« Cauchemar en cuisine » : Mallory Gabsi, qui épaule Philippe Etchebest, « n’aime pas engueuler les gens »

TELEVISION Le demi-finaliste de la dernière saison de « Top Chef » filera un coup de main à un restaurateur en difficulté ce lundi soir sur M6

Fabien Randanne
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Mallory (Malou) Gabsi, candidat belge de l'émission Top Chef.
Mallory (Malou) Gabsi, candidat belge de l'émission Top Chef. — RTLBelgium / Karimbo
  • Le Belge Mallory Gabsi, 24 ans, a atteint la demi-finale de Top Chef sur M6 cette année.
  • Ce lundi, il apparaîtra dans Cauchemar en cuisine diffusé dès 21h05 sur M6.
  • « A mon âge, c’est une super expérience. C’est toujours chouette de pouvoir aider les gens », déclare à 20 Minutes le jeune homme qui, se consacre à l’écriture d’un livre en attendant que la situation sanitaire soit davantage favorable à ses projets dans la restauration.

Vous en avez rêvé ? Cauchemar en cuisine l’a fait. Mallory Gabsi, candidat de la dernière saison de Top Chef et chouchou des fans du concours culinaire, épaulera Philippe Etchebest dans l’émission diffusée ce lundi soir sur M6. Il viendra au secours d’un restaurateur d’Epoye (Marne), criblé de dettes et ayant bien du mal à s’en sortir malgré l’aide que tente de lui apporter son fils.

« Je n’ai pas hésité du tout. A mon âge, c’est une super expérience. C’est toujours chouette de pouvoir aider les gens », déclare à 20 Minutes le Belge de 24 ans. Il a eu pour mission de composer la recette que le gérant du restaurant devra reproduire et de s’assurer que toutes les recommandations formulées ont bien été comprises.

Ne vous attendez cependant pas à ce que Mallory mette la pression aux candidats à la manière de Philippe Etchebest. « Lui, c’est un peu le méchant, il a cette image-là dans Cauchemar en cuisine. Il a son rôle qui ne doit pas changer. On n’a pas la même façon de parler aux gens quoique, parfois, je peux me fâcher », avance le jeune homme. Et d’ajouter : « Moi, je suis gentil, je n’aime pas engueuler les gens, ça me fait mal au cœur. »

S’il estime que Philippe Etchebest n’est « pas vraiment remplaçable » dans Cauchemar en cuisine, Mallory aimerait bien avoir sa propre émission, à l’image de Noerbert Tarayre, ancien de Top Chef qui reviendra à l’antenne en janvier sur M6 pour une nouvelle saison de La meilleure boulangerie de France. « Il y a moyen de faire plein de chouettes choses, reste à trouver quoi », note celui qui se fait surnommer Malou. Une chose est sûre : il ne veut pas se limiter à présenter des recettes. « C’est bien, mais c’est devenu banal. Tu tapes « recette » sur Internet et tu en trouves 10.000. »

« Il faut avoir des couilles pour ouvrir un restaurant aujourd’hui »

En attendant une telle exposition sur le petit écran, le jeune homme se consacre à l’écriture d’un guide qui devrait sortir cet été. « J’y parle de moi et je donne des recettes de ma grand-mère », annonce-t-il.

Ce travail de rédaction lui permet de s’occuper parce que, côté restauration, ses projets sont en suspens. « Avec le Covid-19, j’ai un peu peur de me lancer dans des choses qui vont être bloquées ensuite. Et je n’ai pas envie d’attirer une foule à un endroit, avec le coronavirus, ce n’est pas le moment. » Nul doute qu’en disant cela, il a en tête l’expérience contrastée de sa friterie éphémère, 140° Street, montée cet été avec Adrien Cachot son camarade de Top Chef. Lancée sur une péniche à Paris, elle avait fermé au bout de cinq jours, victime de son succès. L’établissement prévoyait de servir 400 couverts mais a été pris d’assaut par les gourmands.

« On est en train de bosser sur le 140° avec Adrien, on attend les opportunités, mais pour ouvrir un restaurant aujourd’hui, excusez-moi l’expression, il faut avoir les couilles », reprend Mallory Gabsi qui concède qu’être contraint à l’immobilité pour cause de crise sanitaire « entame [son] moral ». « Je suis quelqu’un d’hyperactif, je bouge tout le temps, là je suis à la maison… Ce qui me réconforte c’est que me dire que je ne suis pas tout seul là-dedans, il y a plein de gens qui vivent la même chose. » Pour les restaurateurs, les confinements et couvre-feu représentent indéniablement une autre sorte de « cauchemar » en cuisine.