« 2020 Le Pari(s) des Enfoirés » : « J’ai remarqué que les artistes souriaient tous, cette année », note Anne Marcassus

POUR LA BONNE CAUSE Alors que TF1 diffuse ce vendredi soir le spectacle donné par les Enfoirés en janvier à Paris, « 20 Minutes » s’est entretenu avec Anne Marcassus qui produit les shows depuis 1993

Propos recueillis par Fabien Randanne
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Kendji Girac, Liane Foly, Claudio Capéo et Christophe Maé dans «Le Pari(s) des Enfoirés».
Kendji Girac, Liane Foly, Claudio Capéo et Christophe Maé dans «Le Pari(s) des Enfoirés». — CHRISTOPHE CHEVALIN-TF1
  • 2020 Le Pari(s) des Enfoirés est diffusé ce vendredi à 21h05 sur TF1. La captation a été réalisée au cours de la série de sept concerts donnés par la troupe en janvier, à l’AccorHotels Arena de Paris.
  • Parmi les quarante-six personnalités membres de la troupe cette année, on compte plusieurs nouvelles et nouveaux, dont Vitaa, Inès Reg et Black M. Muriel Robin et Véronique Sanson font quant à elles leur retour après plusieurs années d’absence.
  • « Il y avait une fraternité qui, je trouve, transpire à l’image », avance la productrice Anne Marcassus à 20 Minutes.

De Notre-Dame au Louvre en passant par le Grévin et le Moulin Rouge… Avec 2020 Le Pari(s) des Enfoirés, les quarante-six artistes de la troupe mobilisée au profit des Restos du cœur invitent à une promenade dans la capitale, ce vendredi à 21h05 sur TF1. Anne Marcassus, la productrice des sept concerts donnés en janvier à l’AccorHotels Arena de Paris promet aux téléspectateurs et téléspectatrices « beaucoup d’émotion ».

Le spectacle commence par « Il est venu le temps des cathédrales ». C’est l’incendie de Notre-Dame de Paris qui a inspiré le thème du concert 2020 ?

Bien sûr. Cela a été un tel bouleversement pour la France entière. On essaie toujours de trouver des entrées fortes. Là, on faisait le concert à Paris, on s’est dit que ce serait une merveilleuse occasion de rendre hommage à Notre-Dame, qui est la cathédrale de tous les Français. Après, il est surtout question de Paris dans les sketchs que dans les chansons qui sont assez déconnectées de la ville. Les sketchs sont comme une ballade dans la capitale.

Cette année, Muriel Robin et Véronique Sanson font leur retour dans la troupe. C’est un symbole qui compte ?

Evidemment. Il est important que, chaque année, il y ait des artistes qui reviennent, comme Florent Pagny l’an passé. Les Enfoirés, c’est quelque chose de transgénérationnel. Véronique Sanson était là il y a trente ans. Muriel Robin a été notre maîtresse de cérémonie pendant des années, c’était super qu’elles fassent leur retour. C’est un bon signal. Cela veut dire que, même si on n’est pas là, on est toujours derrière les Restos du cœur.

S’il y a un artiste emblématique des Enfoirés, c’est Jean-Jacques Goldman. Beaucoup disent, depuis son départ en 2016, qu’il est « irremplaçable ». Vous êtes d’accord ?

Il est irremplaçable parce que, déjà, il n’avait pas une place remplaçable. Il ne s’est pas imposé en poussant les gens, en disant « Je veux être leader des Enfoirés ». Il ne l’a pas cherché. Il a bossé, voilà, et il s’est mis au service des Resto, puis, petit à petit, on lui en a demandé toujours un peu plus. Ce n’est pas un poste à pourvoir. Il fallait que quelqu’un s’y colle et il s’y est collé.

Son retour est envisageable ?

Moi, je l’espère, mais la réponse, c’est lui qui l’a.

Cette année, il y a beaucoup de nouvelles têtes qui rejoignent la troupe (Vitaa, Boulevard des Airs, Alice Pol, Maëlle, Helena Noguerra, Inès Reg, Black M). Il est désormais plus « facile » de devenir une ou un Enfoiré ?

Cela n’a jamais été compliqué. Nous, notre problème majeur, ce sont les filles. Il y avait un déséquilibre énorme dans la troupe. A un moment, on s’était retrouvés à douze filles et vingt-cinq garçons. Quand il y a des filles qui peuvent entrer, on trouve ça super. Ce n’est pas une parité que l’on cherche, mais c’est important pour l’équilibre du spectacle, pour ne pas que les tableaux soient faits en majorité par des garçons. On cherche aussi des gens qui peuvent potentiellement apporter quelque chose au spectacle par leur talent, par ce qu’ils représentent, ce qu’ils sont capables de faire. Il nous faut des personnalités pluridisciplinaires parce qu’on leur fait jouer la comédie, danser, chanter. Et elles doivent être disponibles.

Une rumeur avançait que le rappeur Dadju aurait fait faux bond aux Enfoirés à la dernière minute…

Alors, ça vraiment, c’est faux, faux, faux, faux, faux ! J’ai fait un démenti. Il a été approché comme d’autres. Son agenda, malheureusement, ne le lui permettait pas de participer cette année, mais il ne nous a jamais plantés. Il y a des gens mal intentionnés qui essaient toujours de créer des mini-polémiques. Je ne comprends pas pourquoi. Quel est l’intérêt ? Et surtout de raconter des choses fausses.

Cette année, deux sportifs sont invités, le basketteur Tony Parker et la footballeuse Amandine Henry…

Chaque année, on essaie d’intégrer des sportifs. J’avais essayé de contacter Tony Parker, mais il se trouve que Michèle Laroque est tombée sur lui dans un resto. Elle m’a appelée en me disant qu’il était partant. Ça s’est bien goupillé et c’est vraiment grâce à Michèle Laroque. Il faut savoir que les artistes sont investis toute l’année, ils peuvent nous faire des propositions de gens à prendre, de chanson à sélectionner… Amandine Henry, elle, est capitaine de l’équipe de France. Elles sont allées loin [au Mondial 2019], elles ont fait des scores incroyables à la télé. On voulait mettre en avant le football féminin. Amandine Henry a vraiment joué le jeu, elle apparaît dans un sketch et une chanson, elle a été super.

En quelques mots, à quoi peuvent s’attendre les téléspectateurs et téléspectatrices qui regarderont « Le Pari(s) des Enfoirés » ?

Il y a beaucoup d’émotion et de sourires. J’ai remarqué que les artistes souriaient tous, cette année. Il y a des moments, vous savez, où, arrivés au septième concert, ils sont fatigués. On réalise la captation du spectacle lors des représentations du dimanche et du lundi [les derniers concerts]. Là, je me suis dit qu’on aurait pu en faire un huitième ou un neuvième… Ils avaient toujours le même sourire, la même pêche. Il y avait une fraternité qui, je trouve, transpire à l’image. Je suis admirative de ces artistes qui donnent autant. Je vous assure que, pour eux, c’est vraiment fatigant. Il y a un après-Enfoirés qui est dur à gérer. Ils sont sur les rotules à la fin.

Ils comptent sur vous !

Le show des Enfoirés ne sera pas visible en replay. En revanche, dès samedi, 2020 Le Pari(s) des Enfoirés sera disponible en DVD – comprenant plusieurs bonus – et en double CD. Ils seront mis en vente au profit des Restos du cœur. Chaque vente permettra à l’association de distribuer dix-sept repas.