« The Voice » : Pottok on the sofa, la fratrie repérée « en pleine soirée raclette » via Instagram

BATTLE Le trio, originaire du Maine-et-Loire, est coaché par Florent Pagny. Ce samedi soir (21h05), dans l’émission « The Voice », il participera à la soirée des battles

David Phelippeau

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Le groupe Bottok on the sofa (à droite).
Le groupe Bottok on the sofa (à droite). — TF1/ITV/BUREAU 233
  • Pottok on the sofa, trio musical originaire du Maine-et-Loire, participe aux battles ce samedi soir dans « The Voice ».
  • Cette fratrie, composée d’un frère et de ses deux sœurs, est coachée par Florent Pagny.
  • C’est en postant une reprise d’Yseult que ce groupe a été repéré pour faire l’émission de TF1.

Le destin d’une vie, d’une carrière bascule parfois à deux secondes près. Celui du trio de Pouancé, commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou, près de Segré (Maine-et-Loire), composé d’Alex, le frère de 21 ans, et les deux sœurs Sarah (19 ans) et Alice (25 ans), n’a tenu qu’à un fil le samedi 6 mars, lors des auditions à l’aveugle de  The Voice. Florent Pagny et Marc Lavoine ne se sont retournés qu’au tout dernier moment sur leur interprétation de When We Were Young d’ Adele.

Le trio du groupe Pottok on the sofa lors des battles de ce samedi.
Le trio du groupe Pottok on the sofa lors des battles de ce samedi. - TF1/ITV/BUREAU 233

« Pour être honnête, c’était dur, je pensais vraiment que c’était fini, se souvient l’aînée du groupe. J’étais même triste à la fin… Après, je me disais aussi que c’était déjà énorme d’être là. » Et ça le sera encore davantage ce samedi soir, pour la battle contre Canta Diva durant lequel le trio sera privé d’instrument et interprétera « un répertoire inhabituel pour nous », selon Alice, au seul son des trois voix. Une configuration bien originale pour Pottok on the sofa, qui joue depuis quatre ans sur les différents festivals et scènes, du piano, du violon et des percussions.

Un groupe baigné dans la musique

Avec leur coach Florent Pagny – « qui nous a convaincus de le choisir car il a dit qu’il rêvait de faire progresser un groupe », selon Sarah –, le trio avoue avoir « beaucoup travaillé » pour préparer cette battle. « Il y a eu des coups de stress, confesse Alice. Il fallait accorder nos voix entre nous et avec le duo Canta Diva qui nous accompagne, mais aussi apprendre à nous déplacer avec le micro à la main. »

Ces nombreuses heures de répétition n’effraient pourtant pas cette fratrie, baignée dans la musique depuis le plus jeune âge. A Pouancé, commune de 3.500 habitants, le papa est pianiste et comédien dans une troupe locale, la maman violoncelliste. Le grand-père, ancien garde champêtre du village, s’adonne à l’accordéon. Sans oublier Marion, la sœur aînée, qui a joué un temps de la flûte…

« On allait souvent aux concerts et spectacles de nos parents et on a toutes fait partie de l’école de musique de Pouancé », raconte Alice. Avant de toutes passer aussi par le Conservatoire d’Angers. Sarah y approfondit le classique au violon encore aujourd’hui. Alice a rejoint l’école de jazz de Tours pour y travailler le chant. Alex, quant à lui, s’est orienté vers les musiques actuelles et le piano. Il a quitté l’environnement scolaire pour se consacrer à la composition de musique de pièces de théâtre.

Un trio repéré sur Instagram

Et comment leur est venue cette idée de The Voice ? « On y avait pensé sans jamais oser se présenter au casting », confie Sarah. En octobre 2019, le groupe – dont l’univers musical tourne autour « de la pop, de la folk, de la chanson française et anglaise » – participe à un challenge lancé par la chanteuse Yseult. Il poste une vidéo sur sa page Instagram une reprise de Corps. « Charles Yavo, casteur de l’émission, nous a envoyé un message, raconte Alice. Le pire, c’est qu’on n’avait pas du tout travaillé la reprise. On avait fait ça lors d’une soirée raclette entre nous, avec Alex à la guitare. »

Le groupe du Maine-et-Loire, dont le nom Pottok est inspiré des chevaux du Pays basque où la famille allait en vacances et « on the sofa pour le côté cool et intimiste », espère se bonifier au contact de Florent Pagny. « Cela peut nous emmener vers ce qu’on ne sait pas faire ou pas bien faire, estime Alice. Cette expérience peut nous faire grandir et nous sortir de notre cadre scolaire. Après, on est un trio. On se dit qu’on n’est peut-être pas légitimes pour l’émission The Voice, mais une fois sur le plateau, on se laisse porter… »