« Top Chef » : « Il y a une liberté d’expression qui me plaît beaucoup », confie Adrien Cachot

INTERVIEW Alors que démarrent deux semaines de demi-finale de « Top Chef », « 20 Minutes » s’est entretenu avec Adrien pour parler de son état d’esprit, de la compétition et de ses futurs projets

Propos recueillis par Clément Rodriguez

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Adrien sera-t-il l'un des finalistes de « Top Chef » ?
Adrien sera-t-il l'un des finalistes de « Top Chef » ? — ©M6
  • Il ne reste plus que trois émissions avant de découvrir qui remportera la onzième saison de Top Chef.
  • Parmi les trois candidats restants, Adrien Cachot a su épater les fans du concours grâce à ses assiettes innovantes, modernes et détonantes.
  • Le candidat a confié à 20 Minutes ses impressions sur la compétition à ce stade du jeu.

Il ne reste plus que trois semaines. Trois semaines de compétition intense durant lesquelles Adrien Cachot, David Gallienne et Mallory Gabsi vont tout faire pour devenir le « Top Chef » de cette onzième saison du programme de M6. Les trois candidats, issus de trois brigades différentes, s’affronteront en demi-finale durant deux semaines, jusqu’à la finale prévue pour le 17 juin. Adrien, épaulé par le petit nouveau de la saison Paul Pairet, a surpris les téléspectateurs au fil du jeu grâce à ses créations étonnantes, toujours plus délirantes les unes que les autres. Pour 20 Minutes, le cuisinier fait le point sur son aventure, à quelques jours de la fin, et son état d’esprit face à ses concurrents.

On vous a senti serein pendant tout votre parcours. Est-ce que les choses ont commencé à changer à l’arrivée de la demi-finale ?

J’ai toujours été dans la même ligne de conduite. Forcément, quand les quarts de finale et la demi-finale arrivent, il faut être un peu plus sérieux. Même si le but reste de faire bien à manger, on a une pression parce que l’objectif est d’aller plus loin dans la compétition. J’ai pris ça plus sérieusement. Avant, je m’amusais vraiment et là je me suis amusé mais je me suis un peu plus concentré aussi.

Vous faites face à Mallory, chef de partie d’un restaurant deux étoiles, et David, un chef une étoile. Comment vous sentez-vous face à ces deux personnalités bien différentes ?

Je suis un peu l’outsider. J’arrive avec un restaurant de 19 m2, j’ai un four quatre feux, et je tombe face à des candidats qui roulent en Ferrari, alors que moi, je roule un peu en « Deudeuche ». Il y a un déséquilibre sur le côté matériel mais sur le côté humain, on reste trois cuisiniers donc je me sens quand même bien. Je pense que j’ai mes chances comme les deux autres candidats.

Pour la demi-finale, chaque candidat réserve aux autres une épreuve qui correspond à leur personnalité. Quelle est la vôtre ?

Je leur ai réservé un plat autour des abats parce que c’est la façon dont j’ai commencé à me différencier dans mon restaurant. C’est un produit qu’on n’utilise pas trop, qui est peu onéreux, et qui me permettait d’être un peu différent des autres restaurants, même s’ils font partie de notre culture. Les abats m’ont permis de commencer ma carrière d’entrepreneur. Après les quarts de finale, j’aurais peut-être réfléchi à faire une épreuve plus créative, mais à ce moment-là de l’épreuve, c’est ce que j’ai voulu proposer.

Ressortez-vous lessivé des quarts de finale avec cinq épreuves à la suite ? Considérez-vous que c’était l’étape la plus difficile ?

Non, il y a de nombreuses épreuves des quarts de finale qui m’ont beaucoup plu. Les épreuves du show culinaire et de la nouvelle façon de déguster, c’était magnifique. Ça m’a permis de découvrir d’autres aspects qu’on n’a pas forcément sur le concours, il y a une liberté d’expression qui me plaît beaucoup. Je suis très heureux de passer en demi-finale, on a de la fatigue mais c’est un mauvais moment à passer. C’est un jeu donc on y va à fond, mais on ressort dans un bon mood. Pour les quarts de finale, on a fait une épreuve par jour, et pour la demi-finale, c’était trois épreuves en deux jours. C’était plus intense mais on a l’habitude de travailler à haute fréquence en cuisine.

Quand on est introverti, qu’est-ce qui est le plus dur : les épreuves ou le fait de parler à la caméra ?

Le côté caméra ne m’a pas trop dérangé. C’est vrai que c’est spécial parfois, comme je suis un peu introverti, pour les gens derrière la caméra. La production a été obligée de faire un effort supplémentaire et moi aussi. Au final, c’est bien parce que la production s’est ouverte à un profil qu’ils n’avaient pas l’habitude d’avoir. Et moi, je me suis ouvert à quelque chose que je n’avais pas l’habitude de faire non plus. C’est aussi là où on apprend, et c’est quand même agréable.

Dans l’épisode de mercredi dernier, vous avez déclaré « Je ne sais pas encore qui je suis vraiment et ce que je veux vraiment faire. » Est-ce que les choses se sont éclaircies depuis ?

On rencontre des personnalités différentes, et rencontrer des chefs créatifs, ça donne envie de s’amuser et de venir jouer avec eux. J’aime le côté populaire donc j’aimerais avoir un beau projet populaire et un projet décalé dans lequel je pourrais m’amuser pour faire quelque chose de drôle et cool.

Depuis le 2 juin, les terrasses des restaurants ont pu rouvrir. Comment cela s’est-il passé pour votre restaurant Détour, à Paris ?

Je suis censé rendre le restaurant le 15 juin. C’était mon dernier tour de piste mi-mars. Le restaurant devenait trop petit pour nous, même si ça a été une belle parenthèse dans notre vie. Il faut savoir avancer. On avait prévu de finir avec tous nos clients qui sont devenus nos amis, parce qu’on a créé de super liens comme le restaurant était petit. On les retrouvera dans le prochain lieu. On n’avait pas de terrasse, on avait 19 m2, c’est ridicule. On avait sûrement un des plus petits restaurants de Paris.

Quel est donc votre projet, désormais ?

Maintenant, on va se pencher sur un projet futur. Je suis assez impatient, j’ai besoin que ça aille vite. Le problème, c’est que c’est un milieu dans lequel on ne peut pas tout le temps aller vite. Je vais prendre mon mal en patience. J’attends de voir les opportunités que je vais avoir.