« Harcelés » : Le téléfilm parano de M6 fait regarder les écrans d’un autre œil

TELEVISION Ce lundi, à 21h05, M6 diffuse « Harcelés » dans lequel le quotidien d’une famille vole en éclat après qu’un hacker s’en est pris à ses téléphones et ordinateurs

F.R.

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Claire Keim dans la fiction M6 Harcelés.
Claire Keim dans la fiction M6 Harcelés. — Aurelien MARQUOT/ GMT PRODUCTIONS / M6
  • Harcelés, fiction en deux parties est diffusée ce lundi, dès 21h05 sur M6.
  • Ce téléfilm met en scène un couple et leur fils devant faire face à différentes formes de cyberharcèlement.
  • « Quand j’ai lu le scénario, j’avais très envie de partir dans ce délire paranoïaque », confie Claire Keim, qui incarne l’un des rôles principaux.

Isabelle et Eric célèbrent leurs fiançailles dans l’insouciance d’un repas entre amis. Mais les jours suivants, ils seront loin d’être à la noce. Entre les images intimes dévoilées à leurs proches, les messages menaçants, les détournements d’identité et les caméras d’ordinateurs piratées pour les filmer à leur insu, le couple et son fils Hugo vont vivre un véritable cauchemar.

Harcelés, fiction en deux parties diffusée ce lundi à 21h05 sur M6 n’y va pas avec le dos de la cuillère quand il s’agit de faire vivre un calvaire à ses héros. Plus les coups bas et rebondissements s’enchaînent et moins l’intrigue semble crédible. « Ce qu’on raconte est totalement vrai. Un smartphone posé sur une table, même éteint, est un micro et une caméra ouverts sur le monde. Quelqu’un peut avoir accès à votre téléphone ou votre ordinateur sans que vous vous en rendiez compte », assure le producteur Julien Duwolf, précisant tout de même que certaines techniques de piratage demandent des compétences de hackers pas à la portée de tout le monde.

« J’ai pris conscience de ma vulnérabilité par rapport aux attaques possibles »

Harcelés est davantage un thriller de série B, généreux en retournements de situation et dont on veut connaître l’issue malgré les invraisemblances, qu’un téléfilm de prévention sur les risques des technologies qui nous entourent. Il n’empêche, à la fin du générique, le public devrait regarder son téléphone portable d’un autre œil.

« J’avais une forme d’insouciance, confie Claire Keim, qui campe Isabelle. Quand j’ai lu le scénario, j’avais très envie de partir dans ce délire paranoïaque et, en le faisant, j’ai pris conscience de l’étendue de ma vulnérabilité par rapport aux attaques possibles. » Depuis le tournage, l’actrice dit s’être mise à niveau, conseillée par l’un de ses amis white hat, comme on appelle les hackers éthiques. Pour elle, le message est bien passé… Alors que la conférence de presse virtuelle se déroule par Zoom, elle révèle ne pas être fan de cette appli : « C’est un mouchard monstrueux ! Dès que c’est terminé, je la supprime ! »