« The Voice » : « Je voulais que les gens me découvrent hors-Céline Dion », confie Nayah, sosie de la chanteuse

INTERVIEW La chanteuse Nayah, sosie de Céline Dion, revient pour « 20 Minutes » sur sa participation dans le télécrochet de TF1

Propos recueillis par Fabien Randanne
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Nayah dans la saison 10 de The Voice.
Nayah dans la saison 10 de The Voice. — Bureau 233/ITV/TF1
  • L’audition à l’aveugle de Nayah dans la saison 10 de The Voice a été diffusée samedi sur TF1.
  • Nayah, qui a représenté la France à l’Eurovision 1999, fait carrière depuis une vingtaine d’années en tant que sosie de Céline Dion.
  • Les coachs ne se sont pas retournés sur sa prestation. « J’en ai profité pour leur dire qui j’étais vraiment, que j’étais fière, contente d’être arrivée devant eux, de pouvoir m’exprimer en tant que moi-même », déclare l’artiste à 20 Minutes.

Pour une fois, Céline Dion a été trop encombrante pour Nayah. L’artiste de 60 ans, qui fait carrière depuis une vingtaine d’années en tant que sosie de la chanteuse québécoise, n’a pas convaincu les coachs de The Voice de se retourner sur sa reprise ( à voir par ici) de L’Hymne à l’amour, samedi. Elle revient, pour 20 Minutes, sur sa participation dans le télécrochet de TF1.

Comment vous êtes-vous retrouvée dans « The Voice » ?

J’ai fait le casting. Aujourd’hui, je suis un peu en retard sur certaines choses, je n’ai pas 20 ans, alors j’essaye de me renseigner. Mes filles sont fans de cette émission depuis le début. Elles m’ont dit : « Tu devrais aller à The Voice ! Tu fais quand même la voix de Céline Dion ! » (elle rit). Je me suis donc laissée tenter par l’aventure.

Vous avez chanté du Edith Piaf. Vous avez hésité à choisir une chanson de Céline Dion ?

Quand j’ai démarré l’aventure, la première chose que j’ai dite, c’est que je voulais que les gens me découvrent hors-Céline Dion, qu’ils sachent que j’ai une voix à côté. C’était ça ma motivation. Parce que j’ai quand même fait l’Eurovision [elle a représenté la France en 1999], des CD autoproduits, j’écris aussi… Je voulais que le public ne voie pas un sosie mais une chanteuse.

Quand vous avez commencé à chanter, Amel Bent a réagi en disant : « On dirait Céline Dion ! ». Qu’est-ce que ça vous évoque ?

Cela fait très longtemps que ça dure… Il y a un peu plus d’une trentaine d’années, je faisais beaucoup de castings et de radiocrochets et, régulièrement, cette ressemblance était évoquée. En 1990, j’ai participé à la finale de la sélection suisse​ – je vivais là-bas à l’époque – pour l' Eurovision. Le premier gros titre dans La Tribune de Genève disait que j’étais « sur les traces de Céline Dion » [La chanteuse québécoise avait remporté l’Eurovision pour la Suisse en 1988]. C’est là que les gens ont commencé à me situer avec elle. Je me disais qu’elle était l’une des plus belles voix au monde, qu’il faudrait travailler et ne pas décevoir. Cela a démarré doucement comme ça.

Les coachs ont salué vos capacités vocales, mais ont dit avoir du mal à se projeter. C’est frustrant ?

J’en ai profité pour leur dire qui j’étais vraiment, que j’étais fière, contente d’être arrivée devant eux, de pouvoir m’exprimer en tant que moi-même. Je leur ai dit que j’avais fait l’Eurovision et qu’ils pourraient donc écouter ma « vraie » voix, sans artifice ou maquillage parce que, pour être Céline Dion, je travaille ma voix, je chante dans le nez. Il faut faire le personnage. Mais en dehors de ça j’ai mon petit accent catalan et j’ai une personnalité qui plaît malgré tout. J’espère que, grâce à cette rencontre, des gens me remarqueront et auront envie de voir ce que je peux faire. C’est ça aussi l’idée, parce que des chances, il y en a à tous les niveaux.

Vous voudriez vous détacher de Céline Dion pour repartir sur une nouvelle séquence de votre carrière en faisant entendre votre voix ?

C’est exactement ça : à souligner 10.000 fois ! Même si je suis un peu auteure-compositrice parce que j’aime partager ce que je ressens et les valeurs que je défends, j’ai envie que d’autres personnes se proposent pour me créer des chansons, que des gens me produisent et que je puisse enfin faire une scène parisienne. Ce serait la cerise sur le gâteau de rencontrer le public parisien qu’on dit très difficile.