Dernier JT de Pernaut : La Maison du billard embauche des renforts après chaque passage dans le « 13 heures »

AU CŒUR DE NOS REGIONS Jean-Pierre Pernaut présente le JT de « 13 heures » sur TF1 depuis 1988. Pour son dernier journal, ce vendredi, « 20 Minutes » a rencontré des Français et des Françaises qui ont eu les honneurs de ses caméras. En 11 ans, la Maison du billard a eu droit à quatre reportages sur ses jeux d’estaminets

Mikaël Libert

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La Maison du billard fabrique des jeux d'estaminets.
La Maison du billard fabrique des jeux d'estaminets. — Maison du billard
  • Jean-Pierre Pernaut quitte le JT de 13 heures de TF1 ce vendredi. Pour son dernier, la chaîne a préparé un reportage en son honneur. A 20 Minutes, nous sommes allés rencontrer les Françaises et les Français qui ont eu la chance d’avoir un reportage dans son journal.
  • Dans le Pas-de-Calais, l’entreprise familiale la Maison du billard a eu droit à quatre reportages dans ce JT qu’elle regardait déjà avant d’en être une des vedettes.
  • Chaque diffusion a fait grimper en flèche les ventes de l’entreprise. A tel point que des renforts sont désormais embauchés après les passages au JT.

Pernaut, « c’est la puissance ». A Sailly-sur-la-Lys, dans le Pas-de-Calais, la Maison du billard est une entreprise familiale qui fabrique, depuis plusieurs générations, des jeux traditionnels flamands, à l’image de ceux que l’on retrouve dans les estaminets. Un credo pile poil dans la ligne éditoriale du journal télévisé de 13 heures, présenté depuis 1988 par l’emblématique Jean-Pierre Pernaut. D’ailleurs, depuis 2009, les équipes locales de TF1 ont posé quatre fois leurs caméras chez ces artisans avec des conséquences que ces derniers n’imaginaient pas.

Dans la famille Rogé, comme dans beaucoup de foyers français, le 13 heures de Pernaut est une institution que l’on regarde presque religieusement. « Ce qui est agréable avec ce JT, c’est qu’il décroche des informations moroses pour parler de choses qui sont beaucoup plus gaies », reconnaît Armand Rogé, 32 ans, co-gérant de la Maison du Billard. Alors, lorsque les journalistes de TF1 ont contacté l’entreprise pour la première fois, en 2009, la famille n’en revenait pas. « J’étais encore jeune mais je me souviens que nous étions très enthousiastes. Il y avait un peu de stress mais les journalistes nous ont mis à l’aise et ça s’est super-bien passé », se rappelle Armand.

Tous les jeux vus dans le reportage vendus dans les 3 heures

C’est à l’après diffusion du reportage que cette famille d’artisans n’était pas prête. « On ne s’attendait pas du tout à ça et c’est assez dingue la puissance de ce JT. Le téléphone n’arrêtait pas de sonner et même avec deux lignes, nous ne pouvions pas traiter tous les appels, s’enthousiasme encore le gérant. Les jeux présentés dans le reportage ont tous été vendus dans les 3 heures après la diffusion ». Depuis, la Maison du Billard a eu droit à trois autres sujets au 13 heures. Le dernier est d’ailleurs passé cette semaine sur TF1. « Nous avons commencé à anticiper l’effet Pernaut après le second reportage. Là, nous avons embauché deux personnes en plus pour traiter les commandes, les appels et les mails qui arrivent de toute la France », explique Armand Rogé. Si la folie qui suit chaque diffusion dure environ une semaine, le jeune homme reconnaît que son entreprise à aussi gagné en notoriété dans le long terme. « C’est une chance incroyable à chaque fois, on a une belle étoile au-dessus de notre tête », insiste-t-il.

Bien entendu, toute la famille Rogé sera rassemblée devant le dernier 13 heures de JPP, ce vendredi. « Ça fait tellement longtemps que l’on regarde, il nous a fait découvrir tellement de choses. Il est passionné et passionnant dans sa manière de présenter ses reportages », assure Armand avec un peu d’émotion. Sur l’après Pernaut, il va laisser sa chance au produit, « mais j’espère que ce sera toujours dans cette dynamique de mettre en avant les savoir-faire, les traditions ».