« Mask Singer » : « On n’a pas du tout été déstabilisés par les critiques », assurent Igor et Grichka Bogdanoff

INTERVIEW Eliminés samedi de l’émission de TF1, les frères Bogdanoff reviennent sur leur parcours et leurs projets auprès de « 20 Minutes »

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Les frères Bogdanoff étaient les perroquets de Mask Singer.
Les frères Bogdanoff étaient les perroquets de Mask Singer. — Capture d'écran TF1
  • Igor et Grichka Bogdanoff se cachaient sous les costumes de perroquets de Mask Singer.
  • Les deux frères ont été éliminés samedi de l’émission de TF1.
  • « Le fait de faire des choses très distantes de nous, puisqu’on nous connaît dans le registre de la science et du sérieux, nous donne un degré de liberté dont Igor et moi aimons bien à l’occasion pouvoir user », avance Grichka à 20 Minutes.

Ce n’était pas de la science-fiction. Igor et Grichka Bogdanoff se cachaient bien sous les costumes de perroquets dans Mask Singer. La révélation a conclu l’émission diffusée samedi sur TF1. Ce lundi, les deux frères reviennent sur cette expérience pour 20 Minutes.

Pourquoi avez-vous accepté l’aventure « Mask Singer » ?

Grichka : On a un lien profond et ancien avec la musique. On a fondé un groupe quand on était ados, ensuite on a poursuivi dans le classique et dans d’autres formes de musiques. Lier cette affinité profonde avec ce spectacle très étonnant qu’est Mask Singer nous a paru évident. Igor et moi avons de la distance par rapport à nous-même, nous saisissons toute occasion de ne pas nous prendre au sérieux. Cela crée la diversification de nos présences à l’antenne. On a fait nôtre la maxime de Saint-Exupéry : « Etre soi, c’est se donner congé. » Comme on est dans la pluralité naturelle grâce à notre gémellité. Le fait de faire des choses très distantes de nous, puisqu’on nous connaît dans le registre de la science et du sérieux, nous donne un degré de liberté dont Igor et moi aimons bien à l’occasion pouvoir user.

Pourquoi avez-vous choisi ces costumes de perroquets ?

Igor : C’est une proposition de la production, qu’on a acceptée avec joie. Lorsqu’on a vu les croquis, ça nous a paru beau, avec des couleurs, des plumes… Et puis le perroquet est un animal exotique. Ce costume va à la rencontre de notre exotisme. C’était parfait.

Les jurés n’ont pas été très convaincus par vos compétences en chant. Vous comprenez leurs réserves ?

Grichka : C’est un jeu, chacun est dans son rôle. Pour la première, il y a au contraire eu une adhésion très forte du jury, pris dans la flamme du flamenco [Igor et Grichka ont chanté Bamboleo des Gipsy Kings]. Concernant notre second passage, la chanson Yesterday, on l’avait au départ prévu en réserve mais la programmation a fait qu’on l’a interprété. C’était un peu à contre-pied, on n’était pas complètement dedans et ce n’était pas vraiment notre registre qui est plutôt latino-comique. Kev Adams a dit que Mask Singer était fait pour mettre le feu alors que là on était dans quelque chose de doux et intimiste. C’est vrai que ce registre n’était pas le meilleur choix pour une deuxième émission, c’est comme ça. On n’a pas du tout été déstabilisés par les critiques, au contraire, on les prend toujours de manière constructive.

Quels sont vos projets ?

Grichka : Nous avons un grand projet qui a été retardé à cause de la crise du coronavirus. Il sera lancé le 21 avril 2021. Il s’agit du retour de notre émission scientifique, Temps X, que nous avons produit pendant huit ans sur TF1. On parlera de science, mais aussi de science-fiction. Elle sera lancée sur le Net et accessible partout, y compris sur la planète Mars, ça va de soi ! (rires)

Ce sera un site dédié ? Une chaîne YouTube ?

Igor : Ce sera une plateforme spéciale qui agrégera des contenus magazines et documentaires, dont notre émission, mais aussi de la fiction dans le domaine de l’animation, de la SF. Ce sera une offre globale. Notre émission sera multilingue. Grâce à une technologie qu’on a mis au point, la vidéo volumétrique, on parlera avec le bon lipsync, le bon mouvement des lèvres, pas seulement en français mais également en chinois, japonais, etc.