« Koh-Lanta » : Pour Alexandra, la candidate bretonne, « le plus dur, c’est le manque de nourriture »

INTERVIEW Professeure de fitness, la maman de trois enfants est l’une des 14 candidates de la 21e saison de l’émission, dont la diffusion reprend ce vendredi sur TF1

Propos recueillis par Camille Allain

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Alexandra est l'une des candidates de l'émission Koh-Lanta diffusée sur TF1.
Alexandra est l'une des candidates de l'émission Koh-Lanta diffusée sur TF1. — Ph. Le Roux / ALP / TF1
  • Originaire de Saint-Malo, Alexandra fait partie des 14 candidats qui participent à la 21e saison de Koh-Lanta, dont la diffusion reprend ce vendredi.
  • La maman de trois enfants est professeure de fitness et est très sportive.
  • Elle reconnaît que le manque de nourriture a été difficile à gérer.

Elle avait le CV parfait. Professeure de fitness, Alexandra attendait depuis plusieurs années de participer à l’émission Koh Lanta. Installée à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) avec son conjoint, la Bretonne attendait patiemment que ses trois enfants grandissent pour faire son sac et se lancer dans l’aventure.

Après deux tentatives manquées, la maman sportive de 46 ans a enfin obtenu le sésame tant convoité et est partie sur les îles Fidji en mai dernier pour participer à la 21e saison de l’émission. Avant de découvrir ses exploits ce vendredi à l’occasion de la diffusion de la première émission, elle s’est confiée à 20 Minutes.

Voilà presque dix mois que vous avez participé au tournage de Koh-Lanta. Vous avez hâte de voir la première émission ?

On va se retrouver chez mon frère avec la famille. Je les ai prévenus, à 21 h 05, je ne veux plus entendre un mot. Je n’ai pu voir que les dix premières minutes de l’émission. J’ai hâte de voir le reste et en même temps, j’appréhende un peu. Ça fait drôle de se voir à l’écran, de s’entendre. J’appréhende un peu l’image que je vais refléter.

Vous êtes donc préparée à voir votre notoriété grimper ?

Oui, j’y avais beaucoup réfléchi et ça ne me dérange pas. Par contre, j’avais posé la question à mes enfants avant l’émission, pour m’assurer que ça ne les dérangeait pas. Cela aura un impact sur eux, c’est évidemment. Mon petit garçon (il a 8 ans) a déjà des copains qui lui en parlent à l’école.

Il y a aussi une forme de soulagement après tous ces mois sans pouvoir parler de l’aventure.

Oh oui ! Je vais vous l’avouer, c’est difficile de vivre une telle aventure et de ne pas pouvoir en parler en rentrant. J’ai pas mal échangé avec certains candidats, c’est important dans ces cas-là de pouvoir parler, partager, pour supporter l’attente. Mes enfants ne savent rien, ils vont enfin pouvoir découvrir ce que j’ai vécu. Tous les gens avec qui je travaille aussi, qui se demandaient pourquoi j’étais partie. Pour le tournage, j’avais pris des congés sans solde et prétexté que je me faisais opérer. Ils ont appris que j’avais participé à Koh-Lanta il y a quinze jours.

Comment s’était passé votre retour à Saint-Malo ?

Assez tranquillement. Je n’ai pas été perturbée plus que ça. Je retrouvais ma famille, mon boulot. Honnêtement, je pensais que ce serait plus dur. Je n’ai pas connu de coup de déprime.

Qu’est ce qui vous a paru le plus dur dans cette émission ?

Physiquement et mentalement, j’étais prête. J’étais venue pour l’aventure et je l’ai eue. Mais le plus dur, c’est le manque de nourriture. On pense que ne pas manger pendant une journée, ce n’est pas insurmontable mais c’est difficile à gérer. Notre comportement change, on n’est plus le même. Avant de partir, je m’étais habituée à ne pas prendre de petit-déjeuner avant d’aller travailler, pour m’habituer. Mais là, c’était bien différent. Je me suis un peu entraînée à faire de l’apnée et j’ai aussi pris des cours de tir à l’arc avant de partir sur l’île.

Vous ne pouvez évidemment pas nous dire si vous avez été loin dans l’aventure. Mais êtes-vous fière ?

Ma fierté, c’était déjà de participer ! J’avais déjà accompli mon rêve en étant sélectionnée. Je suis fière de ce que j’ai fait. C’est l’aventure de ma vie ! Je ne sais pas ce qui pourrait être au-dessus. On débarque sur une île en nageant sans personne. On se retrouve à vivre en permanence avec des personnes qu’on ne connaît pas. On ne s’entend pas avec tout le monde, c’est certain, mais il y a un côté humain qui devient très important.