« Le Meilleur Pâtissier » : Pour Mercotte, « l’Alsace, c’est le royaume des pâtissiers »

INTERVIEW L’émission de ce mercredi soir sur M6 est consacrée à l’Alsace

Thibaut Gagnepain
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Mercotte : « Je suis déjà allée à Strasbourg, j’adore ».
Mercotte : « Je suis déjà allée à Strasbourg, j’adore ». — Marie ETCHEGOYEN/M6
  • L’Alsace est à l’honneur du Meilleur Pâtissier ce mercredi soir sur M6.
  • Qui dit Alsace dit nombreuses spécialités. On en a parlé avec Mercotte.
  • « Les trois quarts des grands pâtissiers viennent de la région. Je pense à Christophe Felder, Pierre Hermé, Thierry Mulhaupt et j’en passe », estime l’animatrice et blogueuse.

Avec encore deux candidats en lice, l’Alsace est à l’honneur du Meilleur Pâtissier cette saison sur M6. Mais la Strasbourgeoise Siham et la Haut-Rhinoise Elodie ne seront pas ses seules représentantes mercredi soir. Une émission spéciale sur la région est programmée. Pour le plus grand plaisir de Mercotte.

Pourquoi l’Alsace a été mise en valeur cette année ?

Ce n’est pas moi qui ai choisi mais ça me semble tout à fait normal. C’est le royaume des pâtissiers, encore heureux qu’on en fasse une émission spéciale ! Les trois quarts des grands pâtissiers viennent de la région. Je pense à Christophe Felder, Pierre Hermé, Thierry Mulhaupt et j’en passe.

Comment expliquez-vous cette densité ?

Je ne sais pas, peut-être parce que les gens sont très gourmands dans le coin ! L’hiver, ça fait du bien la pâtisserie, c’est réconfortant. Il y a une vraie tradition pâtissière en Alsace, c’est indéniable.

Si on parle gastronomie alsacienne, à quoi pensez-vous d’emblée ?

Je ne vais sûrement pas tomber dans les saucisses et la choucroute ! Je pense plutôt à l’Auberge de l’Ill [à Illhaeusern] où j’ai déjà mangé, ou au restaurant d’Olivier Nasty [à Kaysersberg]. Mais il ne faut pas oublier les excellents vins qu’on y déguste aussi.

Et en pâtisserie, votre domaine de prédilection ?

Déjà, je suis une fan des livres de Christophe Felder. Ils sont vraiment extra avec des recettes à la portée de tous et bien expliqués. Les gâteaux alsaciens, je connais. Si je ne dois en citer que certains, je dirai les pains d’épices. Ils sont exceptionnels là-bas, même s’il y en a ailleurs aussi, comme à Dijon. Les petits bonshommes de Noël, les Mannele, c’est délicieux. Ça tombe bien que j’en parle puisque ce sera au programme mercredi. Les candidats devront en réaliser pour le défi de Cyril [Lignac].

Votre épreuve sera, elle, consacrée à la création d’un « storichenescht » que personne n’a jamais mangé ici !

C’est normal car on recherche toujours un gâteau méconnu ! Moi, je préfère parler du nid de cigogne. C’est un biscuit à la bière de plusieurs étages avec de la quetsche, de l’eau-de-vie et des œufs en chocolat. Je vous avoue que j’ai découvert en même temps cette recette et pour y avoir goûté, c’est bon ! J’ajoute que ce n’est pas hyper compliqué, il est moins casse-gueule à faire que d’autres gâteaux.

Pierre Hermé a justement été invité pour vérifier les réalisations.

Comme tous ses prédécesseurs, il va faire le tour des tables, dire ce qui ne va pas ou donner des conseils. Les candidats sont toujours très émus de le voir, c’est souvent leur idole. J’en ai même vu pleurer à sa rencontre ! C’est quand même le pâtissier le plus connu au monde.

Est-ce que tout ça vous a donné envie de revenir en Alsace ?

Je suis déjà allée à Strasbourg, j’adore, à Colmar et ailleurs. Bon, pour l’instant, je suis confinée. Ma copine Christine Ferber me demande tous les ans de venir la voir dans son village au nom imprononçable [Niedermorschwihr] mais je n’ai jamais le temps. Il faudra bien que j’y aille !