« District Z » : TF1 mise sur les zombies pour succéder à « Koh-Lanta »

DIVERTISSEMENT Ce vendredi soir, la première chaîne lance un nouveau jeu dans lequel des personnalités doivent effectuer des épreuves tout en étant assaillis par les morts-vivants

Fabien Randanne, avec Clément Rodriguez

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Les zombies passent à l'attaque, pour rire, dans District Z.
Les zombies passent à l'attaque, pour rire, dans District Z. — ALAIN ISSOC / SATISFACTION, THE TELEVISION AGENCY / TF1
  • TF1 lance District Z ce vendredi à 21h05.
  • Des personnalités viennent jouer au profit d’associations dans un décor de « zone secret-défense » peuplée de zombies.
  • « L’objectif n’est pas de terroriser [le public]. Les zombies ont des maquillages impressionnants mais ils sont là pour mettre nos célébrités dans un état de stress. Devant l’écran, il faut que ce stress se transforme en rire chez les téléspectateurs », explique l’animateur Denis Brogniart à 20 Minutes.

L’invasion des zombies a commencé il y a bien longtemps dans la pop culture. Depuis des années, ils sont partout : au cinéma, dans les jeux vidéo, dans les BD, dans les séries… On ne s’attendait pas pour autant à ce qu’ils se ramènent avec leurs tronches d’outre-tombe en prime time sur TF1.

Ce sera le cas ce vendredi soir et les suivants, à 21h05, avec District Z. Chaque semaine, des hordes de morts-vivants chercheront des noises à des personnalités – pour cette première, Mickaël Youn, Vincent Desagnat, Denitsa Ikonomova Arnaud Ducret et Cartman s’y collent – venues jouer au profit d’associations. Elles seront lâchées dans une « zone secret-défense » (en réalité un immense terrain à côté du Parc Astérix) où les attendent diverses épreuves les poussant à affronter leurs phobies. Et à se dépêtrer des encombrants hôtes zombifiés depuis qu’une expérience du mystérieux professeur Z a mal tourné…

Pour TF1, cette nouveauté est LE gros défi de la fin d’année. L’émission prend le relais de Koh-Lanta, dont la vingt-et-unième saison a été un carton, et tentera de rassembler un public familial. District Z, qui a engagé Xavier Gens, réalisateur des horrifiques Frontière(s) et La Horde, comme consultant, puise dans les œuvres de genre ou d’action. On pourra relever des clins d’oeil aux jumelles de Shining, au Joker, au Petit Chaperon rouge, à Resident Evil, mais aussi à La Casa de Papel… Encore faut-il que tout cela ne détourne pas les plus jeunes du petit écran.

« L’objectif n’est pas de terroriser les jeunes générations »

« On n’a pas de stress par rapport à ça, on a montré des extraits à des enfants. Quand ça s’arrête, ils sont déçus », assure Arthur, qui endosse ici la casquette de producteur. Denis Brogniart​, l’animateur, lui, rassure : « L’objectif n’est pas de terroriser les jeunes générations. Nous n’avons pas des zombies sanguinolents à la Walking Dead. Ils ont des maquillages impressionnants mais ils sont là pour mettre nos célébrités dans un état de stress. Devant l’écran, il faut que ce stress se transforme en rire chez les téléspectateurs. »

Il est effectivement très amusant de voir que les candidats que l’on imagine les moins impressionnables finissent par céder aux coups de flippe. Ne serait-ce que parce qu’ils doivent veiller à conserver leur « vie », matérialisée par une sorte de badge accroché à leur sac à dos. Si les morts vivants la leur arrachent : ils sont mis hors-jeu. « Quand ils perdent une vie, ils sont effondrés », note Arthur.

Tout est fait pour que leur expérience soit immersive. Le tournage a lieu de nuit, dure une dizaine d’heures, sans pause sieste mais avec la possibilité de reprendre des forces dans un QG où les candidats assistent aux prouesses de leurs camarades en grignotant des barres de céréales. Ils sont guidés par un majordome exubérant – et drôle –, quand ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. La plupart des caméras, situées à 40 ou 50 mètres du lieu de l’action, se font oublier. Les personnalités ressortent de là essorées, sur les rotules, voire avec une entorse. Dans leur grand espace, tout le monde les entend crier et si le public risque de hurler, c’est seulement de rire.

Un « blockbuster » du divertissement télé

Arthur a présenté le projet District Z à TF1 il y a deux ans. « Le format est à mi-chemin entre le cinéma, le gaming et la télé grand public. La chaîne nous a donné les moyens de nos ambitions. J’ai dit que la production value dépendrait du budget. Ils ont mis le paquet et moi aussi », avance-t-il. Le plateau fait l’équivalent de 14 terrains de foot, plus de 49 km de câbles ont été nécessaires et le dispositif comprend 50 caméras. En lançant ce « blockbuster » du divertissement télévisé, il avait évidemment en tête de voir le concept adapté à l’étranger. Des chaînes européennes et des networks américains ont manifesté leur intérêt. « Il n’y a pas une journée où on ne reçoit pas un coup de fil », confiait-il en amont du Mipcom, le grand rendez-vous international des pros de la télé, où District Z a particulièrement fait parler de lui en octobre.