La téléréalité a 20 ans : Les coulisses de « The Circle France » racontées par d'anciens candidats

GENERATION LOANA Gary, Inès, Romain et Maxime racontent à « 20 Minutes » comment ils ont vécu l’expérience du jeu de téléréalité de Netflix mis en ligne au printemps 2020

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Gary, dans The Circle France.
Gary, dans The Circle France. — Netflix
  • A l’occasion des 20 ans de la téléréalité, « 20 Minutes » propose une série d’articles sur ce phénomène qui a bouleversé le petit écran.
  • En avril 2020, Netflix mettait en ligne la première saison de la version française de son « jeu réalité » The Circle, adapté d’un concept britannique.
  • Inès, Gary, Maxime et Romain faisaient partie du casting. Un an plus tard, et alors que la plateforme lance la saison 2 de la version américaine de l’émission, elle et ils racontent à 20 Minutes les coulisses du tournage.

Il y a un an, Netflix lançait la première saison française de The Circle. Cette téléréalité, adapté d’un concept britannique, est une course à la popularité. Candidats et candidats vivent dans un même immeuble mais ne se croisent jamais le temps du jeu. Leur seul moyen d’interagir avec les autres est de discuter, par écrit, à travers un réseau social : le fameux « Circle ». Régulièrement, joueuses et joueurs sont invités à classer leurs camarades par ordre d’affinités. Les plus populaires deviennent les « influenceurs » et ont la responsabilité d’éliminer le ou la locataire de leur choix. Pour pimenter le tout, il est possible de participer sous une fausse identité si l’on estime ne pas avoir le meilleur profil pour s’attirer les faveurs des autres.

Alors que la saison 2 de la version américaine est mise en ligne mercredi sur la plateforme, 20 Minutes a contacté quatre figures du premier The Circle France. Gary, Inès et Romain ont participé sous leur véritable identité. Maxime, lui, s’est fait passer pour son épouse Valeria… Voici comment elle et ils ont vécu l’aventure de l’intérieur.


LE CASTING
Gary : On est venu me chercher en message privé sur Instagram. « Cela t’intéresserait de participer à une expérience innovante ? » J’ai envoyé une vidéo d’une minute. Elle a plu. J’ai ensuite passé toutes les étapes du casting. On m’a présenté le concept comme un jeu de téléréalité lié aux réseaux sociaux et sur Netflix, je me disais : « Si ça marche tant mieux, si ça ne marche pas tant pis. »
Inès : Je vivais en Angleterre, donc j’avais entendu parler du concept diffusé sur Channel 4. Je n’avais jamais pensé à faire de la télé. Je me disais : « Ils vont se faire chier ! » J’imaginais que les filles en télé étaient plus avenantes, plus bimbos. J’ai fait quelques vidéos et je n’étais visiblement pas aussi nulle que ça. J’avais envie de communiquer qui j’étais, une nana féminine qui a des goûts de mecs, qui kiffe la boxe et peut être girly.
Maxime : Je me suis retrouvé dans cette aventure par pur hasard. J’avais vu une annonce sur les réseaux sociaux, j’ai postulé. Dans ma vidéo de candidature, j’ai dit : « Si vous ne me prenez pas, votre programme ne marchera pas ». Ils m’ont rappelé deux mois après.
Romain : Au début, on ne sait pas trop dans quoi on va mettre les pieds. J’ai réussi à prendre un mois de congé pour le tournage. On ne pouvait pas prévenir les gens, cela ne devait pas s’ébruiter.
Gary : Je n’ai prévenu que ma sœur – qui était enceinte. Sur la messagerie de mon répondeur, j’expliquais que j’étais parti faire une retraite spirituelle. Des gens ont appelé ma frangine, pensant que j’avais rejoint une secte.
Inès : Cela a été un vrai bordel. J’ai dit à certaines personnes que j’allais faire un trek au Népal. J’ai raconté à des copines que j’allais à Fontenay-le-Comte, en Vendée, aider mon grand-père dans son potager et que je couperai mon téléphone. Les seules personnes au courant étaient mes collaborateurs proches au travail.


