« Koh-Lanta » : « Laëtitia et Lucie avaient un grand mal-être lié à ma petite personne », ironise Myriam

INTERVIEW Myriam revient pour « 20 Minutes » sur son aventure dans le jeu de TF1

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Myriam, candidate de Koh-Lanta, les armes secrètes.
Myriam, candidate de Koh-Lanta, les armes secrètes. — A.ISSOCK/ALP/TF1
  • Myriam, 36 ans, a été éliminée à l’issue du conseil du dernier épisode de Koh-Lanta diffusé vendredi sur TF1.
  • « Je préfère partir la tête haute, plutôt que de me mélanger aux gens qui me considèrent comme hypocrite », confie-t-elle.
  • « Je suis très satisfaite de mon aventure, je repars avec des victoires individuelles, des victoires collectives où j’ai su donner de la voix, où on m’a fait confiance sans me connaître », assure celle qui enseigne l’anglais à des collégiens.

 

Le quatuor a définitivement implosé. Du groupe de quatre qui ambitionnait d’aller le plus loin possible ensemble, il ne reste que Thomas. Alors que Mathieu​ et Shanice ont quitté Koh-Lanta, les armes secrètes lors de l’épisode précédent, Myriam leur a emboîté le pas vendredi, à l’issue d’un conseil houleux. La prof d'anglais de 36 ans originaire de l'Ain revient sur son parcours pour 20 Minutes.

Lors de votre élimination, la colère a pris le pas sur la surprise ?

Dans un premier temps, j’étais surprise des choses qu’on avait à me reprocher et dont je n’avais jamais entendu parler. Ensuite, oui, il y a eu la colère de ne pas avoir été entendue et de tout ce qui a été fait par-derrière, qu’on n’ait pas eu le cran de venir m’en parler.

Vous parlez des propos de Laëtitia ?

Oui, Laëtitia et Lucie n’ont pas eu le cran. Apparemment, elles avaient un grand mal-être lié à ma petite personne d’un mètre soixante-deux. C’est regrettable qu’elles n’aient pas été suffisamment courageuses pour venir m’en parler. Quand on ne va pas bien, on en parle aux gens qui nous mettent dans cet état-là. Cela n’a pas été le cas, c’est dommage.

Pensez-vous avoir fait une erreur à un moment ou un autre, sur le plan relationnel par exemple ?

Je n’ai pas eu l’impression d’avoir fait des erreurs particulières sur ce plan. J’ai créé de réelles amitiés avec certains aventuriers, moins avec d’autres. C’est ce qui a pu poser problème à certains d’entre eux qui n’en sont pas capables. Et ce n’est pas mon problème.

L’erreur n’a-t-elle pas été d’évoquer ouvertement le quatuor ?

Cela ne vient pas de moi. C’est Shanice qui a parlé de « quatuor idéal » lors de l’épreuve de tir à l’arc. Je pense que c’est une erreur de stratégie d’avoir dévoilé que c’était un quatuor, même si beaucoup se doutaient qu’on était très proches tous les quatre. C’est la petite étincelle qui a réveillé tout le monde.

Vous en voulez à qui pour votre élimination ?

Je n’en veux à personne. Je vais en vouloir à ceux qui ont des propos méchants, à savoir « insolente », « irrespectueuse ». Ce sont des propos qu’on tenait quand j’avais 14 ans. A 36 ans, je suis étonnée que ça ressorte de gens qui ne me connaissent absolument pas.

L’ironie de l’histoire, c’est que vous avez fait en sorte d’inciter Thomas à arrondir les angles, et que, au final, c’est vous qui êtes éliminées et pas lui…

Je ne supporte pas les ambiances tendues. Il était donc naturel pour moi d’aller voir Thomas et Vincent pour apaiser les tensions. Après, quand j’ai voulu parler à tout le monde ça a été perçu comme de l’hypocrisie donc dans des cas comme ça, je préfère partir la tête haute, plutôt que de me mélanger aux gens qui me considèrent comme hypocrite. Je n’ai pas que ça à faire.

Lorsque les ex-jaunes ont remporté l’épreuve de confort, la cohésion semblait être revenue. C’était une illusion ?

La cohésion était revenue, mais seulement en surface. Je n’étais pas convaincue à 100 % du retour des jaunes soudés. Je n’y croyais pas pleinement.

Quel regard portez-vous sur votre parcours dans « Koh-Lanta » ?

Je suis très satisfaite de mon aventure, je repars avec des victoires individuelles, des victoires collectives où j’ai su donner de la voix, où on m’a fait confiance sans me connaître. Je ne retiens que le positif. Il y a très peu de négatif, c’est concentré sur le dernier jour, celui de ma sortie. Et encore, il n’y a eu que le temps du conseil de désagréable. J’ai vécu le reste de l’aventure, je l’ai vécue de manière très sereine. S’il le fallait, je recommencerais avec grand plaisir.

Depuis la diffusion du dernier épisode, recevez-vous beaucoup de réactions négatives ?

Ça se passe bien. Je ne prête pas attention aux éventuels commentaires négatifs. Je ne leur donne même pas l’heure, je ne réponds pas. Ça ne me frustre pas du tout, ça ne me dérange pas. Je ne peux pas en vouloir aux gens qui commentent de manière négative parce qu’ils n’ont ni les tenants ni les aboutissants. Ils voient ce qu’on leur montre.

Vous êtes désormais la star du collège où vous enseignez ?

J’ai la moitié de mes élèves qui suivent Koh-Lanta, d’autres sont un peu plus Netflix. On a notre rituel du lundi matin : le briefing de l’épisode du vendredi. Ceux qui regardent sont très fiers, mais pour eux, je reste leur professeur.

Et si à la prochaine interro surprise, un élève vous dit « I don’t want this ! »…

Je lui dis : « You don’t have the choice » (rire).