Yoann Riou dans «Danse avec les stars»: «Je ne veux pas être catalogué comme un amuseur»

INTERVIEW Le journaliste de la chaîne L'Equipe est l'un des dix candidats de l'émission de TF1 dont la saison 10 sera lancée ce samedi à 21h

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Le journaliste Yoann Riou, candidat de la saison 10 de «Danse avec les stars».
Le journaliste Yoann Riou, candidat de la saison 10 de «Danse avec les stars». — THOMAS BRAUT/TF1
  • Yoann Riou, 41 ans, est journaliste sportif. Il est en partie connue pour ses commentaires exubérants de matchs de foot sur la chaîne L’Equipe.
  • Il est l’une des dix personnalités en lice pour la dixième saison de « Danse avec les stars » lancée samedi soir sur TF1.
  • Celui qui fera équipe avec Emmanuelle Berne a prévenu « 20 Minutes » : « On va montrer autre chose que [mon côté] foufou ».

Il a le sens du spectacle. Yoann Riou est connu des fans de foot pour ses commentaires de matchs sur la chaîne L’Equipe et sa capacité à transformer un OL-PSG en Commedia dell’arte. Samedi soir, c’est sur la piste de Danse avec les stars qu’il dépensera l’énergie dont il déborde. 20 Minutes a rencontré le journaliste sportif qui s’impose d’emblée comme l’un des candidats les plus attachants parmi les dix personnalités au casting de l’émission de TF1​.

Comment avez-vous réagi après avoir été contacté pour participer à « Danse avec les stars » ?

C’était complètement inattendu. Dans la vie, rien ne se passe comme on l’imagine. Je me souviens, c’était en mars, j’étais à Boulogne, dans la rue – je m’en souviendrai toute ma vie - et j’ai reçu un appel. La personne au bout du fil m’a demandé si ça me dirait de passer le casting pour Danse avec les stars. J’ai répondu : « Arrêtez vos bêtises, c’est pas possible ! ». Elle a dû me prouver que ce n’était pas une blague. C’est un cadeau incroyable, une opportunité de dingue, une aventure. J’ai passé le casting avec [la danseuse] Katrina Patchett. Cela a été trois heures de danse, dingue - j’avais 7 kg de plus à l’époque – cha cha, valse… et après, une heure d’interview avec TF1, face caméra. On m’a posé plein cent mille questions sur ma vie, mon enfance, mon rapport aux parents… Enormissime ! Deux semaines plus tard, on négociait le contrat.

Quel regard avez-vous sur l’émission ?

Le truc c’est que, comme je suis journaliste sportif, le week-end, je suivais les matchs de foot et je ne voyais que des extraits de Danse avec les stars. J’ai demandé à TF1 les émissions de l’an passé et je me suis immergé dans les dix épisodes. J’ai pleuré, j’avais les larmes aux yeux 95 % du temps. Sans langue de bois, j’ai trouvé ça génial, parce que tout ce qui compte, c’est l’humain. Chacun des candidats montre ce qu’il est dans la vie. Ce n’est pas racoleur.

Vous êtes prêt à livrer une part de votre intimité ?

On peut penser que je suis foufou, mais je suis quelqu’un de très réservé et anxieux. Quand on m’a demandé de raconter des moments marquants de ma vie, j’ai eu un petit blocage. J’étais parti dans l’idée de ne rien raconter, parce que je suis timide et parce que mes proches n’ont pas choisi mon métier, mon monde, ni d’être vus par plus de 4 millions de personnes. Mais là, je sens une telle bienveillance que j’ai décidé que, s’il y avait à montrer quelque chose de privé, je le montrerai. Mais de manière très bienveillante, avec attention. Je sais que la production y veille parce que c’est un programme du samedi soir, bienveillant, familial. Très honnêtement, quand j’ai signé le contrat, je n’ai pensé qu’au fait de danser et de passer un bon moment. Et c’est après que l’on se rend compte de l’énormité du truc. 4.5 millions de téléspectateurs, je n’ai jamais eu ça. Quand on fait une audience de 200.000 personnes sur la chaîne L’Equipe, on est super-heureux, on est les rois du pétrole.

Vous espérez montrer une autre facette de votre personnalité, au-delà de votre côté pile électrique ?

J’ai dit à la production que je ne voulais pas être catalogué comme un amuseur. C’est quand même faire du sport. J’ai couru le marathon de New York en novembre, puis celui de Rome… Donc là, je vais danser, cela sera une minute trente de chorégraphie et, forcément, on va montrer autre chose que le foufou. Sur la chaîne L’Equipe, je commente les matchs mais, dans la vie, je pleure ou je rigole, je suis ultrasensible. Je suis mélancolique, je suis nostalgique. J’ai prévenu la prod que j’adorais les slows : « Mettez moi du Adele, du Céline Dion, des trucs où on pleure. » Je le sais d’avance, je vais pleurer. A mon avis, dès le premier prime.