Euronews : Une grève de 24 heures pour s’opposer aux suppressions d’emplois

MEDIAS Une cinquantaine de salariés se sont rassemblés ce mardi matin devant le siège de la chaîne à Lyon

20 Minutes avec AFP

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Le siège d'Euronews, à Lyon, en 2015.
Le siège d'Euronews, à Lyon, en 2015. — Philippe DESMAZES / AFP

Un débrayage de 24 heures. Des salariés d’Euronews sont en grève depuis ce mardi. Ils dénoncent les suppressions d’emplois annoncées en novembre.

Une cinquantaine de salariés se sont rassemblés devant le siège de la chaîne à Lyon dans la matinée à l’appel de l’intersyndicale SNJ, CFE-CGC, SNRT-CGT, SNJ-CGT. « C’est la première grève intersyndicale dans l’entreprise et il y a une belle mobilisation dans tous les services », a déclaré Christelle Petrongari, journaliste déléguée SNJ. Euronews comptait en début d’après-midi « 13 % de grévistes ».

Le président du directoire, Michael Peters, avait présenté cet automne aux organisations syndicales un plan de redéploiement des effectifs face à une perte de revenus publicitaires liée à la crise sanitaire.

« Aucune proposition syndicale n’a été retenue »

« Il est prévu qu’environ 30 à 40 personnes quitteront l’entreprise, une fois le processus du PSE [Plan de sauvegarde de l’emploi] terminé », a informé mardi un porte-parole d’Euronews.

La chaîne d’information privée « emploie actuellement environ 500 collaborateurs permanents. De nouveaux emplois sont par ailleurs créés » pour accompagner le développement du numérique, a-t-il ajouté. Ces emplois « sont proposés en priorité aux membres du personnel dont les postes actuels sont concernés par le plan de départs ».

Pour Christelle Petrongari, « c’est un plan purement économique (…). Depuis le début des négociations du PSE, aucune proposition syndicale n’a été retenue », a-t-elle déploré. « On ne veut pas de licenciements ou alors en nombre très limité ».