Pierre Meyer et Jean Pierre Pernaut au Royal Palace à Kirrwiller
Pierre Meyer et Jean Pierre Pernaut au Royal Palace à Kirrwiller — Royal Palace

AU CŒUR DE NOS REGIONS

Dernier JT de Pernaut : Le patron du Royal Palace a « tellement pleuré » qu’il n’a rien vu de son premier « 13 heures »

Gilles Varela

Jean-Pierre Pernaut présente le JT de « 13 heures » sur TF1 depuis 1988. Pour son dernier journal, ce vendredi, « 20 Minutes » a rencontré des Français et des Françaises qui ont eu les honneurs de ses caméras. En Alsace, une véritable amitié lie le Royal Palace au JT

  • Jean-Pierre Pernaut quitte le JT de 13 heures de TF1 ce vendredi. Pour son dernier journal, la chaîne a préparé un reportage en son honneur. A 20 Minutes, nous sommes allés rencontrer les Françaises et les Français qui ont eu la chance d’avoir un reportage dans son journal
  • Avec des dizaines de reportages, le Royal Palace de Kirrwiller a été une des vedettes des journaux de JPP. Pierre Meyer, le patron de ce cabaret alsacien, est un fan du présentateur et de son journal.
  • D’être passé dans le journal de mi-journée de TF1 a eu un impact important pour le Royal Palace : il a fait venir les autocaristes et les tour-opérateurs.

Sa première fois, c'était en septembre 1991. Pierre Meyer, le fondateur du cabaret Royal Palace à Kirrwiller en Alsace, n’a pas oublié sa première apparition au 13 heures de Jean-Pierre Pernaut. Il en parle encore avec une émotion ponctuée de rires. « C’était le grand évènement. Tous les jours, on attendait le reportage de Marie-Laure Bonnemain. Lundi, mardi, mercredi… On ne savait pas à quel moment ça allait passer. Suivant l’actualité, ça bougeait. Et à un moment donné, on m’a dit : "Ok, ça passe", se rappelle le patron du cabaret. Quand c’est arrivé, j’étais tellement en pleurs que je n’ai rien vu de l’émission. Oui, oui (rires)… J’ai dû revoir l’enregistrement. C’était quelque chose. »

Une semaine après, il se rendait dans les studios de la chaîne, « à l’époque à Cognacq-Jay », précise Pierre Meyer, pour remercier l’équipe de TF1. Bardé de spécialités alsaciennes, notamment du Riesling vendanges tardives . « Et surtout des tartes aux quetsches que ma mamie avait faites spécialement pour Jean-Pierre. C’était marrant parce que les journalistes et tout le monde, une quarantaine de personnes, disaient : c’est bon ces tartes ! C’est mariné avec quoi ? Pour moi, c’était l’occasion aussi de voir comment ils travaillaient. » Des souvenirs qui ont touché toute la famille. Plus tard, « ma mère qui regardait tous les jours le 13 heures, disait : il ne nous dit même pas merci pour la tarte ! On a tellement rigolé. »

Depuis, c’est une véritable histoire d’amour entre l’équipe du Royal Palace et le présentateur emblématique de TF1. Si bien que le patron du music-hall ne se rappelle même plus exactement le nombre de reportages qui ont été faits chez lui. « Je l’ai rencontré plusieurs fois, on a sympathisé. Comme nous avons une nouvelle création de spectacle chaque année, il y a presque chaque année un reportage. D’ailleurs il est venu personnellement plusieurs fois à Kirrwiller, je l’ai vu sur des plateaux d’autres émissions et il m’attendait, il est vraiment gentil. »

Une fierté, mais aussi un coup de pub magistral pour le Royal Palace, cabaret niché dans un petit village de 500 habitants à quarante minutes de Strasbourg. « Le reportage a déclenché d’autres reportages, dans toute la presse, on a même eu une page complète dans Libé sur ce fameux music-hall qui n’est pas à Paris, ni dans une grande ville. Du jour au lendemain, d’une clientèle régionale, on est passé à une clientèle nationale, même internationale. Les autocaristes, les tour-opérateurs, c’était devenu quelque chose à voir, ça nous a doublé la clientèle en un an. C’était vraiment quelque chose. » Depuis, l’établissement reçoit 200.000 visiteurs par an.

Alors, dans ce village bas-rhinois, c’est sûr, l’annonce du départ de Jean-Pierre Pernaut n’est pas une bonne nouvelle. Fan du JT de 13 heures, ils regrettent déjà. « C’est un personnage, c’est pas uniquement un simple présentateur. Tout le monde l’aime bien. » En attendant, Pierre Meyer « est en train de lui faire un petit mot, avec un cadeau pour son départ. » Alors Jean Pierre-Pernaut, attention spoiler : il se pourrait bien que l’on vous revoie dans le secteur de Kirrwiller, dans un bel hôtel ou attablé dans un restaurant gastronomique le temps d’un week-end… « Pas trop loin de Royal Palace, sourit Pierre Meyer, comme ça, on se revoit. »

L'Alsacien Pierre Meyer, pionnier du music-hall rural