« Top Chef » : « 20 Minutes » est entré dans les coulisses de la saison 12, toujours « plus pointue »

DU PAIN SUR LA PLANCHE L’émission culinaire la plus puissante du PAF reviendra pour une douzième saison placée sous le signe de la « créativité sans limite »

Clément Rodriguez

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Stéphane Rotenberg et les membres du jury de la douzième saison de « Top Chef »
Stéphane Rotenberg et les membres du jury de la douzième saison de « Top Chef » — ©PIERRE OLIVIER/M6
  • L’année prochaine, Top Chef reviendra sur M6 pour sa douzième saison, dont le tournage s’achève prochainement.
  • Hélène Darroze, Paul Pairet, Michel Sarran et Philippe Etchebest rempilent tous les quatre dans le rôle de chefs de brigade.
  • 20 Minutes s'est glissé dans les coulisses et vous en dit plus sur les nouveautés à venir et les contraintes liées au Covid-19.

C’est désormais une certitude : rien ne pourra venir perturber l’esprit de camaraderie (et de taquinerie) des quatre jurés de Top Chef, pas même un masque FFP2 solidement vissé sur leur visage. Constamment sollicités par la production pour tourner des séquences ou enregistrer des voix off, Hélène Darroze, Paul Pairet, Michel Sarran et Philippe Etchebest sont actuellement sur le tournage de la douzième saison de l’émission de M6. Et peu importe le rythme effréné, tous les quatre enchaînent les vannes, que les caméras soient allumées ou éteintes.

Cette année, direction Aubervilliers, au nord de Paris, pour avoir un aperçu des 850 m2 de décors de l’émission. Si le lieu de tournage n’est plus le même par rapport aux éditions précédentes, ce n’est pas le seul changement qui nous saute aux yeux à notre arrivée. Avant d’entrer sur le plateau, et après avoir slalomé entre deux cagettes d’asperges, c’est prise de température et port du masque obligatoires. Un geste qui est finalement devenu routinier et qui ne perturbe en rien la production bien huilée de l’émission culinaire la plus puissante de la télé française.

Un gagnant potentiel dans chaque brigade

Ce qui devrait surprendre les téléspectateurs, quant à eux, c’est vraisemblablement le niveau extraordinaire des candidats de la saison. « Depuis les premières émissions, les membres du jury ont tous un gagnant potentiel dans leur brigade, confie Romuald Graveleau, le producteur de l’émission. Il y a des coups de génie, c’est un feu d’artifice. » La perspective d’avoir une promotion hors-norme a même été décelée dès le casting, qui regroupe entre 80 et 100 candidats potentiels dans une école hôtelière. Au mois de juillet dernier, un meilleur ouvrier de France et un critique gastronomique ont jugé les postulants sur une épreuve libre et une épreuve imposée. « Dès ces phases de sélection, ils se sont dit qu’il y avait un super niveau homogène avec des personnalités », se souvient le producteur.

Un constat que confirment les membres du jury, qui s’affrontent une nouvelle fois à travers les couleurs de leur brigade. « On pousse les candidats dans leurs retranchements, on leur demande d’aller encore plus loin », promet Philippe Etchebest, alors que Michel Sarran affirme que « c’est très homogène cette année. » La dizaine de cuisiniers professionnels sera donc vraisemblablement à la hauteur de la thématique de cette saison, à savoir la créativité sans limite.

Du prestige et de l’international chez les chefs invités

« Cette année, les épreuves sont tops. Elles sont très dures mais très intéressantes. C’est très surprenant. C’est une très belle saison, plus pointue », relate Michel Sarran. « À chaque fois qu’il y en a un qui s’en va, c’est contre toute attente. Donc on pleure à chaque fois, c’est un carnage », renchérit Paul Pairet.

Pour pousser leur créativité jusqu’au bout, les candidats pourront compter sur la rigueur des nombreux chefs invités. Pour la première fois en onze ans, Guy Savoy, auréolé de trois étoiles au Guide Michelin, a accepté l’invitation de la production. Pascal Barbot sera lui aussi de la partie, tout comme René et Maxime Meilleur. Malgré la crise sanitaire, les frontières de la gastronomie ne connaissent pas de limites, et plusieurs chefs internationaux viendront imposer leur défi aux candidats, à l’image du Britannique Heston Blumenthal, figure de la cuisine moléculaire, ou de l’Espagnol Angel Leon, référence de la cuisine de la mer.

Quelques adaptations à la crise sanitaire

En ce qui concerne les épreuves, on prend les mêmes et on recommence. Enfin presque. Malgré tous ses efforts pour gommer au maximum la réalité sanitaire, quelques modifications ont dû être apportées par la production. La séquence de la boîte noire, dans laquelle deux candidats goûtent une même assiette à l’aveugle, sera bien de retour, mais dans une version remaniée puisque les deux cuisiniers dégusteront leur plat l’un après l’autre. Un protocole qui s’applique aussi aux membres du jury qui, lors des dégustations, seront éloignés les uns des autres et auront chacun leur propre assiette.

Côté off, la production a demandé aux candidats de se confiner à l’hôtel dès les prémices de la compétition. Avant de mettre les pieds dans les cuisines de M6, chacun a donc été testé et « mis dans une bulle » comme l’explique Romuald Graveleau. Une contrainte à laquelle tous se sont pliés et qui a même apporté une saveur particulière à l’ambiance générale. « Ils sont tous très solidaires, remarque Philippe Etchebest. Ils n’ont pas d’autres choix que de partager leur quotidien et on sent qu’il y a une différence par rapport à ça. Ils sont très soudés, ils s’aident beaucoup même pendant les épreuves. » Un état d’esprit qui se verra à l’écran, puisqu’on découvrira, dans cette douzième saison, le lieu de vie des participants dans des séquences « making-of » tournées en coulisses.