LE JEU
Maxime : A Manchester [où a eu lieu le tournage], on a été confinés deux semaines avant que le jeu commence. On n’avait pas accès au téléphone, on était conditionnés à se déconnecter du monde. On avait le droit d’appeler nos proches cinq minutes par jour montre en main. Je devais choisir entre téléphoner à ma femme, à mon père ou au bureau… Je ne pouvais pas appeler deux personnes le même jour
Gary : On était encadrés, très accompagnés, très suivis. Tous les candidats ne sont pas arrivés aux mêmes dates, certains étaient en avion, d’autres en train. Dès qu’on voulait faire quelque chose, il fallait en aviser notre « nounou ». Il était impossible de se croiser.
Maxime : Et puis un jour, tu te retrouves les yeux bandés, devant une porte et tu te dis que ça y est, tu vas entrer dans un appartement et donc dans un jeu. Tu es dans l’inconnu total.
Romain : La découverte de mon appart ? Je me rappelle juste qu’il y avait des macarons sur la table et que c’était très lumineux.
Inès : Je n’arrivais pas à me concentrer sur l’appartement. Dans ma tête, je me disais « purée, tu es sur le tournage ».
Gary : Je pense que j’avais le plus bel appart'. Il y avait un canapé rose bonbon très queen. Je me croyais dans une maison de poupée. On avait droit à des effets personnels, je les ai installés pour me dire que c’était mon jardin secret, le décor de mon journal intime. Je suis parti avec le vinyle de la BO des Chansons d’amour de Christophe Honoré, mon film préféré, ainsi qu’avec une photo de mon meilleur ami et de ma nièce.
Inès : Comme je ne voulais pas que les visages de mes proches apparaissent à la télé, j’ai amené des photos de Dumbledore, pour la figure paternelle, et Sophie Marceau, pour la figure maternelle. Mais les images ne rentraient pas dans le cadre. Alors la prod me les a réimprimées. Sauf qu’ils ont choisi une photo de Sophie Marceau dans sa vingtaine, en lingerie, du coup, ce n’était plus trop dans le délire de la figure maternelle. Je me suis retrouvée avec ça sur ma table de chevet.

Inès, dans The Circle France.
Inès, dans The Circle France. - Capture d'écran Netflix

