« Koh-Lanta » : Eliminé, Adrien regrette d’avoir « sous-estimé » ses adversaires

DEBRIEF La stratégie mise en place par le trentenaire parisien, n’a pas payé. Adrien revient pour « 20 Minutes » sur son élimination de « Koh-Lanta »

Fabien Randanne

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Adrien, candidat de Koh-Lanta, les 4 terres.
Adrien, candidat de Koh-Lanta, les 4 terres. — Laurent Vu / ALP / TF1
  • Le cinquième épisode de Koh-Lanta diffusé vendredi sur TF1 a vu la fin des quatre équipes régionales. Les tribus ont été recomposées : désormais, les rouges affrontent les jaunes.
  • Adrien, membre de l’équipe rouge, a été éliminé à l’issue du conseil.
  • L’ingénieur ferroviaire de 30 ans, qui avait « envie de jouer de façon stratégique complètement assumée » revient pour 20 Minutes sur son expérience dans le jeu.

Fini l’île de l’exil et les quatre équipes régionales. A l’occasion du cinquième épisode de Koh-Lanta diffusé vendredi sur TF1, le jeu a repris une configuration plus traditionnelle. Alix et Bertrand-Kamal, première et deuxième de l’épreuve de confort, ont eu pour mission de composer deux nouvelles équipes : les jaunes et les rouges. Les cartes ont donc été complètement rebattues. Aventuriers et aventurières doivent composer avec cette nouvelle dynamique et réfléchir à de nouvelles alliances. Sur ce plan-là, Adrien, le candidat le plus stratège de ce début de saison, aurait dû exceller. Il s’est pris les pieds dans ses manigances et ses doubles discours et cela s’est soldé par son élimination de l’équipe rouge.

« Même si je savais que je me mettais en première ligne en jouant de cette façon, j’ai sous-estimé mes adversaires. Ils ont bien joué leur jeu en me menant en bateau, c’est de bonne guerre », glisse l’ingénieur ferroviaire joint au téléphone ce vendredi par 20 Minutes. A l’issue du conseil, en apprenant son élimination, il a fait bonne figure, accusant le coup. « Je ne suis pas mauvais perdant ou aigri », assure-t-il.

Il y a en revanche une chose qu’il se refuse à comprendre : que ses acolytes lui reprochent d’avoir commencé à parler d’éliminations avant même que l’épreuve d’immunité soit disputée. « Je trouve que c’est un peu exagéré. Je referais la même chose si c’était à refaire, affirme le trentenaire. Bien sûr qu’il ne faut pas attendre le dernier moment pour se projeter ! Un conseil ça peut arriver très vite, parfois immédiatement après l’épreuve. Ce n’est pas être défaitiste que de se préparer à un éventuel conseil. Anticiper me paraît logique. »

« Ne pas être considéré comme un leader, c’était une stratégie »

Son anticipation a consisté à s’entretenir avec chaque membre de l’équipe rouge en tenant un discours différent selon la personne qu’il avait en face de lui. Cela aurait peut-être pu faire illusion si Marie-France, son ancienne coéquipière chez les violets du Nord, n’avait révélé aux autres ses manigances. « J’avais pensé avoir réussi à la convaincre de s’allier avec moi parce que j’avais essayé de la sauver sur sa première élimination en lui proposant une alliance alors que j’aurais pu rester dans mon coin et ne pas la calculer », confie Adrien. Au fond, son véritable projet était « mathématique » : il voulait constituer une alliance majoritaire pour faire éliminer quelqu’un parmi les anciens verts, en l’occurrence Joaquina.

Aujourd’hui, il déclare préférer avoir des remords que des regrets. Il ne se lamente pas d’avoir préféré miser sur la stratégie plutôt que sur les prouesses dans les épreuves. Selon ses dires, s’il n’a pas été archi-performant, c’était à dessein. « Il est dangereux en début d’aventure, de trop montrer, de trop être fort sur les épreuves parce qu’on se met une cible sur le dos. Quelque part, ça m’arrangeait bien d’être moyen ou en retrait. J’envisageais de monter en niveau au fil des épreuves. Je n’ai pas eu le temps. Ne pas être considéré comme un leader, c’était une stratégie », explique-t-il tout en concédant qu’il n’aurait pas « pu forcément faire mieux dans les épreuves ».

Une fois son flambeau éteint par Denis Brogniart, Adrien estime être redevenu celui qu’il est dans la vie de tous les jours, davantage fair-play. Il précise : « Au quotidien, je suis quelqu’un d’assez réfléchi, mais je n’ai pas ce côté machiavélique, capable de planter un couteau dans le dos. Je ne suis pas prêt à tout pour arriver à mes fins. Mais dans le jeu, j’avais envie de jouer de façon stratégique complètement assumée. » Cela ne lui a hélas pas réussi.