« Les Marseillais à Dubaï » : « Quand ça n’allait pas, je tapais du poing sur la table », prévient Jessica Aidi, la bookeuse

INTERVIEW Jessica Aidi encadre les Marseillais dans la nouvelle saison de leur périple à Dubaï à partir de ce lundi sur W9

Propos recueillis par Clément Rodriguez

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Jessica Aidi, une Parisienne face à des dizaines de Marseillais
Jessica Aidi, une Parisienne face à des dizaines de Marseillais — Spark Digital UAE/Dmitriy TUMANIN
  • W9 lance ce lundi la dixième saison des Marseillais, tournée cette année à Dubaï.
  • Jessica Aidi succède à Mawi dans le rôle de la bookeuse des candidats.
  • Il s’agit de sa toute première expérience en matière d’animation. « Pourquoi pas continuer dans cette voie et surfer sur cette vague ? », se demande-t-elle face à 20 Minutes.

Sa participation aux Marseillais est « le fruit du hasard ». Dès lundi, Jessica Aidi enfilera la casquette de bookeuse des candidats de l’émission de W9 et encadrera Julien, Manon, Paga et les autres tout au long de leur aventure. Le mannequin n’avait pas prévu de participer au programme avant que son profil ne soit envoyé au producteur Benjamin Giazzi par deux de ses amis. Quelques semaines après, elle était dans l’avion à destination de Dubaï.

Originaire de Montpellier, Jessica Aidi est montée à Paris pour ses études. Après une prépa HEC, une licence économie gestion et un master en marketing et direction d’équipes commerciales, la jeune femme est partie à New York pour faire du mannequinat. Ce rôle de responsable des jobs des Marseillais est donc sa première expérience télévisée. La fiancée de  Marco Verratti, joueur du PSG, se confie à 20 Minutes sur ce premier rôle, ses opportunités et la façon dont elle a fait sa place dans le clan des fratés.

Comment les Marseillais vous ont-ils accueillie ? Est-ce que vous appréhendiez la première rencontre avec eux ?

Je les ai rencontrés lors du premier jour de tournage et la présentation des participants. J’étais un peu intimidée dans le sens où ils ne me connaissaient pas, ils ne savaient même pas qui était la bookeuse. Je me suis dit « comment vont-ils prendre le fait que je suis une Parisienne ? Est-ce qu’ils vont savoir que mon fiancé joue au Paris Saint-Germain ? » Au final, ça reste des Marseillais, ils sont chaleureux et sympas donc la glace a vite été brisée et j’ai été très vite mise à l’aise.

Est-ce que vous avez pu insuffler votre personnalité dans ce rôle ?

J’avais déjà regardé l’émission mais pas en détail donc je partais à l’aventure sans pour autant savoir ce qu’il fallait faire. Je ne me suis pas inspirée de ce que les précédentes bookeuses avaient pu faire et j’y suis vraiment allée avec mon naturel. De base, je suis quand même relativement timide quand je ne connais pas les gens. Donc quand on m’a dit qu’ils seraient sous ma responsabilité et que je devais être un peu autoritaire quand il le fallait et douce quand il fallait l’être aussi, j’ai juste suivi les consignes et ça s’est bien passé. J’étais solaire et souriante mais quand ça n’allait pas, je tapais du poing sur la table. Parce que j’ai tapé du poing sur la table !

Qu’attendez-vous du programme ? Est-ce que c’est pour vous l’occasion d’acquérir une grosse notoriété en peu de temps ?

Oui, bien évidemment parce que c’est le programme de téléréalité le plus regardé ces dernières années. Après, honnêtement, je ne l’ai pas fait pour ça parce que je n’en avais pas spécialement besoin. Je l’ai surtout fait pour avoir plus d’expérience dans un domaine que je ne connaissais pas et ça peut toujours permettre d’ouvrir de nouvelles portes. On ne sait pas de quoi demain sera fait et c’est vrai que maintenant que j’ai goûté à l’animation, pourquoi pas continuer dans cette voie et surfer sur cette vague ?

Etant donné la vie presque normale de Dubaï lors du tournage, avec moins de restrictions sanitaires, peut-on s’attendre à une saison avec de vrais jobs ?

Il y a eu de vrais jobs et de vraies missions dans la mesure où on s’est aussi adapté de notre côté. On a tout organisé pour faire en sorte que le tournage puisse avoir lieu et que l’émission ait un intérêt. On a fait en sorte de les surprendre, de leur faire découvrir des choses qu’ils ne connaissaient pas. L’avantage, c’était qu’à Dubaï, tout était ouvert et qu’on a pu plus ou moins leur donner des missions professionnelles à la hauteur des attentes des téléspectateurs et des candidats malgré le port du masque et la distanciation sociale.

Quelle a été votre plus grande surprise ?

J’ai été très surprise de voir à quel point il n’y avait aucune mise en scène. Il y a beaucoup de personnes qui disent que dans la téléréalité, tout est mis en scène. En vrai de vrai, non. Les prises de vues sont en one-shot. Il n’y a pas de mise en scène, on ne coupe pas, on ne refait rien. Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça. Ce que l’on voit à la télé, c’est exactement ce qu’il se passe.

Où est-ce que vous avez pris le plus de plaisir ?

Le moment où je prenais beaucoup de plaisir, c’était quand je faisais le débrief de l’émission. Forcément, quand c’est bien, on le dit, on les félicite et ils sont vraiment contents. Quand ce n’est pas bien, on le dit aussi et c’est un peu plus compliqué parce qu’il faut les recadrer. Je ne pensais pas que j’aurais dû autant le faire mais il s’avère que j’ai dû m’imposer et leur faire comprendre qu’on n’était pas ici pour rigoler. Prendre ce job à cœur, c’est vraiment intéressant parce qu’eux aussi le prennent à cœur, ils essayent de tout donner et de faire en sorte que les choses se passent très bien. En dépit du fait que ça reste une émission de téléréalité, c’est aussi une très belle expérience humaine.