Romain : Je n’ai pris que mon doudou : une ficelle. C’est tout.
Maxime : La veille du départ, j’avais acheté une quinzaine de bouquins chez Cultura. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu. J’ai repris un plaisir monstre à bouquiner : L’art de la guerre, Père riche, père pauvre
Inès : J’avais apporté des livres sur la psychologie comportementale qui m’ont été retirés. Je n’ai pu garder que mes livres de recettes et un bouquin de Jean d’Ormesson, Le Guide des égarés, qui est mon guide spirituel.
Gary : Pouvoir emporter des livres, c’est la différence avec beaucoup de téléréalités. Je suis parti avec Call Me By Your Name. Un bouquin style « cuisiner pour les solos » que je n’ai jamais utilisé puisque je ne sais pas cuisiner. D’ailleurs, il n’y avait pas de micro-ondes, c’était un drame pour moi.
Maxime : J’étais tellement dans les stratégies que lire m’aidait à me déconnecter.
Inès : J’ai commencé en étant stratège et je me suis ensuite assoupie sur ces ambitions. J’avais beaucoup de doutes sur moi. J’avais des flash-back de mes années lycées, lorsque, sur les premiers chats de groupe, des gens utilisaient des acronymes que je ne comprenais pas. J’étais parfois perdue, j’ai des goûts de filles pas de mon âge. J’avais peur qu’on pense que je jouais sous une fausse identité.
Maxime : On m’avait expliqué que le but était d’être soi-même ou de se faire passer pour quelqu’un d’autre afin d’être le plus populaire dans le jeu. J’ai pensé qu’utiliser un profil tel que celui de mon épouse Valeria allait marcher. Elle est belle, elle est blonde et, sur les réseaux, les filles sont plus populaires que les garçons. A la base, je ne suis pas réseaux sociaux. Je ne poste pas beaucoup. J’aime prendre de beaux paysages, de belles maisons – je travaille dans l’immobilier. Ma femme, en revanche, les utilise beaucoup et j’en sais quelque chose puisque c’est moi qui la photographie à chaque fois. Valeria avait pleinement confiance en moi pour jouer sous son identité. C’était pour Netflix, cela aurait été pour de la téléréalité classique française, peut être qu’elle aurait été réticente.
Gary : Tout de suite, tu dois faire ton profil, ta bio. Tu essayes d’être le plus attirant possible parce que tu dois être le plus populaire. Même si j’étais moi-même, j’avais une stratégie. L’homo, en général, c’est le meilleur ami des filles mais il peut être un danger pour les garçons. Les mecs, c’est comme des paons, ça lève la queue quand tu les caresses dans le sens du poil, donc je voulais être dans la séduction pour gagner leurs faveurs. J’ai été très rentre-dedans avec eux.
Maxime : Je savais que j’étais filmé, donc je me disais qu’il fallait faire de la télé, donner au public ce qu’il a envie de voir. On enlève les blocages qu’on peut avoir au quotidien et on fonce sans limite.
Gary : On était filmés tout le temps, pour notre sécurité, pour plein de choses. Honnêtement, je n’ai pas vu les caméras. J’ai vécu cette expérience comme un départ en vacances. Parfois, je n’avais pas le recul nécessaire pour ne pas prendre les choses trop à cœur.
Inès : Etre filmée en permanence était pour moi le truc le plus dur. En plus, le moment où tu fais le bilan de ta journée, c’est quand tu te brosses les dents ou quand tu vas au lit. Du réveil au coucher, on était dans le jeu.
Romain : Au début, j’ai mal vécu l’isolement, sans télé, sans lumière du jour. On n’avait pas le droit d’aller dehors, sauf deux fois par jour cinq minutes, en étant toujours accompagnés.
Maxime : J’étais autorisé à fumer cinq cigarettes par jour. On venait me chercher pour me conduire sur la terrasse puis me ramener à mon appartement : les gens qui me guidaient ne me parlaient pas.
Romain : C’est un travail à faire sur soi-même, on s’habitue. A partir du moment où j’ai mis les pieds dans cette aventure, j’étais à fond dans le game. Mais c’est long, très long, quand il n’y a pas de jeu [candidates et candidats doivent régulièrement participer à des épreuves ludiques, répondre à des quiz…]. On pouvait rester parfois quatre ou cinq heures à ne rien faire.
Inès : Je trouvais le temps long et j’avais du mal à décrocher du jeu. Je n’arrêtais pas de réfléchir à ce que je pourrais faire, d’évaluer les différentes options… J’étais épuisée mais je détestais faire la sieste parce que, comme on n’a aucune notion du temps et qu’on ne voit pas la lumière du jour, quand on s’endort, on ne sait pas si on a dormi deux minutes ou trois heures.
Maxime : Je n’ai pas eu de mal à entrer dans le personnage de Valeria mais il y a des épreuves qui m’ont déstabilisé. Il y en avait une où on devait décorer un gâteau. Le résultat n’avait absolument rien de féminin et j’ai eu peur que cela trahisse mon identité. En dictant mes messages à The Circle, je devais veiller à tout accorder au féminin sinon, au moindre oubli, j’aurais été grillé. Anticiper les réponses était sans répit, je ne pouvais pas me relâcher. C’était intense, j’ai perdu dix kilos pendant le tournage.
Gary : J’ai très mal vécu mon élimination. C’est violent de voir son nom et « joueur bloqué ». Tout s’arrête d’un coup. Quand on m’a dit que je pouvais aller rendre visite à un candidat avant de quitter le jeu, j’ai pensé à Inès. J’avais peur d’être énervé en la voyant. Elle m’avait mis au bûcher.
Inès : Je m’attendais à ce qu’il vienne me voir. C’était vraiment dur, on passe d’une minute à l’autre d’une joueuse à une personne humaine. J’ai contribué à son élimination et quelques minutes plus tard j’ai en face de moi quelqu’un d’hyper empathique, hyper humain, adorable. Avec Gary, on a pleuré en deux minutes.
Gary : On s’est pris dans les bras. Ce qui me manquait, c’était le lien avec les gens. C’est très compliqué d’être seul face à soi-même.
Inès : Au moment de sa sortie, dans son message vidéo diffusé à l’ensemble des candidats, Gary m’a exposée, probablement sans le vouloir.
Gary : Je suis ressorti en étant l’un des joueurs les plus détestés. C’est formidable d’être le méchant d’un objet télévisuel.
Inès : J’ai passé la nuit suivante à réfléchir : « Je sais que je vais sortir demain, c’est le moment pour moi de foutre la merde et de sauver ceux que j’aime bien. »

