GPA dans «Plus belle la vie»: «On ne fait que poser des questions qui animent la société», répond la production

TELEVISION Des associations féministes ont saisi le CSA contre le feuilleton de France 3 « Plus belle la vie », qui décrit selon elles, une GPA (gestation par autrui) de façon « favorable »

C.W. avec AFP

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La production de «Plus belle la vie» répond aux critiques sur la GPA.
La production de «Plus belle la vie» répond aux critiques sur la GPA. — ©Nathalie Guyon/ FTV

Fin de la polémique ? Dans l’épisode 3847 de Plus belle la vie du 23 juillet, l’avocate célibataire Céline, racontait avoir eu recours à une mère porteuse rencontrée en Angleterre et à un donneur de sperme anonyme. Son confident Vincent lui rappelait que la pratique était illégale en France avant d’en discuter avec une femme médecin plutôt favorable à la GPA. Un traitement du sujet très critiqué par des associations féministes, qui ont signalé la séquence au CSA.

Réunies dans une Coalition internationale pour l’abolition de la maternité de substitution (CIAMS), ces associations regrettaient dans un communiqué publié lundi de ne pas retrouver la « justesse de ton habituelle » des auteurs de la série « mais un parti pris très grave ». « On ne fait que poser des questions qui animent la société », a répondu la production de PBLV à l’AFP.

« On va poser la question de la marchandisation du corps »

Habituée à traiter les sujets de société les plus brûlants, la production a indiqué mardi soir à l’AFP qu’elle n’avait pris connaissance des courriers que lundi et qu’elle répondrait aux associations. « On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles », a souligné le producteur Sébastien Charbit. « L’histoire va se dérouler sur quatre semaines avec plusieurs points de vue, comme toujours dans PBLV », a-t-il précisé sans vouloir dévoiler la fin.

« On ne fait jamais de propagande, on ne fait que poser des questions qui animent la société », dans une démarche « pédagogique » et documentée, a revendiqué Sébastien Charbit. Après l’homosexualité, l’identité transsexuelle ou le handicap, le feuilleton devrait s’attaquer bientôt aux élections municipales, peu de temps avant les élections de mars 2020.