« Pékin Express » : « On n’a aucune dent contre Rose-Marie et Cinzia », assurent les éliminées Crisoula et Jenny

INTERVIEW Le binôme belge réagit à son élimination du jeu de M6

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Crisoula et Jenny, le binôme belge de Pékin Express.
Crisoula et Jenny, le binôme belge de Pékin Express. — Patrick ROBERT/M6
  • Crisoula et Jenny ont été éliminées à l’issue du troisième épisode de Pékin Express, sur les pistes de la terre rouge, diffusé mardi sur M6.
  • « On a tout donné. D’autres auraient pu lâcher. Nous, on a jamais abandonné ni rien perdu de notre bonne humeur », déclarent les deux Belges à 20 Minutes.
  • Après ce troisième épisode, le tournage a été suspendu en raison de la pandémie de coronavirus. « Quand on est rentrées, on aurait dit qu’il y avait la guerre, tout était fermé, tout était vide », témoigne Crisoula.

Leur troisième duel final leur a été fatal. Crisoula et Jenny se sont inclinées face à Cinzia et Rose-Marie lors de l’ultime épreuve de l’épisode de Pékin Express diffusé mardi sur M6 et cette fois-ci, celle-ci était éliminatoire. 20 Minutes a recueilli les réactions du binôme belge de la saison.

Malgré votre élimination, vous êtes satisfaites de ces trois étapes accomplies ?

Jenny : On est très contentes de notre parcours, malgré nos péripéties. On s’est donné à fond, en gardant de sourire. Malheureusement, la malchance a pris le dessus. On n’a vraiment pas eu de chance, surtout en auto-stop parce qu’on en avait eu pour trouver une habitation le soir.

Vous trouvez que les étapes et les épreuves étaient d’un niveau particulièrement difficile ?

Crisoula : La fatigue s’accumule, il y a le voyage, le manque de nos familles, on ne dort pas beaucoup, on ne mange pratiquement pas… Donc c’est plus dur. Quand on doit pousser 50 kg de bananes sur les routes ougandaises, c’est sûr que c’est compliqué (rires).

J. : On est triste en fin de journée de se dire qu’on est dernières. Mais on a tout donné. D’autres auraient pu lâcher. Nous, on n'a jamais abandonné ni rien perdu de notre bonne humeur.

Pour la deuxième fois consécutive vous avez choisi d’affronter Cinzia et Rose-Marie lors du duel final. Vous aviez une dent contre elle ?

C. : La première fois, oui. Elles nous avaient balancées au binôme catalan [Qui avait ensuite agité le drapeau noir contre elles, les obligeant à s’immobiliser de longues minutes]…

J. : Elles s’attendaient à ce qu’on les choisisse, elles savaient.

C. : Le soir même du tournage, on s’est expliquées au sujet du drapeau noir. On s’entend très bien avec elles, on s’adore maintenant. On n’a aucune dent contre elles, ça doit être dit.

Cette troisième étape est aussi la dernière avant le rapatriement en raison de la pandémie de Covid-19. Comment avez-vous vécu ce moment ?

J. : Même si on était éliminées, on a fait le trajet jusqu’en Ethiopie parce qu’ils nous gardaient en réserve [pour réintégrer le jeu en cas de défection d’un autre binôme]. On se disait que c’était cool, qu’on pourrait quand même voir ce pays.

Et puis le rapatriement a été annoncé…

C. : On était tristes et dégoûtées.

J. : Et inquiètes. On n’était pas du tout au courant de ce qu’il se passait avec la pandémie. On ne savait pas comment nos proches vivaient la chose en Belgique.

C. : On ne s’imaginait pas que le Covid avait une telle ampleur. Quand on est rentrées, on aurait dit qu’il y avait la guerre, tout était fermé, tout était vide.

Vous aviez peur d’avoir fait tout cela pour rien et que les images ne soient jamais diffusées ?

C. : On ne fait jamais les choses pour rien. Même si les images n’avaient pas été diffusées, l’Afrique est dans notre cœur, dans notre tête, dans nos souvenirs. Les émissions condensent quatre jours en deux heures, il y a un tas de moments que l’on ne voit pas.

Y en-a-t-il un en particulier que vous regrettez de ne pas avoir vu à la télévision ?

J. : Notre partage avec les locaux. On galérait tellement la journée que le fait de trouver facilement une habitation le soir était un réconfort pour nous. On a été accueillies les bras grands ouverts.

C. : Le premier soir, on a dansé le sirtaki avec tous les petits du village, vêtues d’habits ougandais.

J. : Qui aurait cru qu’on aurait dansé le sirtaki au fin fond de l’Ouganda ? (rires)

C. : C’était magnifique. Après, ils nous ont montré leurs danses locales. Ça, j’aurais aimé que ce soit diffusé à la télévision !