« Top Chef » : « Paul Pairet m'a dit que c’était dommage que je sois parti trop tôt », confie Baptiste Trudel

INTERVIEW Baptiste a dû rendre son tablier avant même de pouvoir goûter à l'épreuve de la guerre des restos

Propos recueillis par Clément Rodriguez

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Baptiste, candidat de la saison 12 de « Top Chef »
Baptiste, candidat de la saison 12 de « Top Chef » — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • M6 diffusait ce mercredi le dixième épisode de la saison 12 de Top Chef (avec la fameuse boîte noire).
  • Lors de la dernière épreuve, les légumes oubliés n’ont pas permis à Baptiste de se qualifier pour la suite du concours.
  • « Le bafouillage que j’ai fait sur la "crème branlée", ce n’était pas préparé », se remémore-t-il dans son interview pour 20 Minutes.

S’il a participé ce soir à sa quatrième dernière chance dans Top Chef, c’est soit la faute à pas de chance, soit « c’est parce que je n’ai pas été assez bon sur les autres épreuves », constate Baptiste. Mais le chef n’a pas la défaite amère et énumère plutôt ses fiertés, sa victoire lors de l’épreuve du soufflé face à Pierre Gagnaire en tête. Après dix semaines passées dans le concours de M6, Baptiste Trudel fait le bilan de son aventure pour 20 Minutes.

Comment s’est faite votre arrivée dans Top Chef ?

J’ai postulé de moi-même. L’année dernière, ils m’ont permis de faire le casting. Ce n’est pas parce qu’ils te disent « est-ce que tu veux faire le casting ? » que t’es forcément pris. Il y a beaucoup de chefs qui prennent la grosse tête en disant « ils viennent me voir tous les ans ». En fait, ils te proposent de faire le casting, redescends sur Terre. L’année dernière, je n’avais pas été jusqu’au bout, je ne sais pas pourquoi et là, cette année, j’ai été pris.

Au moment de la dégustation de la dernière chance, les chefs ne font aucun commentaire négatif. Vous pensez vous qualifier ?

J’y crois quand même mais je savais que j’avais merdé un truc. J’ai un peu trop salé mon truc et c’est pour ça que je suis sorti.

Ça, on ne le voit pas au montage…

Tant mieux ! Si ça se trouve, il va y avoir une foudre de haters contre Matthias et Arnaud en disant qu’ils ont volé ma place, on va voir (rires).

Dans le premier épisode, on voit que vous perdez vos moyens face aux chefs. Vous y attendiez-vous ?

Je ne m’attendais pas à perdre mes moyens sinon, je les aurais peut-être moins perdus. Mais je ne m’étais pas entraîné à ça et ce n’était pas répété du tout. Le bafouillage que j’ai fait sur la « crème branlée », ce n’était pas préparé. Je me suis dit « ça fait une heure que t’es dans Top Chef et ça y est, t’es déjà au zapping ». Ça ne s’est pas trop vu parce qu’ils ont montré ça un peu sur le compte de l’humour mais en vrai, sur le plateau, les quatre chefs m’ont regardé comme si j’étais débile. Heureusement que je me suis rattrapé en faisant une belle assiette et que j’ai renversé la vapeur, mais ça partait mal.

Au moment de votre départ, Paul Pairet dit que vous avez fait des assiettes fulgurantes tout au long du parcours…

Il m’a laissé un message sur mon téléphone il y a deux jours pour me dire que c’était dommage que je sois parti trop tôt. Il croyait en moi, il y croyait. Mais malheureusement, je n’ai pas vraiment travaillé mon Top Chef, donc c’était ça passe ou ça casse. Ça fait partie des règles du jeu mais je pense qu’il était fier de moi, on avait une bonne relation, on rigolait bien. Ce n’était pas comme Philippe Etchebest avec Matthias qu’il n’arrête pas d’engueuler. Il se prend une branlée à tous les épisodes (rires).

Quand vous dites que vous n’avez pas travaillé votre Top Chef, ça veut dire quoi ? Que vous n’avez pas lu la « bible » [les candidats reçoivent un document avec les thèmes de la saison en amont] avant que le concours démarre ?

À la base, je n’étais pas censé faire Top Chef, j’avais la place de « spare », j’étais sur le banc de touche. J’étais censé rentrer si quelqu’un était malade. Donc quand j’ai reçu la bible, j’ai dit « c’est bien, elle est belle mais moi je vais aller en vacances, salut. » Je ne l’ai pas ouverte et deux semaines avant que Top Chef démarre, quand ils m’ont dit que j’étais pris, je me suis dit « ah merde, j’aurais peut-être dû l’ouvrir. » Je l’ai ouverte mais c’était trop tard et je me suis dit que ça ne servait à rien. Je regardais mais je ne me suis pas entraîné.

Passer à la télé, ça vous faisait peur ?

Quand ça commence, tu vois les caméras mais tu ne réalises pas vraiment ce qu’il se passe, t’es au milieu de tout ça. Plein de fois, on se disait qu’on allait voir notre gueule à la télé et c’est compliqué comme sensation. La pression que tu te mets, c’est celle de réussir son assiette et être qualifié pour être au prochain tour, ça, c’est une obsession. En revanche, les caméras, tu n’y prêtes pas attention.

Aujourd’hui, êtes-vous toujours le chef du restaurant Le Mordu ?

Je suis toujours chef à Mordu et on ouvre, avec mon associé, un truc street food. Ça s’appelle Flat Bread, entre un pain pita et une pizza avec des garnitures cool. Dans le futur, on a envie d’ouvrir une espèce de Disneyland gastronomique avec un restaurant potentiellement une étoile ou deux même. Je veux un truc vivant, interactif, avec des lumières, des flashs. Un truc trop cool, quoi !