Dans The Circle, Maxime se faisait passer pour Valeria, son épouse (photo encadrée).
Dans The Circle, Maxime se faisait passer pour Valeria, son épouse (photo encadrée). - Capture d'écran Netflix

Romain : La vérité, c’est que The Circle est l’une des meilleures expériences de ma vie, ce n’était que du bonheur de A à Z. J’ai été moi-même, sans artifice, sans mensonge, sans faire de la séquence pour faire de la séquence, je me suis laissé guider par mes propres sentiments, j’ai fait ce que j’ai eu envie de faire. En plus, pour moi, il y a eu la victoire au bout. C’était un soulagement de sortir du jeu, de retourner à la vraie vie et de repartir avec un gros chèque.
Maxime : Ne pas avoir gagné est mon pire souvenir. Le meilleur, c’est la rencontre lors du dîner final [avant l’annonce des résultats les finalistes se rencontrent pour la première fois, en chair et en os, autour d’une table]. C’était à mourir de rire. Malgré les disputes pendant le jeu, le côté humain revient et finit par l’emporter. Le final de la version française ne rivalise avec aucune autre version. Dans la version britannique, celui qui a été dupé le prend méchamment et réagit très mal.
Romain [qui a « flirté » virtuellement avec Valeria dans le jeu] : Quand je découvre que Maxime s’est fait passer pour Valeria, je l’ai bien pris parce que c’est un jeu. La première seconde, j’étais choqué, après, je me suis dit : « C’est bon, je me suis bien fait avoir, je n’aurais pas de meuf cette année, je ne sortirai pas avec Valeria. »


