«Fort Boyard»: L’impossible mise en place de la catapulte infernale

LES COULISSES DU FORT Le Père Fouras, qui a imaginé des dizaines de jeux pour «Fort Boyard», nous livre les secrets de l’une des épreuves mythiques de l'émission

Clément Rodriguez

— 

Adil Rami a affronté l'épreuve de la catapulte infernale cette année dans «Fort Boyard»
Adil Rami a affronté l'épreuve de la catapulte infernale cette année dans «Fort Boyard» — Christophe BRACHET
  • Cet été, Fort Boyard fête sa trentième saison sur France 2.
  • Chaque semaine, 20 Minutes vous raconte souvenirs et anecdotes sur le célèbre jeu.
  • Aujourd’hui, on vous explique comment a été conçue l’une des épreuves cultes.

Le Père Fouras ne fait pas que poser d’innombrables énigmes aux dizaines de candidats qui se présentent à lui chaque année dans Fort Boyard. Car derrière le masque du vieil homme se cache Yann Le Gac, un ancien danseur étoile qui imagine aujourd’hui les épreuves de Koh-Lanta. Avant de travailler pour le jeu de TF1, il était à la conception des différentes cellules du jeu estival de France 2.

Attention, danger !

Lors d’un entretien, Yann Le Gac/Père Fouras nous a livré les secrets de l’épreuve de la catapulte infernale, inventée l’année dernière : « C’est une catapulte sur le toit du fort, et le candidat est catapulté du haut du fort et se retrouve pendu par les pieds avec des élastiques ensuite, nous explique-t-il. Au départ, on imaginait faire cette épreuve au-dessus de la mer, au niveau des marches. Alors je suis allé voir le chef constructeur, je lui ai dit que j’adorerais faire la catapulte ici, que ça ferait une superbe chute dans la mer, et que ça pourrait être très impressionnant ».

Mais ce que n’avait pas prévu Yann Le Gac, c’était l’environnement du fort : « On en parle, mais le problème, ce sont les hauteurs des marées. Sur le fort, on n’a pas beaucoup de profondeur d’eau et on a des rochers tout autour, donc ce n’était pas possible de le faire là, nous confie-t-il. À un moment, on se regarde et on se dit “mais pourquoi on ne mettrait pas ça sur le toit du fort ?”. Ça paraît encore plus fou et, finalement, on a réussi techniquement à trouver une solution pour catapulter le candidat depuis la hauteur du fort et ce n’était pas gagné ».

Un pari réussi puisque l’épreuve est impressionnante. Le candidat expulsé du fort se trouve à 25 mètres au-dessus du niveau de la mer, et se voit jeté à 90 km/h en direction de l’océan.