« The Voice » : La reprise de « Tata Yoyo » par Jim Bauer a mis tout le monde K.O

CHAPEAU Avec son étonnante version du tube d’Annie Cordy, diffusée samedi, Jim Bauer s’est qualifié pour l’étape suivante du télécrochet de TF1

Fabien Randanne

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Jim Bauer lors des KO de The Voice.
Jim Bauer lors des KO de The Voice. — TF1/ITV/Bureau233
  • La première soirée des « K.O » de The Voice a été diffusée samedi sur TF1.
  • Jim Bauer a tenté sa chance avec un choix audacieux : une interprétation mélancolique de Tata Yoyo.
  • « Les gens rigolent à la première phrase mais sont touchés à la fin. J’aimais ce contraste entre le rire et l’émotion », explique Jim Bauer à 20 Minutes.

On n’aurait jamais pensé qu’une reprise de Tata Yoyo nous donnerait des frissons d’émotion. C’est pourtant l’effet provoqué par la prestation de Jim Bauer lors des « K.O » de The Voice diffusés samedi sur TF1 (et à revoir par ici).

L’artiste de 29 ans a opté pour une réorchestration intimiste du tube d’Annie Cordy afin d’en livrer une interprétation dramatique, sans changer un seul mot dans les paroles. Dans la bouche d’un homme, le texte – « les Brésiliens m’ont surnommé la folle de Rio, mais les enfants me donnent un nom plus rigolo, Tata Yoyo » – prend un sens particulier.

« Personne n’avait compris cette chanson comme ça, on ne savait pas qu’elle avait cette dimension, a réagi Florent Pagny. C’est un délire mais putain ça a marché. » « Il y a des claques qu’on adore prendre, parce qu’elles sont d’une douceur et d’une beauté… », a enchéri Marc Lavoine, qui a sans hésiter qualifié Jim Bauer pour l’étape suivante.

Tout est parti d'une blague

L’interprète des Yeux revolvers ignorait tout de cette reprise. Jim Bauer explique à 20 Minutes qu’il avait demandé à la production de garder le secret : « J’avais fait écouter ma version à des proches et j’ai remarqué qu’il était plus intéressant de ne pas dire quelle était la chanson. Ainsi, ils rigolent à la première phrase mais sont touchés à la fin. J’aimais ce contraste entre le rire et l’émotion. »

Tout est d’ailleurs parti d’une blague, il y a une dizaine d’années. Lors d’une fête, Jim Bauer se faisait chambrer par des amis moquant sa tendance à transformer n’importe quelle chanson en rengaine mélancolique. « Même Tata Yoyo, tu trouverais le moyen de la reprendre en mode triste », lui a lancé l’un d’eux. Alors, depuis, pour amuser la galerie en soirée, il a pris l’habitude d’entonner « Qu’est-ce qu’il y a sous ton grand chapeau ? » avec des trémolos, sans aller plus loin que le refrain.

« Je ne vis pas pour le regard des autres »

Une fois en course dans The Voice, au moment de choisir une chanson, le grelot et les tas d’oiseaux lui sont revenus à l’esprit. Il s’est penché sur les paroles : « Quand je suis tombé sur le couplet, j’ai découvert le sens du morceau et je me suis lancé le défi de construire une version plus sérieuse de la chanson. »

Le télécrochet de TF1 avait été marqué il y a quelques saisons par Bécassine à la sauce Frédéric Longbois, mais ce Tata Yoyo est plusieurs crans au-dessus au rayon de l’audace. On se demande si cela ne pourrait pas être pour Jim Bauer ce que la reprise de Moi… Lolita fut pour Julien Doré à l’époque de Nouvelle Star : un accélérateur de popularité.

« Je ne vis pas pour le regard des autres ou l’effet que ça va produire, si je trouve ça cool, je le fais, nous confie le candidat de The Voice. Après, ce que ça deviendra en passant à la télé, c’est au public d’en décider, c’est lui qui construit l’histoire des chansons. »