L’APRES
Maxime : On ne peut pas mettre de mots sur l’expérience qu’on a vécue tellement on est déconnectés du monde réel. C’est comme si on revenait de Mars. Le jour où on nous a rendu nos téléphones, je ne savais limite plus m’en servir, c’était incroyable comme sensation.
Inès : Lorsque The Circle France a été mis en ligne sur Netflix, je l’ai regardé comme on enlève un pansement. Je déteste entendre ma voix. Dès les cinq premières minutes, je me disais « Quelle angoisse, c’est la catastrophe ! » J’ai tout visionné en un jour et demi, en ne mettant pas le son trop fort, et je n’ai plus jamais regardé.
Maxime : On a commencé à regarder à 19h et on a fini à 4h du matin avec ma femme. Elle a beaucoup rigolé et m’a trouvé très bon joueur.
Gary : C’est un beau miroir. Je trouve que c’est fidèle à ce que je suis : on voit que je suis hypersensible, que je vis avec mes émotions, que je suis un peu bitchy – et encore, ils ont été assez softs dans le montage. Là où j’ai été perturbé, c’est sur l’épisode de mon départ. Je ne l’ai pas vécu de la manière dont ça a été montré. Je pense que j’étais le personnage qu’on adorait ne pas aimer parce que je dérangeais par rapport à mes choix, à des situations X ou Y. En vivant le truc, je n’ai pas anticipé ce que les gens allaient en penser. J’assume tout ce que j’ai fait en écoutant mon cœur.
Romain : Dès la mise en ligne, il y a eu un impact sur mon nombre de followers. J’allais voir ce qui se disait sur les réseaux, je n’ai pas eu un seul commentaire négatif. Que des gens bienveillants, pas que des Français, du public du monde entier. Depuis, j’ai fait d’autres téléréalités et cela n’a rien à voir : c’est négatif, les gens vident leur sac sur nous. Alors que le public de Netflix, pas du tout.
Maxime : J’ai pris presque 70.000 abonnés en un mois, alors que je n’étais personne. Cela reste incomparable avec certains candidats américains qui ont pris un million d’abonnés.
Gary : Tu n’es jamais préparé à te prendre des seaux de merde. Je recevais des messages du style « Les gays on va les pendre par la bite ». Des gens disaient que j’aurais vendu du beurre aux Allemands, me détestaient parce que j’étais le traître, parce que je suis homosexuel. Le public LGBT ne m’a pas défendu. Dans les commentaires sous les articles de Têtu, je lisais des choses violentes à mon encontre. Sur le coup, c’est difficile, c’était pendant le confinement, je n’avais personne autour de moi pour me soutenir dans tout ça. Avec le recul, j’adore le rôle que j’ai eu. Et je pense que les gens me trouvent finalement attachant.
Inès : J’étais un peu en décalage, je me trouvais dans la campagne, en Angleterre, qui est le seul pays au monde où Netflix ne propose pas The Circle. J’étais vraiment coupée du monde. Cela n’a pas eu un effet sur moi directement. L’aspect le plus positif c’est qu’on me dise que j’ai représenté une fille d’origine maghrébine – je suis moitié vendéenne moitié marocaine – de façon différente que portraiturée d’habitude dans les médias. C’était le commentaire le plus récurrent et qui m’a fait le plus chaud au cœur.
Gary : On est un casting très ressemblant au premier Loft Story. On a de vrais métiers, nous sommes des personnes que tu croises tous les jours en allant acheter ton pain, pas des bimbos refaites et des mecs bodybuildés.
Maxime : Quand je sortais faire les courses pendant le confinement, les gens me demandaient des selfies avec eux. Quand on est inconnu, on se souvient toute notre vie des premières photos qu’on prend. Là, l’euphorie est retombée.
Gary : Je n’ai pas changé de vie. Je m’occupe aujourd’hui des réseaux sociaux de la société qui m’emploie.

Romain est un candidat de The Circle France
Romain est un candidat de The Circle France - Capture d'écran/Netflix

Romain : Depuis, j’ai fait La villa des cœurs brisés, et j’ai tourné dans d’autres programmes qui seront diffusés dans l’année. Ce n’est pas ce que j’avais prévu de faire et ce n’est pas ce que je vais faire de ma vie, la téléréalité ne sera pas ma carrière.
Maxime : On peut développer du business en ligne. Avoir une visibilité sur les réseaux sociaux, c’est important. Avec Valeria, on est parti sur La Bataille des couples qui sera diffusée en septembre sur TFX. On a eu des propositions, on a sauté sur l’occasion. On est conscient que les réseaux sociaux peuvent être un complément de revenus.
Romain : J’ai lancé ma chaîne YouTube avec ma meuf, on cherche des contenus intéressants. Je vais par exemple aller rencontrer trois candidats de The Circle Brésil. Je ne pense pas que je resterai comme un candidat emblématique de téléréalité, je préfère qu’on me décrive comme créateur de contenu.