«En regardant "Mask Singer", mon fils disait : "Mais maman c’est ta voix!"», s'amuse Marie-José Pérec

INTERVIEW L’athlète championne de 400 mètres démasquée dans le premier épisode de « Mask Singer » vendredi, a répondu aux questions de « 20 Minutes »

Propos recueillis par Mathilde Loire

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Marie-José Pérec se cachait sous le masque de la Panthère rouge.
Marie-José Pérec se cachait sous le masque de la Panthère rouge. — CHRISTOPHE CHEVALIN - TF1

Le premier épisode de Mask Singer diffusé vendredi soir sur TF1 s’est terminé avec l’élimination puis la révélation l’identité de la Panthère. Et c’était l’athlète Marie-José Pérec, championne de 400 mètres et triple médaillée olympique, qui se trouvait sous le masque.

« J’vous ai eu ! », a-t-elle chantonné face à la caméra après avoir retiré son masque, surprenant les jurés et le public qui ne s’attendaient pas à la trouver là. La championne avait interprété Balance ton quoi d’Angèle et Papaoutai de Stromae. Elle a expliqué à 20 Minutes ce qui l’avait poussée à participer à Mask Singer.

Comment vous êtes-vous retrouvée sous le masque de la Panthère de "Mask Singer" ?

Anthony Meunier, le producteur de l’émission, m’a contactée pour me demander de participer… Et il se trouve qu’il a bien fait ! J’ai regardé les autres versions de l’émission, et je me suis dit : « C’est génial, c’est trop beau ! » Les monstres, tous les personnages sont très beaux, et c’est un programme pour la famille. Or, j’ai un petit garçon qui adore la scène : c’était l’occasion de lui faire plaisir. Et de me faire plaisir à moi aussi !

Est-ce que l’expérience de la télévision vous a plu ?

Je n’ai pas du tout d’expérience télé. On m’a proposé plein de choses mais ce n’est pas mon truc, je suis trop réservée. C’est aussi pour ça que j’ai accepté, car j’étais masquée. Je me suis dit « Allez tu peux le faire ! ». Avec le masque, on n’a pas le regard des gens donc on peut être plus libres. C’était une aventure exaltante, excitante !

Est-ce que vous chantiez avant de faire l’émission ?

Je ne chantais pas du tout ! (rires) J’ai pris pas mal d’heures de cours de chant. Fallait voir le début, quand j’ai commencé les cours : ce n’était pas ça ! Je trouve que je m’en sors bien, parce que quand j’ai fait les premiers tests je me suis demandé si j’avais bien fait de dire oui ! (rires) Mais on apprend à mieux respirer, à se tenir bien, à poser sa voix, et les choses se font petit à petit. Pour moi, c’était comme une compét, je me suis préparée en m’entraînant.

Comment avez-vous choisi les chansons que vous avez interprétées ?

Comme je ne chante pas, il fallait trouver des chansons qui vont avec le timbre de ma voix. Je faisais l’émission pour mon petit garçon, et on adore Papaoutai. On la chante sans cesse dans notre voiture ! Avec cela, une chanson qui parle de la place des femmes, qui ait un peu de valeur, ça me convenait bien. Il me fallait des chansons où il n’y avait pas trop à monter, ce n’est pas avec Adèle que j’aurais participé ! (rires)

Les jurés disposent de quelques indices, est-ce vous qui les avez écrits ?

Il y a quelqu’un qui est chargé d’écrire un petit texte, pour chaque candidat j’imagine. On m’a posé un tas de questions, et ils ont dû utiliser cette matière pour écrire les enregistrements. J’ai adoré la comparaison avec Michelle Obama, je me sentais plus ! Je suis fan d’elle à l’infini !

Pendant l’émission, c’était drôle, les jurés ne proposaient que des mannequins, des grandes femmes… Mais c’est vrai que ce n’est pas facile de trouver ! D’autant plus que je ne suis pas une personne que les gens ont l’habitude de voir à la télé !

Le secret règne autour de "Mask Singer", vous ne pouviez en parler qu’à une seule personne… Il n’a pas été trop difficile de cacher votre participation à vos proches ?

La seule personne au courant, c’était mon mari, mais je ne disais rien à personne. Forcément, j’étais moins présente sur d’autres moments. J’avoue que pour les enregistrements c’était très compliqué : je devais sortir de chez moi en sweat-shirt, rentrer dans une voiture avec des gens masqués, qui ne pouvaient pas me voir. Si je voulais dire quelque chose, je devais écrire sur une ardoise ! Il y avait tellement de choses à respecter… Mais on s’en sort. Malgré toutes les personnes dans l’émission, ils ont réussi à ce qu’il n’y ait pas de fuite, c’est top.

Vous ne savez d’ailleurs toujours pas qui étaient vos concurrents…

Eh non ! On se croise dans les couloirs sous les masques, on essaye de se dire « cette personne pourrait être telle personne », on fait comme le public ! Je vais continuer à regarder l’émission, je suis comme tout le monde, je veux savoir, qui est l’aigle, le monstre… Le monstre jaune est trop beau, on a envie de lui faire des câlins !

Comment a réagi votre fils de 9 ans en vous voyant dans l’émission ?

C’est drôle parce que pendant que TF1 faisait la promotion de l’émission, mon fils m’avait suggéré : « Viens on regarde ça vendredi ! » Il me disait : « Tu devrais faire un truc comme ça ». Pendant l’émission, il ouvrait de grands yeux ! On a filmé sa réaction, on lui montrera plus tard (rires). Il disait : « Mais maman c’est toi, c’est ta voix ! Dis-moi maman, c’est toi ? » Il était dans tous ses états, il répétait : « Il ne faut surtout pas qu’elle sorte ! ». Un moment, il a dit : « Tu es sûre que ce n’est pas toi ? Alors donne-moi ton téléphone je t’inscris pour la prochaine ! »

Et quand j’ai révélé mon visage, ses amis d’école lui ont envoyé plein de messages pour dire « il y a ta maman à la télé ! » D’ailleurs, j’ai moi-même reçu des messages de tout le monde ! Dont des gens à qui je n’ai pas parlé depuis très longtemps, qui me disaient « Ce n’est pas possible, ce n’est pas toi ! »

Est-ce que cette expérience vous a donné envie de continuer la télévision ?

Je ne sais pas encore – on m’avait proposé de faire Danse avec les stars il y a quelques années mais je danse comme un pied, donc c’est non ! Mais là j’ai adoré l’expérience ! Cette émission est très particulière, elle n’a que des bons côtés, il y a de la bienveillance, c’est beau, ça fait rêver les gens. C’est aussi un moyen de se dépasser pour les gens plus réservés… Et ça permet de se dire : « Si je l’ai fait masquée, je peux le faire démasquée ! »