Coronavirus : « "La Carte aux Trésors" peut aider l’activité touristique du pays », selon Cyril Féraud

INTERVIEW Dans la nouvelle saison de « La Carte aux Trésors », qui démarre ce mercredi soir par un périple à Toulouse et en Haute-Garonne, vous ne verrez plus Cyril Féraud sauter dans les bras des candidats. L’animateur nous dit ce que le Covid-19 a changé à l’émission d’aventure

Propos recueillis par Hélène Ménal

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L'animateur Cyril Féraud, lors du tournage de La Carte aux Trésors à Toulouse et en Haute-Garonne, en juillet 2020.
L'animateur Cyril Féraud, lors du tournage de La Carte aux Trésors à Toulouse et en Haute-Garonne, en juillet 2020. — FTV
  • « La Carte aux Trésors » est de retour ce mercredi soir sur France 3 pour une saison dont le tournage a dû s’adapter à la pandémie.
  • Cette année, l’animateur Cyril Féraud n’embrassera pas les candidats.
  • Mais il assure que les téléspectateurs ne verront pas la différence dans le jeu d’aventure qui, en survolant la France, donne un coup de pouce bienvenu au tourisme local.

Les hélicoptères de la «La Carte aux Trésors» sont de retour ce mercredi (à 21 h 05 sur France 3) dans le ciel télévisuel pour une saison qui a dû s’accommoder aux contraintes de l'épidémie. Mais la recette ne change pas : découvrir l’histoire locale et s’extasier des paysages, en s’amusant. Dans cette période particulière, l’animateur Cyril Féraud se dit fier de contribuer à sa façon au tourisme local. Il se confie à 20 Minutes avant la diffusion d’une émission tournée sous un soleil de plomb à Toulouse et en Haute-Garonne.

Cette nouvelle saison, la troisième pour vous, a été tournée dans des conditions très particulières. Qu’est-ce que le Covid-19 a changé à « La Carte aux Trésors » ?

On a tourné début juillet, le confinement était déjà passé par là. Tout le processus a été étudié avec des spécialistes pour sécuriser le tournage. Les candidats ont par exemple été équipés de perches alors qu’avant ils interrogeaient les passants de façon classique avec le micro au bout de la main. Ils ont donc pu garder leurs distances de sécurité comme on le voit maintenant depuis des mois dans tous les JT. Ensuite, dans les hélicoptères tout le monde était masqué, sauf le candidat et le pilote. Et à l’intérieur des voitures, les candidats s’asseyaient à la diagonale des conducteurs.

L’ambiance de l’émission est-elle du coup différente ?

Vous allez voir que non. La seule différence pour moi, c’est que ça m’interdit de prendre les candidats dans mes bras, de leur faire un check, de leur taper dans la main pour les féliciter. Mais on a inventé des « air checks », on a trouvé d’autres solutions pour qu’il y ait quand même de la bonne humeur et du partage.

En juillet à Toulouse, le port du masque n’était pas obligatoire…

Sincèrement, je pense que les gens comprennent que, évidemment, on respecte scrupuleusement au moment où on tourne toutes les consignes sanitaires dictées par le gouvernement. S’il y a une chose à retenir de tout ça, et qui fait écho à la période qu’on est en train de traverser, c’est qu’on n’a pas le choix, on est dans une situation où l’on doit respecter ces consignes mais il ne faut pas que ça nous empêche de vivre, de faire de la télé et de tourner de belles émissions.

L'animateur Cyril Féraud sur la place du Capitole, à Toulouse, pour La Carte aux Trésors.
L'animateur Cyril Féraud sur la place du Capitole, à Toulouse, pour La Carte aux Trésors. - FTV

Ce qui a évolué aussi, c’est que le tourisme est en berne. Vous sentez-vous par conséquent investi d’une mission supplémentaire ?

Ce serait bien présomptueux de le dire comme ça. Mais tous les offices de tourisme, tous les départements nous ont fait des retours ultra-positifs après la diffusion de l’émission. Le Lot nous a par exemple appelés pour nous dire que l’émission avait eu un impact énorme sur les réservations. Ce Covid empêche beaucoup de gens de voyager à l’étranger donc si « La Carte aux Trésors » peut aider l’activité touristique du pays et à faire comprendre aux gens qu’il est magnifique et qu’il n’y a pas besoin de faire huit heures d''avion pour voir des paysages sublimes, c’est une fierté.

Vous connaissiez Toulouse ?

J’étais déjà venu. Mais là, en survolant Toulouse, au soleil, on comprend vraiment pourquoi on l’appelle la Ville rose. Je la connaissais évidemment pour Airbus mais j’ignorais qu’elle était vraiment le berceau de l’Aéropostale et de l’histoire fascinante des pionniers de l’aviation. Notre zone de jeu part de Toulouse et remonte la Garonne jusqu’à Saint-Bertrand-de-Comminges puis se dirige vers le Lauragais par exemple. Notre double défi est de faire découvrir le département à ceux qui n’y sont jamais allés et puis c’est, peut-être aussi, le montrer aussi à ceux qui y habitent, de façon originale et ludique.

Sans trahir de secret, avez-vous une anecdote sur ce tournage ?

J’ai rencontré Denise, une pastelière qui fait vivre cette tradition. Elle m’a fasciné, elle m’a montré comment elle faisait teintures dans son petit village de Roumens pour les plus grandes marques de prêt-à-porter, j’ai trouvé ça passionnant.