« Koh-Lanta » : « Je ne suis pas stratège », se défend Sébastien, le dernier éliminé

INTERVIEW Eliminé du jeu d’aventure de TF1 à l’issue de l’épisode diffusé vendredi, Sébastien se confie à « 20 Minutes »

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Sébastien, candidat de Koh-Lanta, les 4 terres.
Sébastien, candidat de Koh-Lanta, les 4 terres. — Laurent Vu / ALP / TF1
  • Vendredi, Sébastien, de l’équipe rouge, a été éliminé de Koh-Lanta, les quatre terres.
  • « J’ai pris un gros uppercut dans la mâchoire. J’étais KO », avance l’Ardéchois de 37 ans à 20 Minutes.
  • Avant son élimination, ses acolytes ont fait l’éloge de ses compétences sur le camp. « Je m’amusais à dire que j’arriverais à mes fins grâce à leur faim. Cela n’a pas été le cas », déplore-t-il.

Koh-Lanta, les quatre terres a perdu vendredi l’un de ses accents chantants. A l’issue du septième épisode diffusé sur TF1, l’Ardéchois Sébastien a été contraint d’éteindre son flambeau, la majorité de ses acolytes de l’équipe rouge ayant décidé de l’éliminer. Une déconvenue que l’agent municipal de 37 ans n’avait pas vu venir.

Votre élimination vous a visiblement surpris…

Je suis tombé du meuble. J’ai pris un gros uppercut dans la mâchoire. J’étais KO.

Les autres aventuriers avaient été très élogieux à votre égard quelques instants plus tôt. Vous pensiez à ce moment-là que votre place dans la suite de l’aventure était assurée ?

Tout à fait. Je suis allé au conseil très serein. Je pensais que ma position de leader de vie sur le camp aurait suffi à me sauver et qu’il y avait des éléments plus faibles que ce soit sur le camp ou en termes de performances.

Vous parlez beaucoup de la «valeur travail»…

Cette valeur est fondamentale chez moi. J’ai été élevé avec. Je suis issu d’une famille de paysans. C’est la terre qui nous nourrit. Ce que l’on a aujourd’hui, on l’a eu à la sueur de notre front. Je pensais que le fait d’être le bon père de famille sur le camp m’aurait permis d’éviter des votes contre moi. Je m’amusais à dire que j’arriverais à mes fins grâce à leur faim. Cela n’a pas été le cas.

Vous avez voté contre Marie-France, mais vous avez suggéré à d’autres de voter contre Fabrice, avec lequel vous étiez pourtant très complice. Vous le regrettez ?

Je ne le regrette pas dans le cadre du jeu, parce que j’étais face à une alliance lisible, celle de l’ex-équipe de l’Est associée à Brice. Mes deux seules options étaient soit de diriger mes votes au mérite et aux performances et, de ce fait, de voter contre Marie-France. Soit d’être plus stratégique en incitant à voter contre Fabrice et en mettant en évidence cette boule noire derrière laquelle on ne pourrait plus à se cacher en se disant qu’on ne saurait pas si elle empêcherait le plus fort ou le plus faible de participer à une épreuve. C’était une suggestion. J’en ai parlé à quelques aventuriers, mais Fabrice est quelqu’un d’humain, qui défend les mêmes valeurs que moi. Il est attachant, on avait une certaine complicité. J’ai préféré faire passer en premier la valeur humaine plutôt que la valeur stratégie.

Mais vous ne pouviez pas vous limiter à inciter les autres à voter contre Marie-France ?

Ce n’était pas possible. Il y avait une majorité qui m’empêchait de les faire basculer dans mon camp. C’était compliqué.

Vous avez été trop dans la tactique et la stratégie ?

Non, du tout. Je n’ai pas été stratège. J’étais la personne vraie, sincère, qui défend certaines valeurs comme la survie, l’entraide, la bonne humeur et l’écoute. A un moment du jeu, j’ai réfléchi à une stratégie, peut-être maladroitement…

D’autres aventuriers ont déclaré que vous leur sembliez être calculateur. Vous le comprenez ?

C’est vraiment une fausse image. Peut-être que ce que j’ai dit était maladroit, mais je ne suis pas stratège.