrôle le Washington Post, le New York Times, chez nous BFMTV et tous les journaux qui viennent se grouper autour, qui sont ces gens… ? », fait mine de s’interroger l’ex-militaire.

« Qui ? », insiste Claude Posternak. « C’est la communauté que vous connaissez bien », répond Dominique Delawarde. « On ne va pas partir là-dessus, on va arrêter là mon général, je suis désolé, a immédiatement coupé Jean-Marc Morandini. On ne peut pas laisser dire ça sur l’antenne, je suis désolé, on coupe, on enlève le général », a-t-il dit.

Sur Twitter, la Licra, l’association SOS Racisme et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont dénoncé ces propos. Il montre « son visage, raciste et antisémite », a estimé cette dernière association.

Une récidive à propos de la « meute médiatique »

Dominique Delawarde est l’un des 20 généraux à avoir signé une tribune publiée mi-avril dans Valeurs Actuelles évoquant « le délitement » de la France et qui avait suscité une controverse politique. « Nous sommes disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation », ajoutaient ces militaires.

En novembre 2020, en commentant sur un blog les résultats de l’élection présidentielle américaine, Dominique Delawarde avait avalisé « l’hypothèse d’une fraude importante », ajoutant : « il y a, à mes yeux, trop d’indices concordants pour permettre à la "meute médiatique" occidentale, dont nous savons qui la contrôle, de me convaincre du contraire ».