« La France a un incroyable talent » : « Je me suis dit que j’étais en train de passer un mauvais moment », révèle Capucine

INTERVIEW La ventriloque Capucine, alias Le cas Pucine, réagit auprès de « 20 Minutes » à sa qualification pour la finale de « La France a un incroyable talent »

Propos recueillis par Fabien Randanne
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Capucine, alias Le cas Pucine, et sa marionnette Eliott dans «La France a un incroyable talent».
Capucine, alias Le cas Pucine, et sa marionnette Eliott dans «La France a un incroyable talent». — Lou BRETON / M6
  • Ce mardi, grâce au « golden buzzer » d’Ahmed Sylla, Capucine a décroché son billet pour la finale de « La France a un incroyable talent », qui sera retransmise en direct le 10 décembre sur M6.
  • La jeune ventriloque de 20 ans confie à « 20 Minutes » qu’elle trouve « gratifiant » d’avoir obtenu le « golden buzzer » d’un humoriste.
  • Pour la finale, avec sa marionnette Eliott, elle envisage un numéro davantage tourné vers la tendresse.

Une vocation au goût de dentifrice. C’est en ce brossant les dents, à l’âge de 14 ans, que Capucine a découvert qu’elle pouvait être ventriloque. Six ans plus tard, et des dizaines vidéos postées sur sa chaîne YouTube plus tard, la voici en route pour la finale de La France a un incroyable talent qui sera diffusée le 10 décembre en direct sur M6. Une place qu’elle doit à Ahmed Sylla qui, en tant que juré invité de la première demi-finale de l’émission, lui a fait bénéficier ce mardi de son « golden buzzer », synonyme de qualification direct pour l’ultime étape de la compétition. Capucine, alias Le cas Pucine, a répondu, de sa propre voix, aux questions de 20 Minutes.

Est-ce que l’on se trompe si l’on dit que lorsque le jury a débriefé de votre performance en demi-finale vous étiez en train de faire une croix mentalement sur votre place en finale ?

(Rires) C’est allé tellement vite que je ne me suis pas dit que c’était mort mais que j’étais en train de passer un mauvais moment. Et en fait… quel soulagement ! D’où les larmes.

Vous n’envisagiez pas que le « golden buzzer » puisse être pour vous ?

Je ne voulais pas y penser : en fait, lors de ma première audition, au moment où je me suis dit que le golden buzzer n’avait pas encore été actionné et que cela pouvait tomber sur moi « bam ! », les candidats qui passaient juste avant moi l’ont eu. Donc je me suis promis de ne pas penser au golden buzzer par la suite, par superstition.

A froid, que diriez-vous à Ahmed Sylla ?

Je lui dirais d’abord qu’il m’a fait très très peur (rires) et aussi « Merci, j’ai envie de te faire un bisou ». C’est vraiment très chouette. Il est vraiment cool et ce qu’il m’a dit m’a fait super plaisir, pour moi c’est très gratifiant que ce soit un humoriste qui utilise son golden buzzer pour moi, et ça n’a que plus de valeur. Il connaît bien ce milieu, lui-même est passé par des trucs comme ça. J’ai l’impression d’être validée par un aîné (rires).

Il semblerait que vous ayez longtemps hésité avant de participer à «… Incroyable talent »…

Ils m’ont appelé pendant trois ans. J’avais pas mal d’a priori sur le milieu de la télé, j’avais peur d’être dénaturée et de ne pas réussir à rester moi-même. A un moment, je me suis dit qu’il se passait beaucoup de choses avec ma ventriloquie et qu’il était temps d’y aller à fond. Je me suis inscrite à Incroyable talent et, dès les vingt premières minutes des auditions, j’ai pensé que j’avais bien fait, que je ne m’étais pas trompée.

Votre passage à la télévision a déjà changé quelque chose pour vous ?

Cela a changé énormément de choses. Le téléphone sonne sans arrêt. Il y a beaucoup de gens qui me reconnaissent dans la rue. On me propose des trucs supers, que je n’espérais pas du tout, comme faire les premières parties d’Alex Lutz aux Folies Bergères. C’est le graal !

L’un de vos points forts, c’est votre singularité : il n’existe peu, voire pas, d’autres femmes ventriloques en France…

On est vraiment pas beaucoup. En fait, je n’en connais pas d’autres. Quand j’ai commencé, j’étais toute seule sur Internet. Il y a deux ans, Darci Lynne est passée dans America's Got Talent, c’était la première fois que je voyais une fille faire de la ventriloquie grand public. En France, il n’y en a pas. C’est aussi l’une des raisons qui m’a motivée à m’inscrire à l’émission de M6.

Votre marionnette, Eliott, vous aide à sortir de votre coquille ?

Pas trop, en fait. Je ne corresponds pas au cliché de la nana introvertie qui se libère avec sa marionnette, parce que dans la vie, je suis timide, mais raisonnablement. C’est plutôt que cela me permet d’aborder en profondeur des sujets plus délicats et de rectifier des choses qui me semblent pas chouettes. Dans la bouche de la marionnette, tout passe, on ne m’en tient pas rigueur.

Pour la demi-finale, vous aviez prévu un numéro sur-mesure en vous adressant aux membres du jury. Que préparez-vous pour la finale ?

Je ne vais pas trop spoiler mais j’aimerais, après avoir fait rigoler les gens avec mes deux premiers passages, leur faire découvrir une autre facette de ce que j’aime faire en étant davantage dans la tendresse. Cela me tient à cœur. Quand j’ai su que je faisais l’émission, il y a plusieurs mois, je n’avais aucune idée de ce que j’allais présenter mais dans ma tête, je me disais déjà que j’aimerais beaucoup aller en finale pour faire un numéro dans l’émotion. Ce serait bien pour terminer. C’est un truc que je ne pourrai faire qu’en finale.