Coronavirus : L’avenir de « Fort Boyard » menacé par la crise sanitaire

APPEL A L'AIDE La productrice de l'émission, Alexia Laroche-Joubert, s'est dite « vraiment inquiète » alors que les tournages démarrent dans une semaine

C.R.

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L'épreuve du safari de « Fort Boyard »
L'épreuve du safari de « Fort Boyard » — © SCARELLA Gilles / FTV

N’entendrons-nous plus la mythique phrase « Félindra, tête de tigre » l’an prochain sur France 2 ? Après plus de 30 ans de diffusion, Fort Boyard est en danger. Interrogée sur Europe 1, Alexia Laroche-Joubert, la productrice de l’émission, a fait part de ses inquiétudes quant à l’avenir du programme, alors que le tournage de la 31e saison démarre le 11 juin.

« Je suis inquiète, lance la productrice. C’est un monument à la fois au sens figuré et littéral. Ce monument est en péril. Je pars normalement dans huit jours pour commencer les tournages et actuellement il n’y a aucune assurance. Elles ont décidé de ne pas nous assurer. » Alexia Laroche-Joubert explique que des millions d’euros sont en jeu, alors que la menace d’une interruption de tournage plane au-dessus de sa tête à cause du coronavirus. « ALP [la société de production] peut mettre la clef sous la porte et ne plus jamais pouvoir diffuser Fort Boyard », s’alarme-t-elle.

« J’ai besoin d’une action urgente »

Afin de remédier au problème, Alexia Laroche-Joubert tape à la porte du gouvernement en demandant des aides financières de la part de l’Etat, « un fonds de soutien qu’on n’appellera pas automatiquement, mais qui sera là en cas de coup dur. » La productrice a tenu à rappeler l’importance de sa société, qui a notamment proposé Koh-Lanta sur TF1 durant le confinement. « On a alimenté les antennes pour divertir le public. Il faut reconnaître notre responsabilité », réclame-t-elle.

Géré par le Centre national du cinéma et de l’image animée, et alimenté par l’Etat, un fonds de 50 millions d’euros est mis en place pour aider les producteurs de cinéma face à l’arrêt de leurs tournages. Alexia Laroche-Joubert demande alors la même chose : « J’ai besoin d’une action urgente. »