« Ici tout commence » : « Je ne pensais pas me retrouver un jour dans le petit écran du salon de mes parents ! », confie Sarah-Cheyenne

SERIE La comédienne nîmoise, qui interprète le rôle d'Elodie dans la série de TF1, se confie à « 20 Minutes »

Nicolas Bonzom
— 
Sarah-Cheyenne, dans Ici tout commence
Sarah-Cheyenne, dans Ici tout commence — Fabien Malot / TelSete / TF1
  • Dans « Ici tout commence », qui débute ce lundi sur TF1, Sarah-Cheyenne est Elodie, une étudiante malvoyante de l’école de cuisine où se niche l’intrigue.
  • La jeune comédienne de 24 ans a déjà joué dans « Tandem », sur France 3.
  • Sarah-Cheyenne a été formée au Cours Florent, à Montpellier.

Dans Ici tout commence, dont la diffusion débute ce lundi (18h30) sur TF1, Sarah-Cheyenne est Élodie, une étudiante malvoyante formée dans la prestigieuse école de cuisine où se niche l’intrigue. Pour endosser le rôle de cette cheffe en herbe, la comédienne, originaire de Nîmes (Gard), a travaillé avec une association qui se bat auprès des personnes malvoyantes, à Montpellier (Hérault).

« Et, pendant le confinement, au printemps, j’ai beaucoup cuisiné à l’aveugle, confie-t-elle, à 20 Minutes. Le personnage d’Elodie a un handicap, certes, mais c’est avant tout une jeune femme de 19 ans, avec son caractère, ses rêves et sa détermination. C’est un rôle incroyable, que j’ai énormément de bonheur à composer. »

« Il a fallu que je fasse le deuil de mon rêve de danseuse »

Ce n’est pas le premier rôle de Sarah-Cheyenne sur le petit écran. Les téléspectateurs les plus attentifs connaissent le visage de cette comédienne de 24 ans, formée au Cours Florent, à Montpellier. Dans Tandem, diffusée depuis 2016 sur France 3, elle campe le rôle d’Alice, la fille des deux héros enquêteurs. Et en 2019, elle a joué dans Pour Sarah, un drame en six épisodes, qui a emballé les téléspectateurs sur TF1.

« Je ne pensais pas vraiment pas que j’allais me retrouver un jour dans le petit écran qui est dans le salon de mes parents ! », sourit la jeune femme. Petite, la comédie n’était d’ailleurs pas dans ses plans. Elle voulait être danseuse. Mais un accident de ski, « l’année du bac », l’a clouée dans un lit d’hôpital pendant plusieurs semaines, pour l’opérer des ligaments croisés. « Il a fallu que je fasse le deuil de mon rêve de danseuse, confie Sarah-Cheyenne. Mais j’ai longtemps voulu travailler sur des comédies musicales, alors j’avais déjà un peu touché à la comédie, j’avais fait un peu de théâtre. Petit à petit, j’ai fait mes premiers pas dans cette possibilité-là, de devenir comédienne. »

Au Cours Florent, « elle avait déjà des aptitudes, une aisance »

A Montpellier, la jeune femme intègre les bancs de la faculté de cinéma, à l’université Paul-Valéry, puis le Cours Florent. Dans la célèbre école de comédie, elle rayonne. Jérôme Léguillier, son ancien directeur, s’en souvient comme si c’était hier. « Quand je suis arrivé de Paris pour ouvrir le Cours Florent à Montpellier, Sarah-Cheyenne faisait partie du tout premier stage que j’animais, indique cet ancien comédien et professeur, qui a ouvert l’agence artistique Singulière. J’étais curieux de savoir ce que ça allait donner. Après mon premier jour de cours, j’ai appelé mes collègues à Paris, en leur disant qu’ils étaient excellents. Et je leur ai même dit qu’il y avait parmi eux une jeune comédienne qui était prête à tourner dès demain. C’était Sarah-Cheyenne. Elle avait déjà des aptitudes de jeu, une aisance, qui faisaient qu’immédiatement je l’ai remarquée. »

Et les propositions ne tardent pas pour la jeune femme : encore étudiante, elle intègre le casting de Tandem. Puis tout s’est enchaîné, très vite. « Je ne dirais pas que c’est arrivé très vite, je dirais que… C’est arrivé !, sourit Sarah-Cheyenne. Je travaille, je ne me tourne pas les pouces en attendant que ça me tombe dessus. Je passe des castings. Je provoque le destin. Et j’écris et je réalise aussi mes propres courts-métrages. Je suis un peu hyperactive ! » Pour Sarah-Cheyenne aussi, tout commence.