« Top Chef » : « Quand les chefs ont parlé de moi, j’étais prêt à exploser », se souvient Jarvis Scott

INTERVIEW Malgré tous ses efforts, Jarvis n’est pas parvenu à intégrer l’une des quatre brigades de la douzième saison de « Top Chef »

Propos recueillis par Clément Rodriguez

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Jarvis ne sera pas parvenu à intégrer une brigade dans « Top Chef »
Jarvis ne sera pas parvenu à intégrer une brigade dans « Top Chef » — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • M6 diffusait ce mercredi le deuxième épisode de la saison 12 de Top Chef.
  • Après un raté sur l’épreuve du cœur coulant, Jarvis Scott n’est pas parvenu à se qualifier pour la suite du concours avec son filet de bœuf en dernière chance.
  • « A la base, c’était un beau challenge qui s’est transformé en inconvénient », raconte le candidat à 20 Minutes à propos de son statut de candidat solitaire.

Il avait le pire des rôles. N’étant pas parvenu à intégrer une brigade la semaine dernière, Jarvis faisait cavalier seul dans Top Chef. Une position difficile à assumer et qui l’aura desservi puisque le cuisinier de 24 ans a été éliminé suite à une épreuve de la dernière chance très disputée. Il se confie à 20 Minutes sur sa participation à l’émission de M6, sa position de candidat solitaire et ses impressions après les compliments des chefs au moment de son départ.

Comment avez-vous atterri dans "Top Chef" ?

J’avais posé une candidature pour Objectif Top Chef il y a des années et elle n’avait pas été retenue. Ils m’ont rappelé des années après pour Top Chef. J’avais fait quelques castings, ce n’était pas passé et l’année d’après, ils m’ont rappelé encore et je venais de quitter ma fiancée, j’étais un peu down et je me suis dit que j’allais le faire. J’ai passé tous les castings et c’est passé. Ça part d’une déception amoureuse sévère et de vouloir remonter la pente après cette déception.

Ne pas avoir de chef de brigade, c’était un inconvénient ?

A la base, c’était un beau challenge qui s’est transformé en inconvénient. Quand tu es dans une équipe et que ton équipe foire, c’est le chef qui choisit qui va en dernière chance. Tandis que si je foire en tant que candidat solitaire, c’est moi qui vais en dernière chance direct. Quand tu es en équipe, tu as moins de risques d’y aller. Ça m’a un peu desservi et je suis tombé contre Matthias et Mohamed, deux cuisiniers d’exception et c’était compliqué pour moi de rester.

Pensez-vous que votre destin aurait été différent avec un chef de brigade ?

Avoir un chef de brigade aurait changé les choses parce que j’aurais eu des petits coups de pied au cul supplémentaires que je ne pouvais pas forcément me mettre moi-même. Je pense que j’aurais pu faire un plus beau parcours dans l’émission.

Vous disiez que vos parents ne croyaient pas en vous. L’émission va-t-elle changer les choses ?

L’émission a un peu changé les choses dans le sens où quand on passe à la télé, on a beaucoup de gens qui reviennent dont la famille étrangement. Je pense qu’ils sont un peu plus fiers de moi maintenant qu’ils ne l’étaient avant. Moi, je suis un kiffeur, je ne suis pas du tout énervé de ce qui m’arrive, je suis hyper content. J’ai rencontré des gens géniaux. Je n’ai pas une once de haine envers qui que ce soit. Je suis très bien dans mes santiags !

Quand Mohamed vient vous aider sur la dernière chance, est-ce que cela vous touche particulièrement ?

On y réfléchit après coup, quand la dernière chance est finie et qu’on se retrouve en coulisses. Franchement, j’avais un peu les larmes aux yeux, j’ai trouvé que c’était un très beau geste, je ne m’y attendais et ça m’a beaucoup touché, je l’ai remercié en sortant de la dernière chance.

Quand vous entendez les commentaires dithyrambiques que vous font les chefs à la fin de l’émission, que vous dites-vous ?

Quand les chefs ont parlé de moi et qu’ils ont dit que j’étais quelqu’un de sensible, qu’ils me reverraient sûrement dans quelques années, que ce n’était pas fini pour moi, que Paul Pairet m’a fait des commentaires assez élogieux sur mon tartare, j’avais les larmes aux yeux. J’étais prêt à exploser, je me suis retenu. J’avais les santiags qui tanguaient un peu. Je suis le seul chef de partie de l’émission, je suis entouré de chefs confirmés. Quand tu regardes leur CV, les mecs sont des machines de guerre donc je suis hyper chanceux d’avoir été en compétition avec ces gens-là et d’avoir pu faire Top Chef de là où je viens. Il y a quelques années, je récurais des casseroles à Belleville donc je suis juste hyper fier d’avoir fait ça.

Quel est le moment le plus marquant que vous retiendrez de votre aventure ?

Les autres candidats, je les ai vraiment beaucoup appréciés, on est un peu une petite famille maintenant, on s’entend hyper bien. Je suis très branché sur l’humain et j’ai rencontré vraiment de belles personnes, on va pouvoir faire des choses ensemble par la suite. C’est cool qu’on ait cette relation.

Aujourd’hui, est-ce que vous êtes toujours chef de partie aux côtés d’Albert Adrià à Barcelone ?

Non, je vais rester sur Paris. J’ai des projets dont je ne peux pas encore trop parler mais qui sont à suivre sur Paris et qui vont faire un peu de bruit, je pense.