« Stade 2 » : Clémentine Sarlat dénonce le harcèlement moral vécu au service des sports de France Télévisions

METOO L'ex-journaliste de France Télévisions raconte le comportement rabaissant de certains de ses collègues du service des sports et de sa direction, notamment à son retour de congé maternité

F.H.

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La journaliste Clémentine Sarlat, en 2016.
La journaliste Clémentine Sarlat, en 2016. — PIERRE RAPHAEL/SIPA

« J’allais à Stade 2 en pleurant. » Dans une interview à L'Equipe, la journaliste Clémentine Sarlat, ex du service des sports de France Télévisions, raconte le harcèlement moral qu’elle dit avoir subi notamment à son retour de congé maternité en janvier 2018.

Elle recense de nombreux faits rabaissants : une annonce de coprésentation de Stade 2 promise mais annulée « à cause des lumières et des caméras, tu ne pourras pas être à côté de Matthieu [Lartot] », des « RTT [mises] sur mes jours de télétravail demandés pour m’occuper plus facilement de mon fils » ou « ils m’avaient mise dans un bureau à part, loin des rédacteurs en chef. Je devais prendre mon ordi portable pour me rapprocher et comprendre de quoi on allait parler ». Elle cite également des « blagues bien lourdes », qui étaient graveleuses ou misogynes.

« Une enquête est diligentée », annonce France Télévisions

La journaliste a quitté le service des sports de France Télévisons à l’été 2018. Lors de la Coupe du monde de rugby au Japon, Clémentine Sarlat a retravaillé avec une rédaction sportive, celle de TF1. « Ça m’a fait bizarre, tout le monde était normal », raconte-t-elle. Aujourd’hui, elle réalise des podcasts. « Il n’y a pas d’image… Je suis indépendante et heureuse. »

France Télévisions a réagi par communiqué ce samedi aux propos de Clémentine Sarlat : « Conformément au principe de tolérance zéro appliqué avec rigueur dans l’entreprise, une enquête est diligentée pour faire la lumière sur les faits évoqués. Une ligne directe a été mise en place dès 2018 pour recueillir la parole de toutes les personnes se sentant victimes de harcèlement ou de discrimination. Chaque cas rapporté est suivi et traité avec attention. La direction de France Télévisions est engagée dans une politique d’exemplarité et de zéro tolérance envers le harcèlement sous toutes ses formes. »