«Je suis une célébrité, sortez-moi de là!»: «J'avais beaucoup de craintes à faire l'émission», révèle Frédérick Bousquet

INTERVIEW Le nageur de 38 ans est l'une des onze personnalités participant au jeu d'aventure dont la nouvelle saison a commencé ce mardi sur TF1

Propos recueillis par Fabien Randanne

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Le nageur Frédérick Bousquet, candidat de «Je suis une célébrité, sortez-moi de là!» sur TF1.
Le nageur Frédérick Bousquet, candidat de «Je suis une célébrité, sortez-moi de là!» sur TF1. — CHRISTOPHE CHEVALIN-TF1
  • Ce mardi, TF1 a lancé la nouvelle saison de « Je suis une célébrité, sortez-moi de là ! »
  • Onze personnalités participent à ce jeu d’aventure au profit d’associations caritatives.
  • Le nageur Frédérick Bousquet revient sur son expérience pour « 20 Minutes »

Je suis une célébrité, sortez-moi de là ! a fait son retour sur TF1 ce mardi. Onze personnalités sont en lice cette année, en pleine jungle sud-africaine, mobilisées pour remporter des gains au profit d’associations caritatives. Parmi eux, le nageur Frédérick Bousquet, qui revient sur son expérience pour 20 Minutes.

Qu’est-ce qui vous a décidé à vous lancer dans Je suis une célébrité, sortez-moi de là ! ?

La principale motivation, c’est qu’il y avait potentiellement beaucoup d’argent à gagner pour l’association [Graines de joie, dont il est le parrain]. J’ai réfléchi en me demandant dans quoi j’allais m’embarquer. L’aventure, les défis, les challenges m’inquiétaient un peu, mais ça me permettait de me tester et de sortir de mon train-train habituel.

Que redoutiez-vous ?

J’avais beaucoup de craintes. C’est une émission dans laquelle on est filmé quasiment en permanence, l’orientation téléréalité n’est pas très positive en général. La production m’a rassuré en me disant qu’il ne s’agissait pas de mettre en avant la vie au quotidien mais davantage la cohésion, le dépassement de soi, la mise à l’épreuve physique et mentale. J’avais aussi un petit peu peur de m’absenter aussi longtemps [la durée maximum du tournage était d’un mois] et d’être coupé du monde extérieur pendant plusieurs semaines.

Vous attendiez-vous à ce que cela soit aussi physique ?

On nous avait dit que cela allait être physique mais aussi mental, qu’il faudrait aller au-delà de nos peurs, etc. Au début, je pensais que c’était dommage, j’aurais voulu que ce soit juste physique, mais, à l’arrivée, c’est pas mal de mélanger les deux types d’épreuves. Vu les conditions assez précaires dans lesquelles on était, sur le plan de l’énergie et de la récupération, ce n’était pas l’idéal pour ne faire que des défis physiques.

L’inconfort, la proximité, la chaleur… Y a-t-il a eu des tensions sur le tournage ?

Je pense qu’on était tous dans le même état d’esprit. En arrivant, on était très heureux de faire partie de l’aventure. On avait à cœur de dépasser nos peurs pour nos associations, et cela nous a permis de nous lier très vite les uns aux autres. On savait que les jours auraient semblé longs s’il n’y avait pas eu de cohésion et d’entente. La première épreuve, celle du saut à l’élastique, nous a rapprochés. On a vécu ce défi, humainement parlant, de la plus belle des manières : que l’on saute ou que l’on ne saute pas, personne n’était là pour en tenir compte. Il y avait beaucoup de bienveillance. J’ai découvert les autres candidats sur le moment, je ne les connaissais pas d’avant, mis à part Brahim [Asloum] que j’avais croisé à plusieurs reprises. Tout le monde a été dans la bonne humeur, malgré la fatigue, le manque d’alimentation. Il n’y avait pas vraiment d’agacement, d’aigreur ou quoi que ce soit.

Parmi vos acolytes, qui vous a le plus surpris ?

Pour moi, Nilusi [chanteuse, ancienne membre des Kids United] est sortie du lot. Elle m’a impressionné. Elle est toute jeune – à mes yeux, c’est encore une enfant. Elle est toute réservée, toute timide, et elle n’a pas arrêté de me surprendre par son courage, tout simplement. On a l’habitude de voir des adolescents de son âge râler facilement, avoir des difficultés à s’adapter, rechigner face à l’effort. Et, elle, elle a avancé sereinement avec énormément de sagesse. Elle ne disait rien, avançait, ne rechignait pas à l’effort, affrontait ses peurs, etc. et elle nous montrait le chemin. Elle a montré une maturité qui m’a beaucoup inspiré.

Quel est le souvenir le plus marquant de votre expérience ?

La première épreuve. Moi qui ai peur du vide et qui ai le vertige, je partais pour ne pas le faire, ce saut à l’élastique. Candice Pascal [danseuse de Danse avec les stars] est venue me voir pour me proposer qu’on saute ensemble, alors je me disais que ça allait être dur de dire non et que, à deux ça, passerait mieux. Je crois que c’est grâce à Candice que j’ai pu entrer de la meilleure manière dans cette aventure.