Abi, gagnant de « The Voice » : « Le public m’a prouvé que je méritais ma place »

INTERVIEW Quelques heures après avoir remporté, samedi soir, la neuvième saison de « The Voice » sur TF1, Abi se confie à « 20 Minutes »

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Abi, gagnant de la saison 9 de The Voice.
Abi, gagnant de la saison 9 de The Voice. — Yann Dejardin/ITV/TF1
  • Abi, 21 ans, a remporté la neuvième saison de « The Voice », samedi, sur TF1.
  • Avec 53.4 % des votes, il a devancé les autres finalistes, Gustine (22.5 %), Tom Rochet (13.1 %) et Antoine Delie (11 %).
  • Ce dimanche matin, Abi réagit à sa victoire auprès de « 20 Minutes ».

Il a survolé la finale. Samedi, Abi a remporté la saison 9 de The Voice en glanant 53,4 % des votes du public, loin de devant sa dauphine Gustine (22,5 %) et les deux autres finalistes Tom Rochet (13,1 %) et Antoine Delie (11 %). Sous le coup de l’émotion, le jeune artiste de 21 ans, venu du Val d’Oise, s’est jeté dans les bras de son coach, Pascal Obispo, oubliant les gestes barrières mis en place pour cet ultime rendez-vous du télécrochet de TF1. Quelques heures après sa victoire, 20 Minutes l’a joint au téléphone.

La nuit a dû être courte, dans quel état vous sentez-vous ?

Elle a été très courte ! Je ressens un mélange d’euphorie et d’incompréhension de ce qu’il se passe autour de moi. J’ai du mal à réaliser. Je suis limite perdu. Sincèrement, je ne m’attendais pas à gagner, je m’étais préparé à entendre un autre nom. J’ai du mal à réaliser.

Et pourtant, vous avez récolté plus de 53 % des votes du public, c’est un plébiscite !

C’est fou ! J’ai vraiment beaucoup de mal à m’en rendre compte et je pense qu’il va me falloir beaucoup de temps pour me faire à l’idée.

Vous n’avez pu vous empêcher de faire une accolade à Pascal Obispo en dépit des gestes barrières à respecter…

Cela a été frustrant de ne pas pouvoir célébrer complètement. Dans les coulisses et sur le plateau on a été très contrôlés. Moi, j’aime les câlins et évidemment, on me disait que je ne pouvais pas en faire. Mais lors de ma victoire, j’ai ressenti beaucoup d’émotion, et dans l’intensité du moment l’accolade avec Pascal Obispo s’est faite naturellement.

De gagner dans ces conditions, avec un dispositif de distanciation sociale, avec des prestations enregistrées, sans public, ça ne gâche pas la fête ?

Dans un premier temps, quand j’ai appris que la demi-finale et la finale n’auraient pas lieu au Palais des sports de Paris [comme cela était prévu au début de la saison], j’ai ressenti une certaine frustration. Et puis au final, même si je n’ai pas eu le full package, j’ai vécu de très bons moments, incroyablement puissant. Dans une certaine mesure, j’étais plus à l’aise, plus détendu par l’absence de public.

Vous pensez rester en contact avec Pascal Obispo ?

Oui, je pense, j’ai la chance de l’avoir comme conseiller et mentor. Il connaît bien le métier, le monde de la musique et il est de très bon conseil. Nos échanges se sont accélérés après les KO, pour la préparation de la demi-finale.

Après votre victoire, il a fait l’éloge de votre manière d’être élégant, pur, gracieux…

Ce qui est fou, c’est qu’il a dit tout ce à quoi j’aspire. Qu’il voie en moi ce que je veux être m’a énormément touché.

Vous disiez à 20 Minutes il y a quelques semaines que vous étiez très gêné par les applaudissements. Il va falloir vous y habituer, vous y êtes prêt ?

(Rires) Je crois que je n’ai plus le choix. Cela fait partie de la vie d’artiste, je vais devoir m’y faire. Je l’accepte.

Cette aventure de The Voice, cette victoire, ça vous a aidé à prendre confiance en vous ?

Je ne sais pas si ça va marcher, mais je n’ai plus le choix. Je ne peux plus ne pas croire en moi. Je cherchais toujours des explications pour comprendre ce qu’il m’arrivait, pourquoi j’étais là, je me disais que je devais avoir beaucoup de chance. Le public m’a prouvé que je méritais ma place et je me dois d’avoir confiance en moi pour être à la hauteur de tout ça.

Qu’allez-vous faire dans les prochains jours ?

Je vais d’abord prendre le temps de répondre à la tonne de messages que j’ai reçus. Et puis je ne compte pas prendre de vacances tout de suite, je veux bosser à fond pour la suite. J’ai déjà quelques compositions. Je compte bien bosser d’arrache-pied, me donner du mal pour pouvoir faire livrer mon premier album le plus vite possible, mais sans me presser non plus. Je veux être pleinement satisfait par ce que j’aurai à proposer. J’aimerais bien que ce disque sorte au plus tard dans un an.

Dans l’idéal, à quoi ressemblerait cet album ?

La musique permet tellement de possibilités qu’il m’est difficile de répondre. Je me découvre musicalement, j’ai encore plein de choses à apprendre. A la base, je suis plutôt soul, r’n’b et pop, mais je sais que je peux aller vers le hip-hop ou des choses plus pop rock qui ne me correspondent pas forcément a priori. Il y a de l’espace à explorer et je suis curieux de voir ce que ça va donner.